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Commentaires client les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une histoire curieuse portée par un Vicent Lindon (encore) au sommet de sa forme!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Permission de minuit (DVD)
UN brillant chirurgien suit au quotidien et depuis des années Romain, un jeune patient atteint de la maladie de la lune. Il doit lui annoncer qu'il quitte son poste à l'hôpital pour rejoindre l'OMS à Genève... Qui du jeune patient ou du médecin a le plus besoin de l'autre?C'est ce que raconte cet étrange film, qui nous surprend, par le thème abordé, mais aussi parce que l'on n'arrive pas à savoir où cela va nous mener! Malgré quelques longueurs et une fin un peu inutile (le dernier chapitre), on se laisse toucher par ce curieux tandem, porté par Vincent Lindon, ainsi que le jeune ado, très juste. Comme d'habitude, Emmanuelle Devos (qui joue le médecin qui va remplacer V Lindon) et très bien aussi ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
C'est extra !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Permission de minuit (DVD)
Ecrit et réalisé par Delphine Gleize, dont c'est le premier film remarqué, 'La permission de minuit' réunit pour la troisième fois déjà Vincent Lindon et Emmanuelle Devos après 'La moustache' en 2005 et 'Ceux qui restent' en 2007, film dans lequel ils étaient déjà confrontés au milieu hospitalier.Le long-métrage est tout le contraire d'un mélo tire-larmes, l'idée générale étant plutôt de tirer à vue sur toute idée de pitié : le jeune Quentin Challal est un 'enfant de la Lune' (une maladie génétique rare -heureusement- qui provoque chez les personnes atteintes une sensibilité excessive de la peau et des yeux au soleil augmentant considérablement les risques de cancer ; le problème principal étant qu'il n'existe à ce jour aucun traitement contre cette maladie, que l'on ne peut combattre qu'en prenant un maximum de précautions pour se protéger de toute source lumineuse) qui vit seul avec sa mère, l'excellente Caroline Proust (la femme-flic d''Engrenages'), et se fait soigner par le dermato Vincent Lindon (comme d'habitude strictement parfait dans son rôle de personnage bougon au grand c½ur, fort et réservé à la fois) qui est tout naturellement devenu son père de substitution au fur et à mesure des années. C'est là que Vincent Lindon apprend qu'il a enfin obtenu un poste convoité depuis douze ans à l'OMS à Genève. Sa remplaçante, Emmanuelle Devos (formidable, comme toujours), arrive d'ailleurs très rapidement, mais Vincent Lindon peine à 'lâcher le morceau', se montre plutôt désagréable avec Emmanuelle Devos et surtout n'arrive pas à dire la vérité à son jeune patient pas comme les autres... C'est un film sur les liens qui se créent et qui sont parfois difficiles à défaire, les familles 'de la vie' qui se constituent tout naturellement au travers de situations particulières qui rapprochent certains d'entre nous d'une manière indélébile, sur la difficulté que d'arriver à mener de pair ces relations-là, intenses et privilégiées, avec une carrière professionnelle, sur l'impossibilité de revenir sur des sentiments inéluctables et bien sûr aussi sur l'espoir (le fameux, celui qui fait vivre, mais qui est si fragile) sans lequel rien ne se fait, rien n'est possible, et évidemment avant tout sur l'amitié et donc l'amour, aussi indispensable que l'air que nous respirons ; bref, c'est un film sur la vie, pas toujours facile à assumer, à affronter, à vivre quoi ! Seul bémol : une prise son catastrophique (curieusement) qui fait qu'une bonne partie des dialogues passent à la trappe, ce qui nuit à l'émotion... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2.0 étoiles sur 5
IMMENSE DECEPTION !,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Permission de minuit (DVD)
Romain, splendide pré-adolescent de treize ans (Gueule d'ange, belle chevelure abondante) et ce qu'on appelle singulièrement "Un enfant de la lune". Il lui est en effet formellement interdit de s'exposer à la lumière du jour,à cause d'une affection cutanée très rare. Il fait donc partie de ces quelques cas isolés, affublés d'une maladie dite "orpheline" et dont la médecine ne s'occupe pas en prorité. Le toubib qui le suit depuis des années est sur le point d'être affecté dans une autre clinique. La perspective du départ imminent de son soignant va être très mal vécu par le garçon. J'attendais énormément (peut être trop) de cette oeuvre, tant son sujet et bien évidemment touchant de part sa singularité et son aspect très particulier. Mais en tout états de causes, c'est bel et bien la façon dont tout ceci est traité qui ne suscite guère d'intérêt avéré. Et deux mots me viennent immédiatement à l'esprit pour qualifier tout ceci : Artificiel et maladroit. En conséquence, les minutes se traînent en longueur, entre échanges de dialogues "mou du genoux", expressions faciales affligeantes de platitudes, monotomies des situations filmées et manques de chaleurs évident dans les rapports et les comportements humains. En illustration, l'impression que le médecin connaît l'enfant et s'en occupe depuis ses deux ans, nous semblent totalement abstraite, tellement que les rapports entre ces deux principaux protagonistes sont terriblement froids et distants (Seul la scène ou le gamin s'amuse à l'aider à se raser, peut laisser entrevoir un début de réelle affinité) Aucun lien véritablement fort n'est donc réellement crée au niveau de l'image autour de ces deux personnages. Quand à ce très jeune et très joli brun, il a beau susciter un minimum de compassion de part sa vulnérabilité, il est aussi fade et inexpressif qu'une serrure verouillée. On a peine à deviner le moindre ressenti exterieur chez lui, de part le trop plein d'émotion contenu (et certainement exigé par la réalisatrice !) Enfin, pour la création de Vincent Lindon, son introversion, si elle est à saluer de part sa recherche d'élimination de toutes formes de pitié, devient à la longue agaçante, tant on a l'impression qu'il n'est pas touché comme il le faudrait par la préoccupation majeur de son jeune malade (La faute encore à la réalisatrice ?) Tout cela est donc plombé par un manque évident de réelles émotions. Et quand cela est à ce point flagrant et dénature le film d'un humanisme presque étouffé, on ne le regarde plus qu'avec un intérêt polit. Passez moi le terme, mais on s'emmerdent grave durant les trois quart du long métrage ! A avoir de manière aussi obsédante la phobie du pathos, on tire le rideau sur les lumières vives de l'existence. Et que Delphine Gleize se dise bien une chose essentielle, quitte à déplaire à la plupart des critiques intellectuels : Ce qui est donc condamnable, ce n'est pas le pathos... c'est l'excès de pathos ! Une deuxième étoile malgré tout, pour ne pas avoir du tout voulu servir la soupe du misérabilisme. Mais pas plus, pour avoir paradoxalement emprisonné délibérément tout sentiments, qui en de pareilles situations seraient inévitablement forts, prenants, émouvants... et surtout vraiment concernés par les faits !
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