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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
déchirant,
Par Ludwiga (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Petite Sirene (DVD)
Mis à part la musique parfois pénible, j'ai tout de même apprécié ce ballet qui nous arrache des larmes à la fin tant cette petite sirène pitoyable est interprétée comme un cri de douleur. La musique est également là pour nous tirailler dans la terrible scène de la folie, presque insoutenable.Les scènes avec le pantalon extra large et fluide comme de l'eau sont très belles et inventives ainsi que la scène sous-marine très réussie. Je ne pense pas que le poète soit inutile comme écrit précédemment car c'est lui seul qui la comprend et c'est lui qui la conduit vers la lumière à la fin en une gestuelle symbole d'éternité, qu'on retrouve souvent chez Neumeier. Le poète est là pour adoucir cette douleur, il représente la compassion. De ce ballet il se dégage une grande pureté et beaucoup d'émotions. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Malgré d'énormes défauts !...,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : La Petite Sirene [Blu-ray] (Blu-ray)
Cette « Petite Sirène » a été commandée à John Neumeier en 2005 par le Ballet Royal Danois, à l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Andersen. Elle est redonnée ici en 2011 par le solide Ballet de San Francisco. Neumeier a signé le livret, la chorégraphie, la mise en scène, les décors et les costumes, et est donc l'auteur presque unique. Visuellement, son ballet est très réussi, et la transposition du conte pendant les Années Folles est convaincante.Néanmoins, l'œuvre a d'énormes défauts, et l'on s'ennuie beaucoup au début : - elle est trop longue, et même les scènes les plus fortes s'étirent au delà du nécessaire, et gagneraient à plus de concision, - l'inutile personnage du poète, qui observe l'action, et y réagit sans participer, ralentit le rythme général et n'apporte pas grand-chose (mais sans doute sert-il à rendre un hommage obligé à Andersen ?) - la musique très contemporaine de Lena Auerbach n'a aucune chance d'appartenir un jour au grand répertoire. Dans la première moitié du premier acte (qui se déroule sous l'eau), elle agace d'autant plus les oreilles que le violon solo, égaré dans les dissonances de la partition, joue complètement faux, - il est difficile de faire danser une sirène, quand elle est surtout occupée (au début) à ne pas se prendre les pieds dans le gigantesque pantalon qui représente sa queue de poisson, - la chorégraphie commence avec des bribes d'idées sans cohérence (peut-être pour traduire une certaine dilution de la pensée dans l'élément liquide ?), - enfin, si l'image est en haute définition, tout est atrocement mal filmé, avec les travers habituels que j'ai déjà cent fois dénoncés : montage haché, abus des gros plans, caméras trop mobiles, impossibilité pour le spectateur d'avoir une vue d'ensemble et de fixer son attention... À ce stade, on se dit que les grands artistes sont aussi atteints par la sénilité, et on s'achemine doucement vers une note de « deux étoiles » tout au plus. Mais Neumeier est quand même un diable d'homme, et voilà que le sorcier de la mer donne des jambes à la petite sirène. Tout commence alors à s'arranger. À la fin du premier acte, on s'intéresse. Au début du second, on est séduit. Et la fin du ballet, profondément dramatique et émouvante, prend le spectateur aux tripes. La musique aussi s'améliore et prend des couleurs, la chorégraphie se met à regorger d'idées et de passages bien venus. La réalisation filmée reste très mauvaise, mais offre quelques instants de répit dans les solos et pas de deux. Les danseurs de San Francisco sont bons, mais le corps de ballet a dû manquer de temps pour répéter, et est souvent assez désorganisé. Dans le rôle du prince, le beau et puissant Tiit Helimets est idéalement distribué. Mais c'est surtout la danseuse Yuan Yuan Tan qui force l'admiration dans le très difficile rôle-titre. Maigre, pâlie par le maquillage, elle est une petite sirène pitoyable et pathétique, d'autant moins séduisante qu'elle ne parle pas et ne peut poser les pieds sur le sol qu'au prix de douleurs extrêmes. De sa souplesse extrême, la danseuse tire des effets expressifs d'une rare intensité. Dans l'expression du désespoir muet, elle atteint des sommets dramatiques qui ne peuvent laisser insensible. Ces qualités très rares expliquent ma note élevée de « quatre étoiles », malgré tout ce qui est raté, agaçant ou insatisfaisant par ailleurs. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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