Je met deux étoiles avec indulgence, et je me demande bien pkoi. J'écris ces lignes alors que je regarde le film en même temps, actuellement diffusé sur une chaîne qui pense probablement avoir la meilleure idée de la soirée. Et comme je m'en doutais, celà à beau être du Burton, c'est pas terrible. J'allais dire déplorable, mais je serais peut-être un peu trop extrême.
Tout d'abord, n'est pas Heston, Mc Dowall, Withmore ou encore Hunter qui veut. Rien à voir. Le texte est assez naze ("je me faisais des cheveux" dit l'une des femlles, expression purement humaine, et des cheveux chez un singe, pkoi pas?) Un scénario que l'on devine sans avoir besoin d'être médium avec des humains qui parlent et qui depuis "x" temps ne sont pas fichus d'élaborer une résistance efficace contre des singes intelligents mais très divisés, alors que la version Schaffner est pleine de surprise. Elle est bien plus intelligente avec ses humains muets, et plus crédible. Une atmosphère fantastique dans la version 68 qui n'est plus dans celle-ci. Une loi qui dit "Un singe ne doit pas tuer un autre singe" et des "rouleaux sacrés" totalement occultés ici (ou presque, on parle juste un petit peu de "textes sacrés"), et les maquillages si réalistes que les singes de Burton sont beaucoup trop humains en comparaison de ceux de Schaffner dont les maquillages sont sans égale. Si ce n'est à peu près les gorilles qui ne sont pas trop mal, les autres singes ressemblent plus à des humains mal formés. Sans parler du fait qu'ici ils se déplacent comme des humains, en 68 ils avaient une véritable allure de singes dans leurs mouvements et leurs déplacements. Quant à la blonde qui accompagne Wahlberg, elle n'est pas compartable à Linda Harrison.
Bref, je ne connais pas encore la fin de la version Burton, car j'ai suivit mon instinct en allant pas le voir au cinoche, mais aucun doute possible : il n'arrivera certainement pas à la cheville de cette fin cultissime, inégalée et ingalable du légendaire "La planète des singes" de 1968.
Un re-make de "La planète...", c'est comme vouloir refaire "les dix commandements", "Ben-Hur", "Quo Vadis", "Autant en emporte le vent", "Chantons sous la pluie" ou encore "Un tramaway nommé désir". Sacrilège cinématographique ET artistique. Imaginerions nous une copie de "La Joconde" sous une autre présentation? Quand on veut toucher à la perfection...