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le 3 avril 2010
La jalousie est réputée omniprésente dans ce tome-là. Mais je me garde, pour l'instant, de lire ce qui s'écrit sur La recherche... je le ferai, mais après, pour prolonger le plaisir.

Alors oui le héros est jaloux d'une façon pathologique et nous l'explique si bien, si méthodiquement, que l'on étouffe... l'on suffoque...
L'auteur ne peut avoir une connaissance aussi approfondie des mécanismes de la jalousie sans en avoir fait l'expérience. Le Côté de chez Swann nous en livrait déjà une étude presque exhaustive.

Mais il me semble qu'il y a plus que de la jalousie dans son amour pour la joyeuse et si vivante Albertine...
Il est tombé amoureux d'une femme qui, pense t'il ne pourra pas l'aimer. Mais qu'en sait-il puisque si peu sûr de lui, il achète son amour, son affection. Puis il s'emploie à l'isoler du monde extérieur et des autres.
Il jette son dévolu sur un "objet" et voudrait tout maîtriser. Qui des deux protagonistes est captif en fait ? le héros dans sa souffrance narcissique ou Albertine dans son appartement ?

Quand elle le quitte, on a le caeur serré et l'on ressent physiquement la déflagration de la nouvelle de son départ tant le narrateur a investi dans cette relation et calculé jusqu'à l'obsession le moyen de la faire durer.

Je dois "avouer" que j'ai jubilé à l'annonce « couperet » du départ d'Albertine par Françoise... Eh oui ! je suis une fille.
Albertine libérée, Albertine émancipée et le héros dépité ! Narrateur qui juge tout son entourage, et Albertine plus particulièrement, à l'aune de sa propre culture, incommensurable bien entendu... ! Alors, fatalement, quand on adopte une telle position de surplomb, on ne peut que tomber de haut... voilà !

Mais son manque de confiance en lui, le fait qu'il ne retrouve peut-être pas dans cette relation l'amour « inconditionnel » de sa mère... l'incite à envisager et à anticiper, également, le deuil de la relation avant même de l'avoir vécue pleinement.
Difficile âge adulte... où l'on n'est plus le centre des attentions gratuites de sa mère et de sa grand-mère... mais confronté à une réalité plus cruelle. Albertine ne peut consentir à la même abnégation que la mère ou la grand-mère du héros...

Torturé, il intellectualise beaucoup cette relation et en fait un défi alors qu'il semble simplement amoureux et que, sans ce malaise profond dont il est la proie, la relation pourrait peut-être, moyennant quelques aménagements, être réciproque...
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 14 janvier 2007
Voilà sans doute le volume le plus touchant de tout le cycle de la "Recherche" ; cet immense morceau de bravoure de la littérature française, qui nous livre ici les reflets imparfaits (parce qu'inachevés - et c'est le mérite que n'a pas, à mon sens, "Le temps retrouvé") d'une pierre encore brute, mais qui n'en brille qu'avec plus de profondeur.

Nous retrouvons mêlés les deux thèmes, essentiels dans l'ensemble de l'oeuvre, de l'impossible amour du narrateur pour Albertine, la "prisonnière" (plongeant jusqu'aux racines, fragiles, de tout désir humain), et du salut par la création artistique, dans des pages simplement sublimes et qui préfigurent, à ce titre, les plus belles du "Temps retrouvé".

A lire donc, avec ce sentiment, révélant une dimension nouvelle de l'esprit proustien, d'une étrange nostalgie : "La prisonnière" ouvre en effet de nouvelles dimensions à la "Recherche", désormais pleine d'une ironie toute consciente de sa propre impuissance, et d'un espoir qui fait de l'oeuvre d'art sa plus haute et riche réalisation.
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le 8 février 2013
Je n'aurais jamais cru prendre tant de plaisir à lire Proust. C'est indigeste! C'est long! Oui... on pourrait croire mais si vous vous caler confortablement dans votre fauteuil ou canapé... que vous sirotez une boisson chaude et que vous vous laissez porter sur les chemins des souvenirs... vous allez accéder à un bijou de la littérature française.
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le 4 août 2014
J'envie ceux pour lesquels la totalité de Proust est un bonheur de lecture. Car l'auteur à plusieurs facettes et nombre d'entre elles n'ennuient. Ce volume a les mêmes défauts que les deux précédents: une chronique de personnages dont l'existence a fini depuis longtemps de me distraire, retour du thème de la jalousie partout traité par l'auteur, à nouveau une longue soirée (chez les Verdurins) qui occupe le quart du livre où la phrase de Proust ne trouve nulle part où s'incarner. Mais HEUREUSEMENT il y a ces autres passages (en tout une centaine de pages) où l'auteur reste inégalé dans la manière dont il regarde les choses les plus simples, pages qu'on relira souvent en ignorant les autres. Je retiens surtout trois passages: le narrateur regardant Albertine en train de dormir, le même écoutant le matin les bruits de Paris, le même encore découvrant pour la première fois le septuor de Vinteuil. Pour tant de beauté, on est prêt à excuser Proust de nous avoir parfois tant barbé...
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le 3 novembre 2015
livre en très bon état de la collection folio classique de Gallimard.
premier tome du dernier volume de l'oeuvre de Proust "A la Recherche du temps perdu".
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le 11 février 2016
Proust montre comme toute tension peut être vaincu avec la création littéraire;c'est alors son oeuvre qui lui permet de sortir de 'prison'.
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le 25 avril 2013
Product itself, packaging and delivery by DHL are quite appropriate and very quick and no problems are seen. Thank you.
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le 23 août 2013
Ce n'est pas mon préféré de "La Recherche", un peu long et confus, je le trouve moins bien écrit que les autres.
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