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Référence obligée en philosophie politique, La République constitue à la fois une forme d'utopie, décrivant une cité idéale gouvernée par les sages, et une critique sans appel de la démocratie grecque. Le lecteur contemporain ne peut s'empêcher d'établir un rapprochement entre la représentation platonicienne du gouvernement des hommes, réservé aux plus savants, et la conception républicaine du recrutement des élites, exerçant des fonctions publiques dans le cadre de structures technocratiques. Bien que les plus compétents ne soient pas aujourd'hui nécessairement les plus sages, la captation du pouvoir par les meilleurs procède encore d'un même principe aristocratique.
Parce qu'il pose des questions que nous n'avons pas résolues, ce texte continue de nous intéresser. En effet, entre la tentation démagogique et l'écueil technocratique, les démocraties modernes ne sont toujours pas parvenues à trouver un juste équilibre. Un classique des études de philosophie, à lire par devoir ou pour se laisser aller aux délices de l'analogie. --Paul Klein --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Présentation de l'éditeur
Si l'on ne cesse de revenir à la République, c'est que sa valeur réside dans la force de la recherche qui met en branle le dialogue : l'essence de la justice. Aux yeux de Platon, la démocratie athénienne est responsable de la condamnation et de la mort de Socrate ; c'est donc à ce système politique qu'il va s'attaquer pour reconstruire une cité juste, dans laquelle Socrate, et plus généralement le philosophe, ne risquera plus la mort.


