Présentation de l'éditeur
Les Américains produisent depuis le choc du 11 septembre un récit de la catastrophe qui s'apparente à un discours sur les origines. "Rien ne sera plus comme avant " est le leitmotiv qu'on entend depuis le jour tragique.
Les observateurs s'attendaient à ce que la société américaine soit profondément transformée : on a vu le retour du patriotisme, l'auto-censure de la presse, l'exacerbation de l'hyperpuissance américaine soutenue par les citoyens, quatre Américains sur cinq acceptant de sacrifier leurs libertés pour plus de sécurité, une ville profondément meurtrie dont le maire devenait un héros. Des comportements étonnants se sont fait jour, pas seulement anecdotiques : les achats du Coran se sont multipliés, les étudiants se mettent à étudier des langues de l'Asie centrale... L'Amérique n'était plus la même.
Et pourtant, si tout a changé, en apparence, le 11 septembre est un révélateur des tendances lourdes dans la société américaine. L'affaire Enron, les excès républicains, l'augmentation des achats d'armes montrent que les Américains ne font toujours pas confiance à l'Etat. Les tentations de protectionnisme se sont renforcées, la tradition historique de méfiance envers les non-Américains est plus vivante que jamais dans la politique extérieure. Les citoyens se replient vers la " community ".
Quant à l'histoire de New York, elle montre les continuités à l'oeuvre: crises financières, marchandage avec l'Etat fédéral, batailles entre groupes d'intérêts. La reconstruction du Lower Manhattan, sur quoi se conclut le livre, l'illustre.
Les observateurs s'attendaient à ce que la société américaine soit profondément transformée : on a vu le retour du patriotisme, l'auto-censure de la presse, l'exacerbation de l'hyperpuissance américaine soutenue par les citoyens, quatre Américains sur cinq acceptant de sacrifier leurs libertés pour plus de sécurité, une ville profondément meurtrie dont le maire devenait un héros. Des comportements étonnants se sont fait jour, pas seulement anecdotiques : les achats du Coran se sont multipliés, les étudiants se mettent à étudier des langues de l'Asie centrale... L'Amérique n'était plus la même.
Et pourtant, si tout a changé, en apparence, le 11 septembre est un révélateur des tendances lourdes dans la société américaine. L'affaire Enron, les excès républicains, l'augmentation des achats d'armes montrent que les Américains ne font toujours pas confiance à l'Etat. Les tentations de protectionnisme se sont renforcées, la tradition historique de méfiance envers les non-Américains est plus vivante que jamais dans la politique extérieure. Les citoyens se replient vers la " community ".
Quant à l'histoire de New York, elle montre les continuités à l'oeuvre: crises financières, marchandage avec l'Etat fédéral, batailles entre groupes d'intérêts. La reconstruction du Lower Manhattan, sur quoi se conclut le livre, l'illustre.
L'auteur vu par l'éditeur
SOPHIE BODY-GENDROT, docteur en science politique, est professeur à la Sorbonne-Paris IV et rattachée au CNRS. Elle est spécialiste des Etats-Unis et des violences urbaines. Parmi ses nombreuses publications en France et à l'étranger, on peut citer Ville et Violence (PUF, 1993), Les villes,face à l'insécurité (Bayard Editions, 1998), The social control of cities ? (Blackwell, 2000) et Les villes : la fin de la violence (Presses de Sciences Po, " La Bibliothèque du citoyen " 2001.