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La Soif Broché – 1 octobre 2004

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Présentation de l'éditeur

Constantin, dit Kostia, un jeune bidasse russe est revenu de son service militaire en Tchétchénie le visage monstrueusement brûlé après l'attaque de son tank par les boeiviki. Pour oublier, Kostia, dont le visage terrorise les enfants, va se mettre à boire comme seuls les Russes savent le faire... à mort. Suivant ainsi l'enseignement d'un peintre raté, qui lui apprit deux choses boire de la vodka sans simagrées (lui-même souffre d'une soif inextinguible) et ouvrir ses yeux au monde pour mieux le peindre. Un voyage entrepris avec deux de ses camarades partis à la recherche du quatrième rescapé de l'équipage de tankistes qu'ils formaient en Tchétchénie sauvera Kostia de la plongée dans le néant éthylique. Dans ce périple à travers les villes russes, leurs gares, leurs rues, leurs faunes, Kostia mettra en pratique la seconde leçon essentielle de son maître : apprendre à voir, donc à dessiner, donc à vivre.

Biographie de l'auteur

Andreï Guelassimov est né en 1965 à Irkoutsk. Après des études de lettres, il part à Moscou suivre les cours du prestigieux metteur en scène Anatoli Vassiliev. Rompant avec le théâtre, il soutient une thèse sur Oscar Wilde, et enseigne pendant dix ans la littérature anglo-américaine. Son premier livre, Fox Malder a une tête de cochon, publié en 2001, retient aussitôt l'attention. La Soif, sont deuxième ouvrage confirme sa place sur la scène littéraire russe.

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Par channe.jeff TOP 1000 COMMENTATEURSVOIX VINE le 11 juin 2005
Format: Broché
Comme un coup de poing dans le ventre, comme une vodka cul sec sur un estomac vide... Kostia, le jeune soldat en dérive après le retour de tchétchénie, le visage et le corps brulé. Le visage défiguré surtout, Kostia qui est appelé par sa voisine quand son petit gamin n'est pas sage, pour lui faire peur. Kostia noid son chagrin dans une soif immense et impossible à combler de vodka. En dérive, il l'était déjà avant, comme s'il savait ce qui l'attendait. Ce qui l'a retenu un temps, un professeur qui lui révèle sa capacité à dessiner. Son talent. Et puis l'abandon, et puis la guerre. La perestroïka n'est pas rose pour tout le monde. Il y a ceux qui savent se couler dans le flot de l'argent facile, de l'argent qui tue, et les autres.
Kostia sera rattrapé au bord du vide par des amis. Ceux qui l'ont accompagné dans cette sale guerre. En cherchant l'un d'eux qui a disparu, Kostia retrouve son père, son petit frère et sa soeur et puis enfin toute l'humanité. Kostia retrouve son trait de dessin, ce trait sur lequel il peut avancer comme un funambule de la vie mais avancer quand même sans le rempart de la vodka qui tue.
A lire pour l'écriture aussi, le style abrupt et comme une conversation, qui suit les états d'âmes et les souvenirs;
Lecture fluide et facile néanmoins.
A lire pour savoir ce que ne nous raconte pas les journaux.
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