Ce nouveau tome du cycle autobiographique d'Edmund White est sans doute l'un des sommets de son oeuvre, avec "Un jeune américain" et "La Tendresse sur la peau". White garde son écriture ciselée pour évoquer une vie particulière, celle d'un gay des Etats-Unis de la fin des années 1960 aux années 1980. Récit détaché d'expériences à la fois banales et uniques, "La Symphonie des adieux" évoque surtout l'apparition du sida et la disparition douloureuse des êtres chers, dans le milieu cosmopolite qui entoure l'écrivain. Entre séances de bodybuilding, rencontres d'un soir avec des danseurs ou des livreurs, et histoire d'amour, l'écriture transfigure les instantanés d'une vie, avec ses moments forts comme avec ses redites.
C'est vrai que le roman est long, mais il contient une musique spéciale : la marque de tout écrivain.