Je ne révèlerai pas la fin du film !
Il existe des œuvres artistiques que l'on porte en soi du lever au coucher, des jours et des semaines. Elles occupent nos pensées et nos actes dans les transports, sur votre lieu de travail, elles partagent votre temps avec les êtres qui vous sont pourtant les plus chers. « La tentation d'Aaron », fait partie de ces œuvres, au même titre que « Brokeback Mountain ». Le titre anglais est bien meilleur « Latter day », l'affiche est assez laide, aucun supplément ni making off, c est regrettable, le film mérite beaucoup mieux.
Le film commence comme ces mauvais films gays, une banale scène de sexe filmée dans une pénombre un peu glauque, on se dit encore le même film sur le même sujet...Puis le film s'éclaire, prend de la hauteur, s'illumine...L acteur principal est un James Dean qui aurait de l'épaisseur, d'abord une voix et un ton très juste et puis surtout un physique idéal. Solide, les pieds sur terre, il y a une véritable interaction entre le personnage et l'acteur. Il rend le film crédible et incroyablement humain, il s'agit de Steve Sandvoss, on en reparlera...
Jacqueline Bisset tient bien son rôle, mais hélas elle fait pâle figure à côté du jeu des autres acteurs. Ce film porte une vérité essentielle : l'amour est la seule chose qui compte à condition de donner à sa vie du sens. L'amour et le sexe qui va avec c'est quand même beaucoup mieux.
La seule réserve : pourquoi a-t-il fallu attendre 5 ans pour voir ce film ?
La réalisation est très classique, le scénario est bien écrit, avec ce qui faut de citation, d'humour, de tendresse. Attention ce film est une œuvre précieuse et rare, culte bientôt.