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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre sorti de terre,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Terre (Poche)
Du Zola en très grande forme. Comme toujours, le vieil Émile s'est bien documenté et l'on a presque l'impression de sentir la terre de la Beauce sous notre nez. Un bon roman tonique et documentaire comme était l'intention de l'auteur en écrivant le cycle des Rongon-Macquart. Ici, Jean Macquart (le frère de Gervaise Macquart de l'Assommoir) est embauché chez le gros exploitant du coin et maire du village, Hourdequin, qui essaye désespérément d'introduire des techniques agricoles nouvelles et se heurte à sa main d'½uvre réfractaire. C'est l'exact pendant français du Levine russe d'Anna Karénine. La famille Fouan est l'autre grand pôle du livre. Elle rappelle beaucoup la famille Rongon-Macquart des origines (voir La Fortune des Rougon) avec ses multiples tares et vices. Tout d'abord l'héritage du vieux Fouan, où l'on ne sait qui est le plus radin et le plus prêt à saigner sa famille, entre le père et les enfants. Son jeune fils, Buteau est un parangon d'avarice, d'avidité, de brutalité et de dureté. Malgré le tour résolument polémique que Zola imprime à sa fresque rurale, j'ai retrouvé tous les travers et la mentalité du monde paysan qu'on m'a raconté de mes aïeux bretons du début du XXe siècle. Aucune bassesse de ce monde ne vous sera épargnée mais n'est-elle pas une vision, certes désabusée, mais juste de l'humain au sens large? Je vous laisse le soin de lire et de déterrer les bulbes pourris dont nous sommes tous un peu faits. Mention spéciale pour le personnage de "la grande", s½ur du vieux Fouan, assurément un modèle pour la fameuse Tatie Danielle (Édition simple) du cinéma, une véritable vieille méchante femme qui prend plaisir à semer la zizanie et la discorde au sein de sa propre famille tout en étant aussi aimante qu'une grosse pierre sèche. Autre mention spéciale pour "Jésus-Christ", Fils aîné du vieux Fouan, alcoolique et résolu à ne jamais travailler, pétomane hors-pair qui offre à l'auteur l'occasion de signer un chapitre hilarant (quatrième partie, chapitre 3).La préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie n'est pas tendre pour Zola, mais il faut le comprendre, lui qui a tant étudié les "vrais" paysans sur plus d'un millénaire, voir un portrait au vitriol de la main d'un novice mi-parisien, mi-aixois (enfin tout sauf quelqu'un de la terre) ça le démange un peu. Il souligne le caractère excessivement bestial et caricatural qu'imprime l'auteur à l'avidité et au manque de sensibilité ou de sentiments de ses personnages. Point sur lequel on ne peut pas non plus lui donner tort car il est vrai que Zola y est allé de bon c½ur dans ce registre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Vous ne le lâcherez pas facilement,
Par Daniel Fattore "http://www.fattore.com" (Fribourg, Suisse) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Terre (Poche)
Un Zola qui décoiffe. Ca commence comme une brise légère, mais au fur et à mesure que l'on progresse dans la lecture, l'action prend de l'ampleur, les descriptions sont de plus en plus précises et prenantes. Hauts en couleur, les personnages acquièrent une profondeur inouïe - quelle ironie, du reste, de surnommer "Jésus-Christ" l'un des héros, qui n'est pas précisément un ange. Zola fait alterner scènes dures et tableaux de genre, dans un contexte agricole, celui du XIXe siècle, où la violence ne semble jamais loin. Un Zola qu'on ne lâche pas facilement.
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8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Un livre cru mais tellement bon...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : La Terre (Poche)
Un sentiment déroutant en lisant ce livre qui allie à merveille la brutalité paysanne vers 1850 et les sentiments exaltés de jeunes filles volages. Une profonde réflexion sur la campagne du XIXième siècle, où les idées de progrés ne sont pas encore arrivées à bon port...
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