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Le plus souvent, les cases se cantonnent dans la stricte délimitation de la planche, mais jouent de leur format pour souligner ou accentuer les émotions. Cependant, de temps en temps, un paysage envahit l'intégralité de la page, laissant ainsi les cases suspendues comme des nacelles, bribes rêveuses dans un univers brumeux, instants tragiques où les personnages menacent d'être engloutis par les racines gigantesques des arbres... Chaque page tournée donne naissance à une association de couleurs qui conserve l'empreinte des pages précédentes tout en jouant sur le symbolisme d'une nouvelle tonalité. L'ensemble évoque l'univers de Loisel, en nettement plus édulcoré et adouci. L'histoire s'adapte parfaitement aux jeux du dessinateur. Scénario et images trouvent ensemble leur complicité et leur complémentarité sans jamais " s'autonomiser " suffisamment pour que le lecteur lise mais ne regarde pas, ou regarde mais ne lise pas. --Sylvaine Jeminet--
Présentation de l'éditeur
L'auteur vu par l'éditeur
A l'âge de 13 ans, il bénéficie des conseils du père de "Bizu" et travaille ferme pour développer son talent réaliste.
Le quotidien "Ouest-France" accueille ses illustrations en 1983 et il publie son premier album à compte d'auteur, La Fin du monde aura-t-elle lieu ?.
Créateur du fanzine "Volapuk", il voit deux albums des "Aventures de Kelvinn" publiées par les éditions Ouest-France avant qu'il entame le siège des grands éditeurs internationaux de bandes dessinées.
Le Lombard accueille en 1990 les deux volumes de L'Envoyé, scénarisés par Georges Pernin d'après le roman d'Huguette Carrière dans la collection "Signe de Piste". Avec des textes de Dieter, il présente ensuite la série "Névé" chez Glénat, qui obtiendra le Prix Ballon Rouge au festival de Saint-Malo en 1992.
En entrant dans la prestigieuse collection "Aire Libre" avec la scénariste Anne Sibran, il obtient la consécration que mérite son graphisme élégant et un remarquable don de coloriste créateur d'atmosphères.
Initialement prévu pour les éditions Casterman, La Terre sans mal reconstitue avec une remarquable authenticité la vie des Indiens d'Amazonie, telle que perçue par une ethnologue française au moment où la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe.
Après des études d'ethnologie à l'université de Paris X à Nanterre, Anne Sibran se tourne vers l'écriture avec un roman (Bleu Figuier chez Grasset) et la bande dessinée.
Son scénario du Quartier évanoui pour Tronchet, chez Glénat en 1994, traite du thème de personnes âgées expropriées de leur quartier et qui luttent malgré tout.
C'est une thématique assez semblable, mais nettement plus exotique, qu'elle va développer pour Emmanuel Lepage dans La Terre sans mal pour la prestigieuse collection "Aire Libre" des éditions Dupuis en 1999.
Une jeune ethnologue française y assiste à la migration des indiens Guaranis chassés de leurs terres et partant chercher leur propre paradis de légende au coeur de l'Amazonie sauvage.
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.