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La Treizième Tribu : L'Empire khazar et son héritage
 
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La Treizième Tribu : L'Empire khazar et son héritage [Broché]

Arthur Koestler , Gilles Lambert , Georges Fradier
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Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

" A l'époque où Charlemagne se fit couronner empereur d'Occident, l'extrémité orientale de l'Europe, entre le Caucase et la Volga, était dominée par un Etat juif connu sous le nom d'Empire khazar... " Ainsi débute le récit d'Arthur Koestler sur l'une des plus passionnantes énigmes des temps médiévaux. En historien novateur, il retrace méticuleusement l'épopée des Khazars, de leurs origines à leur déclin. S'attardant sur la composition de la mosaïque ethnique de ce peuple guerrier et sur ses mythes, l'auteur dépeint un monde méconnu qui contribua à façonner la destinée de l'Europe médiévale. De son étude ressort l'influence de cet épisode sur le développement du judaïsme russe et européen. Aux confins des mondes occidentaux et orientaux, à une époque riche en épopées guerrières, l'autorité khazare est le seul exemple concret d'un État juif avant la fondation de l'Israël contemporain.

Biographie de l'auteur

Juif hongrois né en 1905, Arthur Koestler, romancier, philosophe et essayiste, fait ses études à Vienne puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au parti communiste allemand, séjourne en URSS puis participe à la guerre civile espagnole. Installé en Angleterre en 1940, il s'impose dès la fin des années trente comme une grande figure de la lutte contre le totalitarisme soviétique, notamment à travers son chef-d'œuvre Le Zéro et l'infini.

Détails sur le produit

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : Tallandier (5 juin 2008)
  • Collection : Texto
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2847345140
  • ISBN-13: 978-2847345148
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
Par ????
Format:Broché
Ce livre décrit l'émergence, l'apogée et la chute de l'empire Khazar, situé autour de la mer Noire et Caspienne, qui fut visiblement un rempart aux invasions musulmanes et vikings - rôle que l'Empire byzantin reconnaissait à sa juste valeur via l'importance et la reconnaissance diplomatique accordées à ces dirigeants. Le style de Koestler est clair et limpide et son honnêteté intellectuelle semble plus que probante (les faits et hypothèses sont nettement séparés, et l'auteur se pose souvent la question de savoir si la source est valable).
Les Khazars, coincés entre l'influence byzantine et l'expansion musulmane mais dont la volonté d'indépendance politique était forte, choisirent visiblement de prendre comme religion le judaisme car non inféodé à ses deux concurrents territoriaux. Bien que doté d'une armée efficace, par l'arrivée des Rhus, le régime khazar succombera et les habitants s'exileront visiblement vers l'ouest (dont les cavaliers furent très appréciés par certains pays d'accueil). Ils auraient ainsi constitué le gros de la population ashkénaze actuelle. Il semble en effet que l'importance, au 11° siècle, de la population juive française ou allemande ne permette d'expliquer l'accroissement démographique qui suivit dans les siècles suivants et que seule une migration des khazars(et des populations qui vivaient avec eux) vers l'ouest le peut. Cela aurait laissé des traces dans l'organisation des communautés juives d'Europe orientale, dans la langue et des écrits royaux de pays voisins. L'auteur, vers la fin du livre, tord le cou à quelques idées reçues (comme la physionomie "juive").
Un texte particulièrement utile, qui donne envie de se renseigner plus encore sur l'empire khazar, son origine, sa structure et cette région du monde mouvementée.
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après lecture 25 octobre 2011
Par Viard
Format:Broché
l'auteur a raison de reparler du rôle des conversions dans l'extension du judaïsme et de dire qu'il n'y a pas de race juive. l'idolâtrie de la terre dite sainte est mauvaise conseillère car le Temple est partout. Le Livre suffit.
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8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Jorian 132 TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:Broché
C'est une vraie étude historique, sérieuse et bien documentée, sur un sujet assez méconnu lors de la parution du livre en 1976: l'histoire de l'empire Khazar, que nous livre Arthur Koestler. La plupart des faits décrits dans cet ouvrage correspondent à la réalité, aujourd'hui mieux connue, de ce royaume centré sur le triangle Volga - Don - Caucase. La résistance des khazars versus l'islam comme versus Byzance est bien décrite. Les causes de la conversion au judaisme: garder un équilibre entre les deux grandes puissances voisines, son bien expliquées et documentées. Nul doute que cette exceptionnelle aventure d'un peuple -exceptionnelle car les conversions au judaisme sont rares après l'apparition du christianisme et de l'islam- peu connu a beaucoup apporté, y compris à la connaissance d'une des origines des juifs de l'Europe Centrale, lorsque les khazars ont du refluer vers l'ouest sous la pression principalement des Mongols.

Mais je dis bien "d'une des origines", alors que -et c'est à mon avis la faiblesse de cet ouvrage- pour l'auteur, la quasi totalité des juifs d'Europe Centrale sont d'origine khazare. C'est le défaut classique d'un travail historique altéré par le désir irrépressible de prouver coute que coute une thèse fixée au départ. Koestler va jusqu'à dire que les juifs d'Europe Centrale ne sont pas "de vrais juifs", puisqu'ils sont exclusivement d'origine khazare! Il faudrait s'entendre: qu'est-ce que un "vrai juif? je pense qu'on est un vrai juif si l'on a adopté cette religion, ou si on se sent faire partie du peupe juif, et c'était visiblement le cas des khazars. De plus, Koestler invalide lui-meme sa propre thèse, puisqu'il admet à plusieurs reprises (par ex page 87), que bien des juifs "vrais" pour lui, fuyant les persécutions byzantines ou islamiques, se sont réfugiés en khazarie, et comme de plus il insiste sur le fait que c'est surtout la noblesse khazare qui s'est convertie, on voit de suite que la thèse que les ashkénazes sont quasiment tous d'origine khazare ne tient pas.

Koestler diminue aussi de façon drastique l'apport des juifs d'Allemagne, de France, d'Autriche, aux ashkénazes, cette partie de son argumentation est peu documentée et très peu convaincante. Enfin, il lui faut tordre la réalité par des efforts laborieux pour tenter vainement d'expliquer pourquoi le yiddish, la langue des ashkénazes, contient surtout des mots du vieil allemand, du slavon, de l'hébreu, et pas la moindre trace de la langue khazare. Les justifications qu'il en donne sont d'une faiblesse insigne. Dur de vouloir maintenir mordicus une thèse lorsque certains faits évidents la mettent en cause...

En résumé, l'étude sur les khazars est très intéressantes, la partie sur l'origine exclusivement khazare des juifs d'Europe Centrale est faible et inconsistante. Certes, il y a une composante khazare chez les ashkénazes, mais une parmi bien d'autres. Et n'en déplaise à Koestler, ces juifs sont bien de "vrais juifs". L'erreur est hélas courante chez certains historiens de se laisser déborder par "la passion de leur thèse", quitte à s'éloigner de la vérité.

Au demeurant, on ne peut en déduire que Koestler fut antisémite: sa conclusion (pages 305 à 309) est équilibrée et apaisante. Le problème est que certains auteurs plus récents, et notamment l'auteur du trop célèbre "Comment le peuple juif fut inventé?", se jettent comme des affamés sur certaines des hypothèses de Koestler, les utilisent comme des vérités absolues, en omettant les questions que Koestler lui meme se pose, dans le seul but de mettre en cause l'existence du peuple juif et d'Israel. C'est pour éviter de tels dérapages qu'un vrai historien devrait toujours savoir garder une distance par rapport à ses propres thèses, si séduisantes lui paraissent-elles!
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