Marivaux nous dévoile les fonds de l'âme humaine. Investigateur judicieux, adepte de la multiplication des points de vue, il adopte ici une forme épistolaire. Son héros, Marianne, nous conte les péripéties de son ascension sociale, tout en commentant ses propres actions d'une morale toute personnelle.
Ces digressions, la richesse du récit, font de cette oeuvre tant une grande fresque sociale, qu'une formidable machine à découvrir les ressors de nos semblables. L'orgueuil, la beauté, les galants, sont ici vus par une femme revenue de ses illusions et qui, si elle garde une certaine complaisance envers elle-même, n'en est pour le lecteur que plus réelle, présente...
Un tour de force qui fait poindre une vérité ni belle ni cruelle.