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La Vie en mieux
 
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La Vie en mieux [Format Kindle]

Anna Gavalda
3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (63 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 17,00
Prix Kindle : EUR 8,49 TTC & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
Économisez : EUR 8,51 (50%)
Le prix a été fixé par l'éditeur.

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Descriptions du produit

Extrait

Premier acte

1.

C'est un café près de l'Arc de triomphe. Je suis presque toujours assise à la même place. Dans le fond, à gauche derrière le bar. Je ne lis pas, je ne bouge pas, je n'interroge pas mon portable, j'attends quelqu'un.
J'attends quelqu'un qui ne viendra pas et comme je m'ennuie, je regarde la nuit tomber sur L'Escale de l'Étoile.
Derniers collègues, derniers verres, dernières blagues usées, mer étale pendant près d'une heure et Paris s'étire enfin : les taxis rôdent, de grandes filles sortent du bois, le patron tamise et les garçons rajeunissent. Ils déposent une petite bougie sur chaque table - une fausse, qui vacille mais ne coule pas -, et me pressent discrètement : il faut boire encore ou laisser sa place.
Je bois encore.

C'est la septième fois en plus des deux premières que je viens dans ce marigot m'abreuver entre chiens et loups. Je suis précise car j'ai conservé toutes les additions. Au début, j'ai dû imaginer que c'était en souvenir, par habitude ou par fétichisme, mais aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je reconnais que c'est pour me retenir à quelque chose quand je plonge la main dans la poche de mon manteau.
Si ces bouts de papier existent, c'est bien la preuve que... que quoi, d'ailleurs ?
Que rien.
Que la vie est chère, près du Soldat inconnu.

2.

Une heure du matin. Encore chou blanc. Je rentre chez moi.

J'habite près du cimetière de Montmartre. Je n'ai jamais autant marché de ma vie. J'avais un vélo - dit Jeannot -, mais je l'ai perdu l'autre jour. Je ne sais plus exactement quand. Après une fête chez des gens que je ne connaissais pas et qui vivaient, je crois, du côté de la gare Saint-Lazare.

Un jeune homme m'avait raccompagnée jusque chez lui. À son bras, j'étais gaie, mais dans son lit je ne l'étais plus. La caisse du chat, les motifs de sa couette, l'affiche de Fight Club au-dessus du lit Ikea, je... je ne pouvais pas.
Je tenais l'alcool mieux que prévu.
C'était la première fois que cela m'arrivait, de botter ainsi en touche en dégrisant d'un coup, et je m'en trouvais fort marrie. J'aurais bien aimé pourtant. Oui, j'aurais bien aimé partir un peu. J'aimais ça. Et puis il y avait pire que Brad Pitt et Edward Norton pour tenir la chandelle. Mais voilà, mon corps m'avait trahie.
Comment était-ce possible ?
(...)

Revue de presse

Avec La vie en mieux, avec sa sensibilité et sa finesse, Anna Gavalda nous compose une ode autour de deux protagonistes un peu perdus. Mais comment fait-elle, Anna Gavalda ? Comment arrive-t-elle à nous rendre ses personnages si proches ? A nous émouvoir autant, avec une plume qui virevolte à tout-va ? Dans la foulée de l'épatant Billie, publié au Dilettante comme tous ses livres précédents, la dame nous offre La Vie en mieux. Un recueil de deux longues nouvelles à inscrire parmi ses plus belles réussites...
Anna Gavalda, elle, a un don inouï de la formule et de l'image. Une manière unique de parler du monde d'aujourd'hui avec une foule de détails justes. De décrire le quotidien qui vous fait parfois plier le dos tout en montrant qu'on peut décoller du sol si tant est que l'on ait envie d'avoir des ailes. (Alexandre Fillon - Lire, mars 2014)

Ici, ce ne sont pas vraiment des nouvelles. Les textes sont plus charnus. L'éditeur parle d'«histoires». Anna Gavalda connaît la chanson et applique ce qui a fait son succès : la bonhomie coquine, avec cette manière de se coller parfaitement dans l'air du temps sans avoir l'air d'y toucher...
Légèreté assumée et pittoresque affirmé, Gavalda est revenue. Le printemps pointe son nez. (Françoise Dargent - Le Figaro du 13 mars 2014)

Présentation de l'éditeur

Mathilde a 24 ans. Elle a abandonné ses études pour un boulot sans intérêt et vit en colocation avec deux autres filles.
Elle dit qu’elle est heureuse, mais est toujours obligée de boire pour s’en souvenir.
Un jour, elle oublie son sac à main dans un café. Un homme le lui rend la semaine suivante.
Quelques mois plus tard, et à cause de cet homme justement, elle décide de changer de vie.

Yann a 26 ans. Il est aussi diplômé qu’on puisse l’être, mais n’a pas trouvé de travail. En attendant des jours meilleurs, il est vendeur.
Il ne dit pas qu’il est malheureux, mais souvent, quand il traverse la Seine, il s’imagine qu’il saute et se voit en noyé.
Un soir, alors qu’il est seul, il rend service à son voisin du dessus. Pour le remercier ce dernier l’invite à dîner.
Quelques heures plus tard, et à cause de cet homme justement, il décide de changer de vie.

Deux histoires.
Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune.
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