Michel Plasson dirige son premier enregistrement Offenbachien : en effet, ce disque est le premier d'une série qui comprend les intégrales en 2 CDs de Orphée aux Enfers (version 1874), La Périchole, La Grande-Duchesse de Gerolstein et La Belle Hélène. A leur époque, ces enregistrements étaient considérés comme des références (sauf celui de la Périchole, voir mon commentaire a son sujet). Aujourd'hui, qu'en reste-t-il?... La Belle Hélène a été dépassée par celle de Minkowski, tout comme Orphée aux Enfers, surpassé par le même chef d'orchestre.
Mais revenons à cette Vie parisienne.
Une partition soignée par le compositeur, voila ce qui ressort de cet enregistrement plaisant dans son interprétation : rarement des dialogues auront été aussi bien dits. On s'aventure avec plaisir dans ce Paris loufoque. Mais une petite ombre plane sur ce tableau : la partition d'orchestre utilisée est la seule qui était disponible à ce moment là, c'est à dire celle d'une reprise des années 30 éditée par Salabert. Il s'agit d'une réorchestration (ce dont Offenbach est souvent hélas victime)...Mais il s'agit de la seule intégrale française disponible et le manuscrit a été édité en 2003 me semble-t-il par Boosey and Hawks dans le cadre de l'édition critique de Keck de l'oeuvre intégrale d'Offenbach...Pour cause, cet "original" n'a encore pas connu les honneurs du disque.
Bravo donc à Plasson et son équipe qui nous livrent une savoureuse Vie parisienne.