"La Villa des mystères" est un court (149 pages) roman fantastique à la thématique sexuelle hypertrophiée. Dès les premières pages, le lecteur est convié à la lecture des ébats des hôtes de la Villa Diodati, et cela n'arrêtera pas jusqu'à la fin du roman. Rien d'étonnant, après tout, puisque l'on raconte ici comment les écrivains célèbres accèdent à la perfection littéraire en vendant leur sperme (et non leur âme) au diable...
Le texte est découpé en quatre parties de longueurs inégales, qui alternent en courts chapitres une narration du point de vue du docteur Polidori, et des lettres d'Annette Legrand retraçant son calvaire. Quelques passages ne sont pas sans rappeler l'univers de Serge Brussolo : la machine qui ingurgite (littéralement) manuscrit sur manuscrit et qui décide lesquels sont susceptibles d'être publiés, par exemple. Mais tout cela n'est que prétexte à enfiler scènes de fesses et fellations appliquées. C'est bien léger.
Un texte sans guère d'intérêt, à l'ambiance néanmoins bien rendue, et qui apporte un éclairage particulier sur les fameuses conditions de l'écriture du
Frankenstein de Mary Shelley.