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Jeune flic à Washington (D.C.), John Quinn débute un soir d'avril 1968, lorsque des émeutes éclatent dans la ville après l'assassinat du révérend Luther King. Un an plus tard, plus aguerri, il va aider une femme qui l'a sollicité en retrouvant la trace de sa fille, une call-girl que des malfaisants ont assassinée d'odieuse façon. Quinn, lors de son enquête officieuse, découvre le nom du coupable, Joe Nezneck, un gros truand qui bénéficie de complicités dans la police et chez les politiciens. Obsédé par ce meurtre, le jeune flic va chercher à châtier Nezneck. Mais une autre mission l'attend déjà : infiltrer le milieu des étudiants contre la guerre du Vietnam pour mieux les espionner. Dans les milieux de la Maison-Blanche, la même frénésie est de mise. Le capitaine des marines, Nathan Holloway, vétéran du Vietnam, a reçu mission d'un amiral de la flotte de surveiller le président Richard Nixon et ses fidèles au profit du Pentagone. Collaborateur d'un sénateur, l'idéaliste Vaughn Conner complète la trilogie des personnages qui animent une intrigue puissante dont le point d'orgue sera l'affaire du Watergate : dans la nuit du 16 juin 1972, cinq agents spéciaux qui cambriolaient les bureaux du Parti démocrate sont arrêtés par Quinn et d'autres policiers.
Superbe thriller politique, La Ville des ombres raconte de façon brillante les dernières années au pouvoir du président Nixon. Cette fresque magistrale se déroule à travers l'entrelacs des destins de protagonistes puissamment mis en scène par un romancier au mieux de sa forme. --Claude Mesplède
Superbe thriller politique, La Ville des ombres raconte de façon brillante les dernières années au pouvoir du président Nixon. Cette fresque magistrale se déroule à travers l'entrelacs des destins de protagonistes puissamment mis en scène par un romancier au mieux de sa forme. --Claude Mesplède
Présentation de l'éditeur
Après Le Fleuve des ténèbres et Comme une flamme blanche, James Grady nous plonge de nouveau dans les arcanes de Washington, à lépoque de la présidence de Richard Nixon, marquée par le fameux scandale du Watergate.
Trois hommes se trouvent entraînés, de leur plein gré ou malgré eux, dans ce tourbillon de lhistoire contemporaine :
John Quinn, un jeune flic infiltré dans les milieux contestataires, « schizophrène » et obsédé par le meurtre dune femme. Sa lutte contre un gros truand va limpliquer dans le plus grand scandale politique des États-Unis.
Lofficier Nathan Holloway, un homme marqué à tout jamais par le Viêt-nam, chargé despionner la Maison-Blanche pour le compte du Pentagone. Il se retrouve pris au piège dune conspiration qui le dépasse.
Et enfin Vaughn Conner, collaborateur du Sénat, un idéaliste qui combat un président corrompu et sera victime de ses propres péchés.
Ce nest pas par hasard que James Grady fait partie du club restreint des auteurs quEllroy aime et admire. Leurs uvres ont dindéniables points communs. Même cohérence thématique, même façon dexplorer les labyrinthes de lhistoire récente des États-Unis, même art subtil dintégrer des personnages de fiction à un ensemble de faits réels et surtout, chez lun comme chez lautre, un sens du rythme et de lellipse confondant.
Grady allie deux qualités rares chez un romancier : la capacité à rester dans une position dobservateur impartial et celle de faire vivre des personnages profondément crédibles, attachants ou non, bref humains. Dans la tradition des grands auteurs de romans noirs, il porte un regard de moraliste sur la politique américaine. Ancien collaborateur dun sénateur (à lépoque du Watergate), il aurait pu se contenter dun livre documentaire. Cest une véritable saga du bien et du mal quil déroule sous nos yeux, non pas sous la forme dune opposition manichéenne, mais en réfléchissant sur lambiguïté de leur signification à léchelle de lHistoire.
La Ville des ombres est bien sûr un thriller politique, un roman puzzle dont les pièces peuvent semboîter selon de multiples combinaisons jusquau vertige, cest aussi un vrai roman criminel et une grande fresque. Quon lit avec le sentiment exaltant - et effrayant - quà un certain niveau de pouvoir, la vérité a perdu toute signification.
Trois hommes se trouvent entraînés, de leur plein gré ou malgré eux, dans ce tourbillon de lhistoire contemporaine :
John Quinn, un jeune flic infiltré dans les milieux contestataires, « schizophrène » et obsédé par le meurtre dune femme. Sa lutte contre un gros truand va limpliquer dans le plus grand scandale politique des États-Unis.
Lofficier Nathan Holloway, un homme marqué à tout jamais par le Viêt-nam, chargé despionner la Maison-Blanche pour le compte du Pentagone. Il se retrouve pris au piège dune conspiration qui le dépasse.
Et enfin Vaughn Conner, collaborateur du Sénat, un idéaliste qui combat un président corrompu et sera victime de ses propres péchés.
Ce nest pas par hasard que James Grady fait partie du club restreint des auteurs quEllroy aime et admire. Leurs uvres ont dindéniables points communs. Même cohérence thématique, même façon dexplorer les labyrinthes de lhistoire récente des États-Unis, même art subtil dintégrer des personnages de fiction à un ensemble de faits réels et surtout, chez lun comme chez lautre, un sens du rythme et de lellipse confondant.
Grady allie deux qualités rares chez un romancier : la capacité à rester dans une position dobservateur impartial et celle de faire vivre des personnages profondément crédibles, attachants ou non, bref humains. Dans la tradition des grands auteurs de romans noirs, il porte un regard de moraliste sur la politique américaine. Ancien collaborateur dun sénateur (à lépoque du Watergate), il aurait pu se contenter dun livre documentaire. Cest une véritable saga du bien et du mal quil déroule sous nos yeux, non pas sous la forme dune opposition manichéenne, mais en réfléchissant sur lambiguïté de leur signification à léchelle de lHistoire.
La Ville des ombres est bien sûr un thriller politique, un roman puzzle dont les pièces peuvent semboîter selon de multiples combinaisons jusquau vertige, cest aussi un vrai roman criminel et une grande fresque. Quon lit avec le sentiment exaltant - et effrayant - quà un certain niveau de pouvoir, la vérité a perdu toute signification.