"La Bandera" est un drame de Julien Duvivier (1935-1h40) en noir et blanc
Scénario de Julien Duvivier, Charles Spaak et Pierre Dumarchais (son roman sous le nom de Mac Orlan).
Photo de Jules Kruger. Musique de Roland Manuel et Jean Wiener.
avec : Annabelle (Aischa la Slaoui), Jean Gabin (Pierre Gilieth), Robert Le Vigan (Fernando Lucas), Raymond Aimos (Marcel Mulot), Pierre Renoir (Capitaine Weller), Gaston Modot (Le légionnaire Muller), Margo Lion (Planche-à-Pain), Charles Grandval (Le ségovien), Reine Paulet (Rosita), Viviane Romance...
L'Histoire : Après avoir tué Morin, le mari de sa maitresse, rue Saint-Vincent à Montmartre, Pierre Gilieth, s'enfuit et quitte la France pour l'Espagne. A Barcelone, il se fait voler son argent et ses papiers. Sans ressources, il passe devant les bureaux de recrutement de la Légion étrangère espagnole et décide de s'engager. Lors de la visite médicale d'incorporation, il fait la connaissance de deux compatriotes, Marcel Mulot (Raymond Aimos) et Fernando Lucas (Robert Le Vigan). Affectés tous les trois à la 3e Bandera, ils sont envoyés dans le rif marocain pour combattre une guérilla locale...
Julien Duvivier tourne une bonne partie du film en décors naturels notamment la seconde partie qui se déroule dans le Sahara Marocain qui était, à cette époque, sous protectorat espagnol. Les années 1930 produisent quelques films qui se passent, dans la Légion étrangère, espagnole pour « La Bandera » mais française pour quelques autres : « Caeurs brûlés » en 1931 de Joseph Von Sternberg avec Gary Cooper et Marlène Dietrich, en 1934 l`ennuyeux et long « Le grand jeu » de Jacques Feyder avec Pierre Richard-Willm et Marie Bell et en 1939 encore Gary Cooper sous le képi blanc dans « Beau geste » de William A. Wellman.
Duvivier trouve en Gabin son interprète favori en 1934 lorsqu'il le fait tourner dans "
Maria Chapdelaine" avec Madeleine Renaud. Puis après "La Bandera", en 1935, ce sera "
Pépé le Moko" en 1937. Julien Duvivier le pessimiste trouve dans la romantique histoire de Pierre Mac Orlan l'occasion d'imposer son style précis et efficace. L'atmosphère du livre est bien rendue et, sous la direction du réalisateur, Jean Gabin prend son rôle au sérieux, surtout qu'il forme avec Raymond Aimos et Robert Le Vigan, une fine équipe. Certes le film a vieillit mais c'est un plaisir de retrouver les décors et les ambiances de ces années d'avant guerre.
Un film qui devrait plaire aux romantiques et aux fans de Jean Gabin. Malgré son âge, ce film se laisse voir avec un certain plaisir. Je note 3 étoiles 1/2
Pour ceux qui veulent connaitre la bibliographie parue sur le réalisateur et les comédiens, voir Wilkipedia (entre autres) sur internet et sur Amazon pour Julien Duvivier : "
Julien Duvivier, 50 ans de cinéma" de Hubert Niogret. "
Julien Duvivier, le mal aimant du cinéma français volume1 (1896 - 1940)" de Eric Bonnefille, "
Julien Duvivier, le mal aimant du cinéma français Volume 2 (1940 - 1967)" de Eric Bonnefille, "
Julien Duvivier" de Yves Desrichard etc.