Une pétition demande la reconnaissance historique de cette répression qui a eu lieu il y a 50 ans.
Pourquoi pas ? si cela s'inscrit dans une vision globale équilibrée de l'histoire de ce conflit qui a pourri la vie d'une génération entière de jeunes français (je ne parle pas ici des Algériens car la chape de plomb officielle et les légendes entretenues par l'historiographie FLNisée suffit à discréditer les thèses du Pouvoir Algérien).
Je pense que le temps vient de traiter de ce conflit d'autant qu'il a clos un moment historique pour le Pays (la fin de l'Empire), libéré des contraintes coloniales des peuples qui ne souhaitaient ne pas nous voir (ce qui se comprend), empêtré l'Armée dans un conflit tenant de la répression où les consciences furent confrontées à ce terrible monstre qu'est la Torture (soutenue en silence par les Politiques), amené à la quasi-insurrection et au passage dans l'action armée terroriste d'officiers, sous-officiers et soldats marqués au fer rouge par la façon dont fût traité le conflit indochinois, et débouché sur l'instauration d'une République dont les règles guident notre vie de citoyen.
On parlera aussi du massacre de Philippeville, de la liquidation du MNA, de l"impôt révolutionnaire" prélevé par le FLN auprès des immigrés, des "porteurs de valise (Jeanson, Lanzmann pour qui j'ai la plus grande admiration mais qui reste, pour cette période, un complice de l'Algérie FLN* même s'il considère que c'était son devoir de militant anticolonialiste), du nécessaire abandon de cette terre et du sort réservé aux pieds-noirs et aux harkis (et j'en oublie).
Enfin, on dira qu'en ce temps, la répression des manifestations de masse se faisait dans le sang (comme en Syrie aujourd'hui) et l'extrême violence (cette manifestation, Charonne, mais aussi Prague, 68, Budapest 1956, Berlin-Est 1951....).
A quoi sert soudainement cette pétition ? si ce n'est à marquer un anniversaire dans une période pré-electorale où les enjeux sont purement franco-français ?
En conclusion, cela devrait finir par une exigence de repentance "à la Royal ou à la Lang" dont je vais me passer. L'histoire des Pays est une histoire dure où le seul aimant qui guide l'action est la Grandeur ("Car l'Epée est l'axe du Monde et la Grandeur ne se divise pas" C. De Gaulle).
50 ans après, la fin de cette dernière guerre civile française attend toujours ses historiens.
* comme les 20% de français votant PCF furent le "bras armé" de Moscou en France, sollicitables et mobilisables en fonction des besoins spécifiques de l'URSS.