En ouvrant enfin ce dernier tome de la série, je me suis dit tout d'abord : "Ah ! tiens ? Pour une fois, voilà un tome qui se différencie des précédents au niveau de la trame de l'histoire."
En effet, la jeunesse et l'apprentissage de Sans-Nom y est décrite en 2 pages à peine, et puis ensuite on passe à une histoire enfin un peu originale. Mais très vite revient le côté ridiculement grandiloquent et presque comique de Jodorowsky. Exemple : l'ennemi (déjà je ne vous dit ce que c'est, mais j'étais plié de rire en apprenant ce qu'il était et son nom) est déjà gigantesque au départ, et puis boum, rendons-le plus méchant : hop, il devient aussi gros qu'une galaxie, et boum tout explose, etc etc... Bref, c'en est tellement exagéré que le scénario n'a plus aucune substance pour moi : on n'y croit plus, le méta-baron n'a aucune saveur car il se bat contre des choses auxquelles on ne croit pas et puis de toutes façons on s'en fiche...
Même la toute fin est sans grand interêt, d'autant que pour quelqu'un qui connait l'Incal, ou les Techno-Pères, la fin de la Caste des Méta-Barons semble incohérente avec ces autres histoires, de même qu'avec les tomes précédents de cette même série (l'Empire humain avec l'impéroratrice, les technos-technos, etc., a-t-il disparu lors des tomes précédents des Méta-Barons ou pas ? Je n'y comprend plus rien)
Bref, j'hésite entre mettre une note globale de 2/5 ou de 3/5 pour l'ensemble de la série. Mais je reste sur 3/5 car le dessin de Gimenez dans les premiers tomes est exceptionnel (contrairement à celui dans les derniers tomes que je trouve presque moche).