Le méta-baron, personnage qui pourchassait John Difool dans la BD de moebius "l'incal" fascinait tellement qu'il fut décidé qu'il devait avoir sa propre série.
Durant les quelques volumes de la collection, deux robots nous content l'histoire des ancêtres de ce personnage. C'est à travers des vies de souffrance, de lutte de pouvoir mais surtout d'un sens terrible de la famille, des rites de passage d'une violence rare et de ses valeurs de pureté qu'est née cette race de guerriers surpuissants, craints et respectés.
Cette série n'est pas à mettre entre toutes les mains car elle est d'une rare violence. Morale comme physique cette violence était inévitable car elle fait partie intégrante de l'histoire et de la construction de la personnalité de chacun des aieux du méta baron. La violence et la souffrance est le ciment qui rends les méta-barons si solide.
Mais cette saga ne doit en aucun cas se résumer à la violence de ses images et de ses propos, ce n'est pas une apologie de la violence mais surtout un discours sur le dépassement de soi, de la lutte la corruption et contre des valeurs immorales qui pourrisent le monde mais loin aussi d'être des supermans défendant la veuve et l'horphelin, les méta-baron luttent non pas pour les autres mais surtout pour leur compte.
Le scénario de Jodo est bien ficelé, bien que les dialogues soient assez legers mais ceci est compensé par le talent du dessinateur. Tout est remarquable et chaque planche est travaillée de manière superbe, les vaisseaux, les planètes, les personnages sont criants de vérité. Chaque case est une petite illustration qui explose de vie.
Une BD à recommander à toute personne attirée par cet univers si particulier.