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La connaissance objective
 
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La connaissance objective [Poche]

Popper Karl R.
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Présentation de l'éditeur

Voici un livre de philosophie à la fois classique et déconcertant. On y traite de la liberté et du déterminisme à l'aide de nuages et de bulles de savon. On y construit une théorie du langage à l'aide de miel et de toiles d'araignées. Fort de cinquante ans de discussions avec physiciens, biologistes et logiciens, Popper renouvelle l'approche des questions les plus traditionnelles de la philosophie avec pour fil conducteur le progrès de la science, replacé dans le cadre plus général d'une philosophie de l'émergence du nouveau. Rassemblant des textes rédigés pour la plupart entre 1965 et 1971, La Connaissance objective est l'ouvrage le plus représentatif de la "dernière manière" de Popper. Il y révèle toutes les implications métaphysiques de son rationalisme critique et s'y risque à des conjectures audacieuses. Indispensable pour connaître les inflexions que prend alors la pensée de Popper, ce livre l'est aussi pour comprendre les débats de l'épistémologie contemporaine. --Ce texte fait référence à lédition Poche .

Biographie de l'auteur

Karl Popper (1902-1994) est l'une des figures marquantes de l'épistémologie contemporaine. Ami de Konrad Lorenz, il a également participé aux travaux de l'École de Vienne et dialogué avec les plus grands savants, dont Einstein. Il est l'auteur notamment de La Société ouverte et ses ennemis (Le Seuil, 1979), La Quête inachevée (Pocket, 1994) et, avec Konrad Lorenz, de L'Avenir est ouvert (Champs- Flammarion, 1995). --Ce texte fait référence à lédition Poche .

Détails sur le produit

  • Poche: 578 pages
  • Editeur : Flammarion (4 janvier 1999)
  • Collection : Champs Flammarion Sciences
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2080814052
  • ISBN-13: 978-2080814050
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (3 commentaires client)
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81 internautes sur 83 ont trouvé ce commentaire utile 
Une alternative 5 septembre 2002
Format:Poche
Ce livre magistral reprend et prolonge de manière très abordable la "Logique de la découverte scientifique". Avec la clarté et la perspicacité qui le caractérisent, Popper propose aux problèmes épistémologiques de l'induction et de la démarcation des solutions éclairantes et riches de conséquences: les théories scientifiques ne sont pas fondées sur l'induction à partir de l'expérience, car l'induction n'étant pas logiquement valide, il n'existe rien qui ressemble à de l'induction dans le processus d'acquisition de la connaissance. Aucune théorie scientifique ne saurait donc être prouvée, mais cela n'empêche pourtant pas la science de progresser, parce que la science évolue en fait par conjectures et réfutations, tout comme le vivant. Si l'expérience ne peut pas prouver qu'une théorie est vraie, elle peut en revanche prouver qu'une théorie est fausse, par un déductivisme qui lui, est logiquement valide.
Le critère de démarcation apparaît alors dans toute sa clarté: seule une théorie réfutable est scientifique et apporte une explication du monde.
Les théories irréfutables n'ont pas de contenu empirique, et ne nous enseignent rien sur le monde.

Les conséquences de cette philosophie sont énormes et rejoignent à bien des égards les théories sociales de Popper (cf la Société Ouverte et ses ennemis): détachement par rapport aux théories, importance suprême de la libre critique qui a pour objet de rechercher impitoyablement les erreurs, et non de prouver la réalité de tel ou tel dogme, le tout mis en oeuvre à travers la seule méthode qui puisse nous apporter une chance de dévouvrir des théories vraies: la discussion critique.

Dans ce livre, Popper s'en prend également aux philosophies relativistes et idéalistes, et rappelle l'importance de la clarté et la stérilité des dicussions sur le sens des mots.

Voilà un livre étonnant, qui jette un puissant éclairage sur notre monde, en mettant en évidence le vrai talon d'Achille des dogmes de toutes natures, et en particulier des pseudo-sciences, comme la psychanalyse, que Popper n'aura de cesse de dénoncer: ils sont irréfutables, et donc vides de contenus.

On sort plus humble et plus intelligent de la lecture de la "Connaissance Objective".

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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Luc REYNAERT TOP 500 COMMENTATEURS
Format:Poche
Dans ces essais importants, Karl Popper analyse le problème de David Hume, l'aeuvre philosophique d'Alfred Tarski, les problèmes de langage de Wittgenstein, ses trois mondes et toutes sortes de `ismes'.

David Hume
Pour survivre, l'homme a besoin de régularités, d'un monde qui se conforme à ses prévisions. Mais, la répétition d'observations (l'induction) n'a pas la moindre force d'argument, bien qu'elle domine notre vie cognitive. De la sorte, notre connaissance est démasquée comme une croyance rationnellement indéfendable.
Popper propose la déduction comme solution pour le problème de Hume : `que l'on considère toutes les lois ou théories comme hypothétiques ou conjecturales, comme des suppositions.'

Alfred Tarski
Tarski a prouvé que la vérité n'est rien d'autre que la correspondance avec les faits.
Il a également démontré que toute langue contient des sentences de description (de faits) et des sentences `d'évaluation' de ces faits (une métalangue). De la sorte, il a résolu le paradoxe du menteur.

Ludwig Wittgenstein
Pour Wittgenstein, il est impossible de discuter de la relation entre la réalité et un langage (chaque sentence n'est qu'une image de la réalité), étant donné qu'un langage ne peut pas être évalué par un autre langage.
Comme Ray Monk l'a brillamment expliqué dans son livre sur Wittgenstein, la préoccupation principale de ce dernier était l'éthique. Ses recherches philosophiques dans le domaine du langage n'étaient qu'un moyen pour purifier la langue et pour pouvoir exprimer clairement sa vision sur des problèmes éthiques.

Trois mondes
Pour Karl Popper, il y a trois mondes dans notre univers : le monde physique (1), le monde de nos expériences conscientes (2) et le monde constitué par les contenus logiques des livres, mémoires d'ordinateur et choses assimilables (3).
Mais, comme W. Van Orman Quine l'a astucieusement remarqué: Pourquoi le monde 2 ? Le monde 1 le contient déjà. Popper a toujours catégoriquement rejeté le physicalisme.

Le devoir des philosophes et des intellectuels
Pour K. Popper, la mégalomanie est la maladie professionnelle la plus répandue chez les philosophes. Pour lui, c'est un devoir moral de tous les intellectuels de tendre vers la simplicité et la lucidité. Le manque de clarté est un péché et la prétention un crime.

Ecrit avec une clarté et une lucidité exemplaire, ce livre est un must pour tous ceux qui s'intéressent au monde (philosophique) dans lequel nous vivons.
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13 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
Format:Poche
Pourfendeur des idéologies déterministes et totalitaires du XX° siècle, Karl Popper a contribué à développer une nouvelle approche de la connaissance objective au travers de sa théorie des trois mondes.

® Le monde 1 est celui des réalités physiques que l'on identifie par celui auquel 'on peut "donner des coups de pied" et qui existe indépendamment de l''expérience que nous en avons. La matière (donc la physique et la chimie) et le stock de nos connaissances en font partie en tant qu'objets inanimés.
® Le monde 2 est celui de nos expériences conscientes et de la connaissance qui reste subjective dans la mesure ou elle n''existe pas en dehors de la relation que nous avons avec elle. C'est celui de la psychologie, de la perception et des sentiments, y compris des expériences subconscientes et inconscientes.
® Le monde 3 est celui de la connaissance objective, représenté par l'ensemble des théories, des livres, des données, des mémoires d''ordinateurs, bref de l''énorme stock d'informations à notre disposition et qui existent indépendamment de la relation que nous avons avec elles. Le passage de la connaissance subjective à la connaissance objective se fait par l'énoncé écrit de cette connaissance sous forme de théorie qui devient alors une donnée qui peut être soumise à la critique et à l'expérimentation. Cette objectivité de la connaissance est la base même du progrès scientifique et philosophique. Einstein passait son temps à objectiver le produit de ses expérience subjectives pour les soumettre au feu de la critique et parvenir à formuler des théories d'une pertinence supérieure.

Le processus de la connaissance s'établit donc ainsi: nous entrons en contact avec le monde 1 par nos expériences et qui sont vécues dans le monde 2, le monde mental, et ces expériences sont influencées par l''ensemble des connaissances, des théories, des représentations que nous avons dans le monde 3.

Par exemple: je lis ce livre. Le livre, comme réalité matérielle appartient au monde 1. L'expérience que je vis en le lisant, les sentiments qu'il éveille en moi appartiennent au monde 2. Le livre est réel et ces sentiments sont tout aussi réels puisque je les vis.
Mais ce ne sont pas des sentiments purs et intemporels: ils sont conditionnés par mes grilles de connaissance et l'état de mes savoirs du monde 3. Si je suis capable de pensée critique, je vais pouvoir identifier quelles sont les théories utilisées, leur écart avec les phénomènes observés et donc critiquer mes présupposés et les théories pour les rendre plus "vraies", c'est à dire plus adéquates avec les phénomènes observés.
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