Ce livre a été écrit à la va-vite et est bourré d'erreurs de fait ou d'absurdité théorique. Par exemple, Attali nous explique, page 53, la réaction de Minsky à la crise de 2002. Malheureusement, Minsky est mort en 1996.
Page 88, on apprend que les banques américaines prêtent 0,96 dollar par dollar de dépot tandis que les banques européennes rêtent 1,4 euros par euro (problème : où trouvent-elles les 0,4 supplémentaire ?).
Page 125, la menace vient du fait que la Chine pourrait rapatrier son épargne pour soutenir sa croissance. Sachant que l'épargne est le cumul des excédents extérieurs passés, on voit mal...
Page 130, la menace est que les détenteurs de comptes bancaires ne laissent plus les banques utiliser leur argent. On aimerait un mode d'emploi.
Page 135, la hausse de l'épargne entrainera une hausse de l'inflation..On s'attenderait à l'inverse.
Page 187, on apprend que bientôt, grâce au portable, chacun des 6 milliards d'individus pourra calculer des dérivés et confectonner des produits structurés. Chic...
L'auteur refuse encore de reconnaitre que la crise rend caduques ses 300 propositions d'insiration libérale, en particulier celles de réduire les impôts sur le système financier et les traders pour faire de Paris une grande place spéculative.
Dommage qu'Attali ne travaille pas plus sérieusement...