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La défaite de la pensée Poche – 1 janvier 1989

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Alain Finkielkraut est un "mécontemporain", pour reprendre le qualificatif que Péguy s'attribuait à lui-même. Ce philosophe, pourtant médiatique, ne pense que contre l'air du temps.

L'époque tient pour suspecte toute conviction forte et tout jugement de valeur qui prétend se fonder sur des critères universels. Tintin vaudrait bien Balzac ; les tags autant que Picasso. Toute hiérarchie serait discutable. Valoriser une opinion plus qu'une autre serait lui manquer de respect.

Contre ce relativisme ambiant, qui détruit les fondements du débat démocratique, Finkielkraut rappelle, fidèle à l'héritage des Lumières, l'existence de valeurs universelles. C'est la reconnaissance de valeurs communes, valables quelles que soient les particularités de chacun, qui fonde l'appartenance à la nation française, en son principe universaliste. Les progrès du relativisme, faisant le lit de revendications particularistes, menacerait son unité.

La thèse est claire. Reste à savoir si elle est éclairée ou seulement alarmiste. --Paul Klein

Revue de presse

Au concept de Raison universelle s'oppose celui de Volksgeist (littéralement en allemand «volonté du peuple», par extension «génie national»).
Né en réaction aux idées des Lumières, le concept de Volksgeist a peu à peu envahi la pensée, pour aboutir à la défense du relativisme absolu. Il n'y a pas de progrès vers plus de raison ou plus d'humanité. Toutes les cultures se valent. Chaque peuple a sa façon de faire et cela ne peut se juger.
L'Occident doit combattre son ethnocentrisme.
Les valeurs des philosophes des Lumières ne sont finalement que l'expression d'une culture particulière. Les droits de l'homme ne sont pas universels, puisque l'universel n'existe pas. Toute tentative d'imposition des droits de l'homme à d'autres cultures est donc la preuve d'un nouvel obscurantisme : l'ethnocentrisme, nouveau péché capital.
La vie «avec la pensée» a disparu de nos sociétés.
Puisqu'il n'y a plus de hiérarchie dans les valeurs, la pensée n'est plus délimitée. On ne sait plus de qui émane la pensée, on ne sait pas s'orienter vers ce qui serait le bien. Nous n'avons plus rien à opposer à la barbarie, par crainte de devenir barbares nous-mêmes. -- Idées clés, par Business Digest

«La défaite de la pensée» traite davantage de celle de la culture... Le style, caustique, d'Alain Finkielkraut est assez déroutant, tout au moins dans la première partie de l'ouvrage, et peut déstabiliser le lecteur. Si l'on ne connaît pas encore l'auteur, on a parfois du mal, tant le ton sait être ironique, à déterminer quelle thèse il défend. Cette réserve faite, le livre dresse un bilan large de l'évolution des notions de culture, avec ce qu'elles engendrent de relations au racisme, au pseudo antiracisme.

L'auteur pose là des questions de fond, avec l'exigence de réflexion qu'on lui connaît. Il souligne les confusions de ce siècle qui, sous couvert d'ouverture d'esprit, (on pourrait dire: «pour se faire bien voir de tous»...) mélange gaiement et sans aucune autocritique valeurs et modes, portant au même pinacle Shakespeare et le Rock. Nous évoluons dans un univers occidental avide d'assouvir ses désirs (et non ses besoins). Et nous voulons les assouvir immédiatement, précisément dans le grand paradoxe de la médiatisation, du spectacle.

Ce que nous voudrions, c'est de l'émotion, du «génial», du prêt à penser. Le tout dans la meilleure bonne conscience qui soit, dans l'illusion tenace que la liberté et la culture se définissent par la satisfaction des besoins, et ne peuvent donc résulter d'une ascèse.

Nous constatons que le concept de «sens» fait florès dans l'entreprise. Son succès marque un réel besoin des hommes de ce temps (cependant en tous points semblable au besoin de tous les autres hommes de tous les autres temps...) de savoir pour qui et pour quoi ils vivent. Mais le sens ne se fabrique pas. Il naît d'une recherche éminemment personnelle, qui justement sollicite la capacité de «penser tout seul», sans gourous et sans autres indicateurs que ceux que l'on se donne à soi-même, dans une réflexion autonome qui assume ses choix. Nous ne devrions pas même accepter que qui que ce soit nous dise: «Pour accéder au sens, je vais vous dire comment vous y prendre...» Le mieux que nous puissions faire est d'inviter ceux que nous manageons à développer une pensée qui leur appartienne, même si, au bout du compte, elle vient se heurter voire s'opposer à la nôtre.

L'école devrait être un lieu privilégié favorisant d'abord la croissance de la pensée, sa «personnalisation» dès le plus jeune âge. Qui n'a pas constaté à quel point les petits enfants posent et se posent des questions fondamentales, sur la vie, sur la mort, sur leurs origines ? Que se passe-t-il pour que, ensuite, beaucoup d'entre eux perdent le goût de faire travailler leur matière grise, ne mettent plus les concepts «à leur pensée» (comme on dit «à sa main») et se fondent dans le moule qu'on leur propose ou qu'on leur impose?

Ce que l'essai d'Alain Finkielkraut suggère avec force, c'est qu'il est urgent de penser, urgent de cesser de croire que nous le faisons quand nous suivons seulement le mouvement d'une vague, souvent initialisé par les médias et les médiatisés.

En revanche, l'essai ne dit pas que l'homme a une connaissance intuitive de l'exigence qu'engendre l'effort de la pensée, envers soi-même, envers sa vie, dans ses comportements quotidiens. Le philosophe Alain disait que «Penser, c'est dire non». Et nous évoluons dans un monde où dire non aux courants à la mode, à ce qui est dans l'air du temps, nous met en face d'un vide angoissant, nous isole, dans un premier temps en tout cas, nous met face à nous-même, nous accule à réfléchir sur notre appartenance à une communauté dont nous sommes, à notre mesure et à notre place, responsables.

Prendre le risque de la pensée, c'est prendre le risque d'aller à la découverte de l'étranger qui vit en nous, et de le faire sans beaucoup de garde-fous, sans certitudes établies une fois pour toute. C'est abandonner l'idée d'être désigné, justement, comme un «petit maître à penser» d'aujourd'hui.
C'est un risque, oui, mais il est magnifique, puisque, in fine, il doit nous permettre de devenir qui nous sommes vraiment. -- Brigitte de Saint-Martin -- -- Business Digest --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Format: Broché
Un livre passionnant
Avec le style plein de verve et d'expressions imagées qui caractérise Alain Finkelkraut, notre pourfendeur des idées reçues s'insurgent contre le "culturalisme" consistant à s'abstenir de tout jugement par repect des différences culturelles particuliéres. Il retrace ainsi historiquement l'évolution des idées universalistes face à ce culturalisme. Avec un catastrophisme un peu éxagéré et un esprit icnoclaste, il dépasse finalement le champ de la culture pour le situer au niveau des idées et démontre à quel point en renonçant aux idées universelles issues notamment des Lumiéres notre civilsation par refus d'ethnocentrisme et sous prétexte de respect des autres cultures, enferme finalement l'individu dans son identité. Un essai qui na pas perdu de son actualité et qui éclaire effectivement brillament le débat du communautarisme.
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Par Romain le 6 décembre 2015
Format: Poche
"La défaite de la pensée" est sans doute l'ouvrage le plus important d'Alain Finkielkraut dans la mesure où il s'y livre à une analyse à la fois historique et philosophique exigeante de notre rapport à la "culture". Il décortique notamment avec une profondeur remarquable la genèse et les avatars successifs de la notion française de "culture" héritée des Lumières, qui est mise en parallèle avec la notion allemande de Volksgeist ("génie national"). La thèse finale à laquelle cet ouvrage conclut est celle d'un agrandissement inquiétant de la sphère du culturel à tout un ensemble de pratiques qui en étaient auparavant exclues. Ainsi, si le flot des créations proprement culturelles (c'est-à-dire pour l'auteur celles qui ressortent de "la vie avec la pensée") ne tarit pas, il se trouve immergé dans un courant beaucoup plus vaste de "productions" pseudo-culturelles qui dénient aux premières toute prééminence : le relativisme culturel s'impose et la grande culture est priée d'abandonner sa superbe.
C'est ainsi un ouvrage dont la lecture est à la fois exigeante (assez éloigné donc des essais récents du même auteur), mais aussi très stimulante et enrichissante pour qui s'interroge sur la culture dans le monde contemporain et sur les dévoiements de la pensée moderne.
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Format: Poche
Lorsque j'ai lu ce livre, il y a un peu plus de 20 ans, j'avais trouvé qu'il se présentait un peu trop, au plan des idées, comme un démarquage de "L'âme désarmée" d'Alan Bloom. La différence est que Bloom limite essentiellement ses analyses aux débats ayant agité le microcosme universitaire américain des années 70, alors que Finky s'inscrit d'emblée dans une perspective bien plus large, "civilisationnelle", dirait-on aujourd'hui. Mais plus le temps passe, plus les intuitions de Finkielkraut se vérifient l'une après l'autre, comme chacun peut s'en apercevoir tous les jours. Alors, peu importe que cet auteur soit, depuis lors, devenu une des "vaches sacrées" médiatiques (et tant mieux !); peu importe, même, que ses récentes prises de position géopolitiques (sur la question du conflit proche-oriental en particuiler) soient critiquables. Ce qui compte, c'est que, avant beaucoup d'autres, il avait vu juste sur la capitulation de l'esprit des Lumières face aux dérives "postmodernes" et qu'il l'avait exprimé avec talent. Un ouvrage qui reste passionnant, mais qu'il est devenu difficile de relire sans éprouver un peu de nostalgie pour un temps où il semblait encore possible de réagir. Maintenant, c'est devenu un combat d'arrière-garde. Et ce sont nos enfants qui en paieront le prix.
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Format: Poche
Cet essai (écrit en 1987) se termine sur une perspective pessimiste : une conclusion intitulée "Le zombie et le fanatique", où l'auteur oppose l'occidental décadent, égoïste, pusillanime (le "zombie") à l'habitant des pays du tiers-monde, sorti d'une décolonisation mal digérée et prêt à tout pour revendiquer des concepts identitaires (le "fanatique").
Ce qui est oublié, nous dit l'auteur, c'est l'esprit des Lumières, seule solution pourtant pour éviter ces deux écueils, c'est à dire la culture (et non "les cultures"), la réflexion, la pensée tout simplement. Ce final, qui pouvait paraître trop pessimiste en 1987, semble aujourd'hui fort lucide.
On peut reprocher un manque de profondeur dans l'analyse (mais c'est normal pour un livre qui se veut synthétique), on peut aussi regretter que l'auteur ignore, dans sa perspective historique, les nouvelles conceptions matérialistes de société (libéralisme, marxisme...), qui, pour les trop avoir étouffées, ont peut-être leur part dans les revendications identitaires.
L'ouvrage reste cependant très intéressant pour comprendre les origines conceptuelles profondes du nazisme et des nationalismes en général.
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