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La dénomination. Approches lexicologique et terminologique [Anglais] [Broché]

Gérard Petit

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Description de l'ouvrage

22 février 2010 Bibliothèque de l'Information Grammaticale (Livre 65)
Dénommer, c'est appeler les êtres et les «choses» par le nom (name) qui leur a été institué dans et par la langue. Assurant l'intercompréhension entre les locuteurs, la dénomination constitue une propriété fondamentale du lexique et des terminologies. Si épistémologiquement, la dénomination fait partie intégrante des appareils conceptuel et méthodologique de la Linguistique et de la Terminologie, dans l'une et l'autre discipline elle connaît une situation paradoxale. D'une part elle souffre d'un déficit important de conceptualisation ; de l'autre elle se révèle être un puissant moteur pour la description sémantique et référentielle du lexique (Lexicologie et Lexicographie comprises) et des terminologies (Terminologie, Terminographie et Terminotique). L'objet du présent ouvrage est de proposer un réexamen systématique et explicite de cette notion et de lui assurer un positionnement valide dans l'appareil théorique de la Linguistique. Refusant une caractérisation monolithique, l'analyse opte pour une conception modulaire, articulée sur les différents paramètres combinables et superposables qui définissent cette propriété : ontologiques (dénomination d'objet, de procès, de propriété), sociolinguistiques (dénomination diaphasique, diastratique), juridiques (dénomination de droit, de fait) et linguistiques (dénomination statutaire, occurrentielle).

L'objectif de ce travail est également heuristique : envisager la dénomination comme un levier en vue du réexamen du concept de polysémie, qui lui est consubstantiellement lié. Appliquée aux modèles catégoriels (conditions nécessaires et suffisantes, prototype) et non catégoriels (propriétés extrinsèques, intrinsèques, facettes, types pointés...), la dénomination permet de distinguer entre emplois relevant effectivement d'une polysémie lexicale de ceux procédant d'effet impartis aux instanciations de vocables.

Gérard Petit est docteur en Linguistique, Maître de conférences à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense (ex Paris X). Ses travaux portent sur la caractérisation sémiotique de l'unité lexicale et du terme technique, notamment par le filtre de leur propriété dénominative. Il est également l'auteur de travaux sur le figement lexical, la lexicographie spécialisée et la lexicographie bilingue.

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Extrait

UN CONCEPT RÉCENT EN LINGUISTIQUE

1. Introduction

L'emploi du terme dénomination est daté pour le français à 1375, où il signifiait "nom attribué à quelque chose" (TLF et Robert historique). Il est hérité du latin bas denominatio "désignation" (valeur processuelle et résultative, cette dernière uniquement sur le plan rhétorique). Actuellement il garde la même signification de "nom attribué" dans la langue courante, le sens processuel "action d'attribuer un nom" étant noté comme rare (TLF). Le sens courant de ce mot est donc globalement analogue à celui dégagé par la conceptualisation de Kleiber (1981, 1984), celle-ci spécifiant toutefois le sens et l'extension de nom ainsi que la nature de l'attribution.

La signification de dénomination s'est transmise avec le minimum d'évolution, au point de se pérenniser dans le sens technique actuel (Kleiber 1984, 1996, 2001). De par le type de procès qu'il décrit et, résultativement, d'entité lexicale, le terme était prédestiné à intégrer naturellement le panorama des concepts linguistiques. Tel n'a toutefois pas été le cas, les théories linguistiques et courants de pensée majeurs du XXe siècle ne l'ayant pas adopté. Certains l'ont rejeté, d'autres en ont emprunté le principe sans pour autant le reconnaître. D'où un paradoxe : ce terme ancien, qui désigne une propriété linguistique et / ou discursive n'a fait réellement son apparition dans la réflexion linguistique que dans les années quatre-vingts. Pour comprendre ce retard ainsi que les réticences qu'il peut actuellement susciter chez certains chercheurs, un examen du contexte épistémologique dans lequel s'est développée la pensée du signe linguistique depuis un siècle semble nécessaire.

LA DÉNOMINATION

2. L'immanence de la langue comme principe limitatif

Le caractère tardif d'une réflexion linguistique sur la dénomination en France résulte de la conjonction de plusieurs facteurs dont l'un semble déterminant : la prégnance (presque sans partage) d'une perspective projetée sur la langue par une conception historiquement dominante, l'analyse structurale, telle qu'elle est issue de la théorie saussurienne. Elle repose sur le principe de l'immanence de la langue, perçue comme une entité close sur elle-même et autosuffisante. D'où le refus de toute investigation qui porterait sur les relations entre la langue et le réel. La conception du signe chez Saussure (CLG : 97 sq.) exclut explicitement la prise en compte de la relation au monde :

«Pour certaines personnes la langue, ramenée à son principe essentiel, est une nomenclature, c'est-à-dire une liste de termes correspondant à autant de choses [...] Cette conception est critiquable à bien des égards. Elle suppose des idées toutes faites préexistant aux mots [...] elle ne nous dit pas si le nom est de nature vocale ou psychologique, car arbor peut être considéré sous l'un ou l'autre aspect ; enfin elle laisse supposer que le lien qui unit un nom à une chose est une opération toute simple, ce qui est loin d'être vrai. Cependant cette vue simpliste peut nous rapprocher de la vérité, en nous montrant que l'unité linguistique est une chose double, faite du rapprochement de deux termes.»

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