EUR 20,30
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 4 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
La dernière bagnar... a été ajouté à votre Panier
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

La dernière bagnarde Broché – 13 avril 2011


Voir les 2 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 20,30
EUR 17,35 EUR 1,26

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

La dernière bagnarde + Sous le toit du monde + La passagère du France
Prix pour les trois: EUR 48,10

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Descriptions du produit

Extrait

- Qu'est ce que t'as à plier tes chiffons ! Tu te crois où ?
Comme si elle n'avait rien entendu, Marie continua de ranger méticuleusement ses vêtements dans son sac de toile. Elle était parvenue à les récupérer un à un et, même dans un triste état, piétines, salis, ils étaient tout ce qu'elle emportait du temps de sa vie en France. En prendre soin, c'était continuer à vivre, faire comme si rien de grave ne s'était passé. Et ce n'étaient pas les remarques de cette Louise venue comme elle des bas quartiers de Bordeaux qui allaient l'émouvoir. Les reproches, elle connaissait par coeur, toute sa vie depuis son plus jeune âge elle en avait entendu. Elle ne releva pas et prit le dernier vêtement. Il ne ressemblait plus à rien, il était à moitié déchiré, et il avait perdu un bouton. Elle en eut un haut-le-coeur. C'était son préféré. Une petite chemise fleurie en voile de coton dans des tons bleus avec de jolies manches courtes et bouffantes qui venait d'une grande maison de Bordeaux dont l'enseigne prestigieuse se tenait sur le cours de l'Intendance. Elle en avait toujours pris soin. Il se fermait délicatement sur la poitrine à l'aide de petits boutons de nacre blanc, ronds comme des boutons de bottines. Marie n'aurait jamais pu se payer un vêtement pareil qui coûtait son salaire de plusieurs mois. Elle l'avait trouvé ou, plus exactement, subtilisé dans la poubelle d'une de ses patronnes qui l'y avait jeté avec rage un matin où, contrariée de ne plus pouvoir le fermer pour cause de prise de poids, elle avait piqué une grosse colère en disant que cette chemise était affreuse et avait décidé qu'elle n'en voulait plus. Toute la journée Marie avait surveillé la poubelle et le cuisinier n'avait pas compris son assiduité à vider elle-même tous les déchets. Le soir même, juste avant de quitter son travail, tremblant qu'on ne la découvre, Marie avait extirpé le petit chemisier de la grande poubelle, non sans un désagréable sentiment de culpabilité. Elle l'avait caché tout au fond de son cabas comme une voleuse cache son butin, et avait traversé Bordeaux à une vitesse inhabituelle, grimpé quatre à quatre jusqu'à sa chambre de bonne, et refermé la porte à double tour derrière elle. Ses jambes en tremblaient. Une fois seule, elle avait repris sa respiration puis, délicatement, elle avait sorti la chemise du cabas comme on sort un trésor, et l'avait posée sur son lit. Elle n'en revenait pas de voir ce vêtement si raffiné, qu'elle avait si souvent admiré sur Madame, ici, dans sa chambre de bonne. Elle l'avait regardé sous toutes les coutures pour bien vérifier qu'il n'avait pas été taché, puis, comme il était impeccable, elle l'avait enfilé avec une gravité qui lui était jusqu'alors inconnue. Marie n'avait jamais porté que de mauvaises toiles. Passer ce vêtement gracieux, c'était comme changer de peau.

Revue de presse

Il fallait toute la sensibilité de Bernadette Pécassou-­Camebrac pour éclairer avec une telle force cet épisode oublié de notre histoire : celui des bagnardes. D'une plume tour à tour incroyablement violente et infiniment délicate, l'auteur nous invite à une descente en enfer. À travers la figure d'un personnage bien réel, Marie Bartête, vingt ans en 1888, quand elle est envoyée au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, c'est toute l'horreur du sort réservé à de nombreuses femmes par la IIIe République qui est décrite. (Blaise de Chabalier - Le Figaro du 5 mai 2011)


Détails sur le produit

  • Broché: 312 pages
  • Editeur : Flammarion (13 avril 2011)
  • Collection : LITTERATURE FRA
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2081221411
  • ISBN-13: 978-2081221413
  • Dimensions du produit: 24 x 2,1 x 15,2 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (16 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 171.205 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


En savoir plus sur les auteurs

Découvrez des livres, informez-vous sur les écrivains, lisez des blogs d'auteurs et bien plus encore.

Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

4.2 étoiles sur 5
Partagez votre opinion avec les autres clients

Commentaires client les plus utiles

19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile  Par tout public le 21 avril 2011
Format: Broché
Cette histoire est captivante, émouvante, je l'ai lue d'un seul trait!
Je recommande cette lecture, qui retrace la vie très documentée de ces bagnards et bagnardes.
Je dois me séparer de ce livre,comme d'autres, à contre coeur, pour ne pas faire exploser mon budget "livres".
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par Roussel Didier le 15 août 2011
Format: Broché
Amis d'Amazon, désolé, je n'ai pas acheté ce livre comme de coutume chez vous.
Figurez vous qu'avant de reprendre mon avion pour Cayenne, je fouine dans quelques boutiques de l'aéroport. Et hop ? Que vois-je? " La dernière Bagnarde". je lis la dernière page de couverture, et sans hésiter j'achète ce livre.
Figurez vous que j'ai vécu plus de quatre années à Saint-Laurent du Maroni. Une ville très riche d'une malheureuse culture : celle du bagne et des bagnards.
J'ai donc lu ce livre avec un autre oeil, repérant géographiquement les situations.
Les descriptions du climat, du bagne, de la ville de Saint-Laurent du Maroni, m'ont stupéfaites. C'est simple j'y étais.
Le roman sur la dernière bagnarde de Bernadette Pécassou est tout simplement à lire car beaucoup de personnes ne savent pas qu'il existait également des bagnardes, même des guyanais l'ignoraient, en leur parlant du livre.
Bravo à Bernadette PECASSOU, j'ai lu votre livre avec un tout autre oeil et je l'ai adoré.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile  Par monpatou le 27 octobre 2011
Format: Broché Achat vérifié
Je connais le bagne de St. Laurent du Maroni pour l' avoir visité, également celui des Iles du Salut. J' ignorais totalement que des femmes avaient été expédiées là-bas, je n' en ai jamais entendu parler. Pourtant la population de Guyane n' est pas avare d' explications dans ce domaine. j' avais été assez pertubée par l' atmosphère de ces visites; Cependant on ne peux aller en Guyane Française sans avoir visité "Le Bagne".
Ce livre est un récit difficile qui explique s 'il le fallait encore combien le rôle de la femme, à cette époque et encore aujourd' hui est peu enviable et qu' il y a beaucoup de chemin à parcourir.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par ides60 le 1 décembre 2011
Format: Broché
La déportation des bagnardes n'a jamais été réellement évoquée dans la littérature française. On a beaucoup parlé des hommes, mais rarement des femmes. Ici, on suit Marie qui quitte la France à vingt ans pour aller croupir dans un bagne de Guyane : Saint-Laurent-du-Maroni. On laisse croire à ces femmes qu'une fois leur peine purger, elles pourront trouver un mari sur place, que l'état leur fournira une terre et qu'elles pourront refaire leur vie. Mais que souhaitaient vraiment les autorités à cette époque si ce n'est se débarasser de toute une population rurale qui émigrait vers les villes où le boulot était rare et où l'insécurité s'installait progressivement car ces miséreux volaient parfois leur pain pour survivre. Alors on les exilait dans des conditions atroces après six semaines de bateau, ils débarquaient dans des pays insalubres ou toute culture était impossible, où rien n'était prévu pour eux, même pas un abri et où leur vie ne représentait rien.
Très bien écrit, une lecture facile et fluide.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Format: Broché
A l’aide de ce roman, on découvre que les femmes ont elles aussi été envoyées au bagne. De pauvres femmes venant des campagnes – pour des raisons bénignes. Mais la politique du gouvernement avait un but essentiel précis : fournir des femmes aux bagnards ayant fini leur peine et peupler la colonie – similaire en quelque sorte à la situation des « filles du Roy » en Nouvelle France.

Le roman se lit facilement. Les références historiques sont minimales. Les caractères sont assez stéréotypés : il y a la religieuse toute remplie de sa foi, les fonctionnaires des colonies qui n’ont qu’une hâte : en repartir, les idéalistes qui y laissent leurs vies. On y décrit la vie dans des conditions inhumaines des prisonniers, et l’exploitation et le mépris des femmes à la foi par les autorités et par les bagnards eux-mêmes. Tout cela dans le contexte d’une nature tropicale difficile et dangereuse et un environnement en vase clos : impossible de s’échapper, physiquement et moralement.

L’édition du livre laisse quelquefois à désirer : à une page, on dit que les bagnardes étaient là depuis deux ans mais quelques pages plus loin, on dit un an ; la fenêtre fermée dont on reparle quelques pages plus loin se trouve cette fois être ouverte, etc.

Mais cela n’enlève pas l’intérêt du livre d’avoir porté à notre connaissance cette présence des femmes au bagne de Saint-Laurent-de-Maroni et les conditions révoltantes de leur détention.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par isabelle sajot-lucas le 23 novembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
Après une visite au bagne de st laurent du maroni la question des conditions de vie des bagnardes avait été survolée. Je voulais en savoir plus et ce livre trés bien écrit, facile à lire, nous décrit parfaitement bien le sort inhumain de cette malheureuse. On retrouve aussi l'ambiance de l'époque. Un bon moment de lecture.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Commentaires client les plus récents


Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?