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La dernière légion [Poche]

Valerio Manfredi , Claire Bonnefous
3.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)

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Poche --  

Description de l'ouvrage

7 avril 2005 Pocket (Livre 12048)
Cette nuit-là, le campement est calme, la brume recouvre les plaines. La Nova Invicta, la fameuse légion chargée de protéger le dernier empereur romain, s'apprête à passer une nouvelle nuit de garde lorsque, surgissant du brouillard, les hordes barbares attaquent. Quelques heures plus tard, tout est perdu : la famille impériale a été exécutée. Le jeune empereur Romulus Auguste et son précepteur sont épargnés, avant de connaître l'exil.
Mais il reste un espoir. Aurelius, Vatrenus et Batiatus, seuls survivants de la légion décimée, vont tout faire pour sauvegarder ce qu'il reste de l'empire. Aidés par Livia, une jeune combattante fidèle à la gloire de Rome, ils organisent le sauvetage du petit empereur. En chemin, ils font une découverte extraordinaire : l'épée légendaire de Jules César.
Pourchassés par les Barbares, ils risqueront maintes fois leur vie au cours d'une expédition qui les conduira de Rome jusqu'aux pays celtes où ils livreront l'ultime bataille.
L'Empire romain, que l'on avait cru immortel, n'est plus; mais, sur ces terres de légendes, un nouveau mythe est sur le point de naître...
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Descriptions du produit

Extrait

Dertona, camp de la Legio Nova Invicta, Anno Domini 476, ad Urbe condita 1229

La lumière transperça les nuages qui recouvraient la vallée, et les cyprès se dressèrent soudain telles des sentinelles sur la crête des collines. Une ombre courbée sous une gerbe de rameaux apparut à la limite d'un champ de chaumes et s'éva­nouit aussitôt comme un songe. Le chant du coq résonna au même instant dans une ferme lointaine, annonçant un jour gris et blême, puis s'éteignit comme si le brouillard l'avait englouti. Seules des voix d'hommes parvinrent à traverser la brume.
«Il fait froid.
- Cette humidité pénètre jusqu'aux os.
- C'est le brouillard. Je n'ai jamais vu de brouillard aussi épais.
- Oui. Sans compter qu'on ne nous a pas encore apporté notre ordinaire.
- Il n'y a peut-être plus rien à manger.
- Pas même un peu de vin pour nous réchauffer.
- Et cela fait trois mois que nous n'avons pas touché notre solde.
- Moi, je n'en peux plus, je ne supporte plus cette situation. Des empereurs qui changent presque tous les ans, des Barbares à tous les postes de commandement, et maintenant la plus grande absurdité de toutes : un morveux sur le trône des Césars, Romulus Auguste ! Un gamin de treize ans, qui n'a même pas la force de tenir le sceptre, devrait présider aux des­tinées du monde, tout au moins de l'Occident. Non, vraiment, j'arrête, je pars. A la première occasion, je quitte l'armée et je vais sur une île mener paître des chèvres ou cultiver un bout de terre. J'ai pris ma décision.»
Un souffle de vent, une brise fine se ménagea une brèche dans la brume et révéla un groupe de soldats réunis autour d'un feu. Ils attendaient la fin du dernier tour de garde. Rufius Vatrenus, un Espagnol de Sagunto, vétéran de nombreuses batailles, commandant du corps de garde, se tourna vers son compagnon, le seul à ne pas avoir prononcé un mot : «Qu'en dis-tu, Aurelius ? Approuves-tu mes propos ?»
Aurelius plongea la pointe de son épée dans les braises, ravivant ainsi la flamme, qui s'éleva en crépitant et en libérant un tourbillon d'étincelles dans la brume laiteuse.
«Moi, j'ai toujours été soldat, j'ai toujours servi la légion. Que pourrais-je faire d'autre ?»
Il y eut un long silence : les hommes se dévisagèrent, enva­his par un sentiment d'égarement et par une angoisse indicible.
«Ne l'écoute pas, dit Antoninus, un sous-officier âgé, il ne quittera jamais l'armée, il en a toujours fait partie. Il ne se rap­pelle même pas ce qu'il faisait avant de s'enrôler, il ne sait même pas où il était avant, n'est-ce pas, Aurelius ?»
L'interpellé ne répondit pas mais, à la lueur des braises, son regard trahit une ombre de mélancolie.
«Aurelius réfléchit à ce qui nous attend, commenta Vatrenus. La situation nous échappe une nouvelle fois. Les troupes barbares se sont, paraît-il, rebellées et ont attaqué Pavie, où était retranché Oreste, le père de l'empereur. Oreste s'est replié sur Plaisance, il compte sur nous pour ramener les Bar­bares à la raison et soutenir le trône branlant de son petit Romulus Auguste. Mais j'ignore si cela suffira. Ou plutôt, je crois que non, si vous voulez mon avis. Ils sont trois fois plus nombreux que nous et...
- Vous avez entendu ? l'interrompit un des soldats qui était le plus proche de la palissade.
- Cela vient du camp, répondit Vatrenus en tournant la tête pour balayer du regard le terrain semi-désert et les tentes couvertes de gel. Le tour de garde est terminé, ce doit être le nouveau piquet de surveillance. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Présentation de l'éditeur

L'an 476 marque officiellement la fin de l'Empire romain mais il y a longtemps déjà que Vandales, Huns et Wisigoths ravagent et occupent la Gaule et l'Italie. Alaric a pris Rome et Constantin a choisi Byzance pour capitale. En détrônant l'enfant Romulus Augustule, le chef goth Odoacre met à mort l'Empire disloqué. Le Barbare épargne néanmoins la vie du dernier des Césars adolescents. C'est l'exil, et la fuite vers les confins septentrionaux, sous la protection d'Aurélius, commandant d'une légion décimée. Une extraordinaire découverte, une épée à l'inscription mystérieuse, oriente alors le voyage : cette arme légendaire semble leur indiquer les brumes du pays breton... Une prodigieuse rencontre entre deux civilisations menacées, entre le légionnaire romain et le chevalier celte, entre les survivants du Capitole et la cour du roi Arthur. Notre civilisation occidentale a peut-être commencé à cet instant-là.

Détails sur le produit

  • Poche: 542 pages
  • Editeur : Pocket (7 avril 2005)
  • Collection : Pocket
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2266136461
  • ISBN-13: 978-2266136464
  • Dimensions du produit: 17 x 10,6 x 2,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (8 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 217.888 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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Commentaires en ligne 

Commentaires client les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 UNE REELLE DECEPTION 21 août 2007
Par G. JEROME
Format:Poche
Ce roman reste dans l'ensemble assez décevant, son côté manichéen est pénible et l'intrigue très prévisible; si l'on s'intéresse au contexte historique de la fin de l'Antiquité on s'apercevra trés vite des limites de cet ouvrage. Mais il ne faut pas être trop sévère avec "La denière Légion" car je crois savoir que Valério Manfredi l'aurait écrit dans l'optique de son adaptation hollywodienne (sortie du film en septembre 2007), on ne peut donc pas trop en demander même si le délit de faciès et de couleur de peau des affreux barbares et la beauté et le courage des derniers romains rabachés tout au long du roman est franchement risible.
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4 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Un grand bémol à l'enthousiasme général ! 5 juillet 2006
Par Hervé M
Format:Poche
Riche sur le plan historique, une trame romanesque bien ficelée et plaisante, mais un style décevant, à moins que ce soit le résultat de la traduction. Les protagonistes sont traités superficiellement, ayant les comportements toujours adéquats à la situation, avec des psychologies trop souvent en décalage avec leur personnage : soit ce sont des gentils, soit ce sont des méchants, mais pas de place pour les personnalités complexes et nuancées. Un peu trop manichéen à mon gout ; j'ai souvent eu l'impression de lire un livre destiné aux ados.

C'est avec ce roman que je découvre Valerio Manfredi, et ma foi, je suis un peu refroidi ; les critiques étaient pourtant bonnes ... Je ferai l'effort de lire un deuxième roman de l'auteur, dans l'espoir qu'il sera meilleur, mais pas tout de suite : d'autres lectures plus attrayantes m'attendent.

A lire quand même, au moins pour son contenu historique.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Péripéties du dernier empereur romain 22 septembre 2004
Format:Broché
Voici un livre très intéressant que j'ai dévoré du début à la fin, très bien écrit, et qui nous transplante vers les années 476 après jc, années du déclin de la puissante Rome.
C'est l'histoire d'Oreste un grand guerrier romain qui a fait nommer et reconnaître son fils Romulus comme empereur le jour de ses 13 ans ; Oreste étant sur de son fait pense que les barbares menés par Odoacre et Wulfila n'anéantiront pas la puissante Rome reconnue à la fois par l'empire d'orient et l'empire d'occident, mais comme il est prévoyant, afin éventuellement de protéger son fils, il a créé la "legio nova invicta", la dernière légion romaine composée d'hommes sur-entraînés et fidèles et connue de peu de personnes.
Seulement les barbares investissent l'empire et anéantissent la legion. Battiatus un super combattant a été délégué auprès de Rome afin de demander des renforts à Oreste, mais quand il arrive au palais, il ne voit que crimes et incendie, les barbares ayant blessé à mort Oreste, tué sa femme et enlevé son fils ainsi que son précepteur Ambrosinus; il recueille les dernières paroles d'Oreste et lui jure de sauver son fils.
Je ne vais pas vous raconter tout le livre, mais les pérégrinations de Battiatus, Ambrosinus, Flavia et tous les compagnons nous entraînent à travers l'Italie, l'Allemagne, la France et l'Angleterre vers une bataille finale où l'auteur nous en apprend sur la légende de Merlin et de l'origine de l'épée si célèbre du roi Arthur: excalibur.
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