Nouf Shrawi, âgée de 16 ans, fille d'une riche famille de Jeddah, en Arabie Saoudite, disparaît de chez elle. Son frère Othman demande à son ami Nayir, guide dans le désert saoudien, de l'aider à la retrouver. Mais il est trop tard: Nouf est déjà morte, quelque part dans le désert. L'autopsie conclut un peu rapidement à une mort accidentelle...
Katya, la fiancée d'Othman, est technicienne dans le laboratoire de la morgue. Elle découvre sur le corps des traces de violence mais n'a pas le pouvoir de contredire les conclusions du médecin légiste, qui est un homme. Mais Othman ne se contente pas des conclusions officielles et demande à sa fiancée et à son ami Nayir de trouver la vérité sur la mort de Nouf. Katya va braver les interdits et utiliser le laboratoire où elle travaille pour y faire des recherches personnelles et tenter d'expliquer ce qui est arrivé à la soeur son fiancé. Sur le terrain, Nayir va faire de même et interroger les gens qui connaissaient Nouf, et va peu à peu découvrir, que derrière la burqa se trouvait une jeune femme passionnée, avec ses rêves, ses ambitions et ses désirs secrets...
La Disparue du désert est un roman policier captivant, dont la principale originalité est lié à sa situation géographique. Dans un pays ou règnent de nombreux tabous, de multiples interdits religieux et une ségrégation des sexes quasi absolue, une enquête policière autour de l'assassinat d'une jeune fille n'a rien de simple, comme ne tardent pas à le découvrir les deux protagonistes de cette histoire. La relation entre ces deux personnages, une chimiste de 28 ans, moderne et aussi émancipée qu'elle peut l'être et un homme plutôt traditionnaliste, célibataire et mal à l'aise en présence des femmes, mais plein de sagesse et de compassion, évolue au cours du roman, et se révèle particulièrement intéressante. L'enquête policière et son contexte inhabituel rivalisent pour captiver l'intérêt du lecteur, qui ne faiblit pas une seule minute...
Un roman policier excellent, et peut-être le début d'une série?