Présentation de l'éditeur
Ce sont des foules et des corps en transe, une esthétique qui se refuse dêtre un mouvement, des communautés qui refusent les signes dappartenance sans panoplie, sans icône, sans mot dordre - un sentiment enfin de communion, de fusion dans la transe, la pulsation du corps et de la machine qui exclut toute communication verbale
La fête techno cristallise nombre de paradoxes, notamment ce désir ambivalent dêtre « tout seul et tous ensemble », à lheure où lon parle dune société à lindividualisme exacerbé et au déficit de communion et de sacré. Alors que la fête techno entre dans lhistoire, institutionnalisée et marginale, le livre tente de cerner ce lieu de socialisation daujourdhui, le doute identitaire du monde post-industriel.
Quatrième de couverture
Des foules de corps en transe, une esthétique qui se refuse dêtre un mouvement, des communautés qui rejètent les signes dappartenance sans panoplie, sans icône, sans mot dordre. Il y a aussi dans la fête techno un sentiment de communion, de fusion dans la transe, la pulsation du corps et de la machine qui exclut le verbe... La fête techno déplace le langage vers le corps, la mélodie vers la pulsation, linstrument de musique vers la machine, le spectacle vers le danseur, la scène vers des lieux désinvestis, usines désaffectées, le monde rural... À lâge des conflits, elle hésite entre lhistoire, nostalgie dun âge dor et lambition den échapper, culture de boîte et culture des champs, faune urbaine et bourgeoise ou traveller, nomades en quête dun mode de vie alternatif ? En être ou ne pas en être ? La fête techno cristallise nombre de paradoxes, notamment ce désir ambivalent dêtre « tout seul et tous ensemble », à lheure où lon parle dune société à lindividualisme exacerbé et au déficit de communion et de sacré, un doute identitaire du monde post-industriel.
Béatrice Mabilon-Bonfils, politologue a rassemblé les réflexions de Anthony Pouilly, Anne Petiau, Emmanuel Grynszpan ; Michel Maffesoli, Stéphane Hampartzoumian, Lionel Pourtau ; Laurent Saadoun, Fred Fliege et Raphaël Liogier.