Tout au long de la lecture, je ne savais pas quoi penser de ce livre : il était à la fois excitant, drôle, dangereux, mais il me mettait souvent mal à l'aise. Il y a un chapitre, au milieu du livre, qui s'intitule "Un peu plus loin dans le malaise". Comme quoi, l'auteur savait très bien où il nous emmenait. Et à la fin, cette phrase, dite par le narrateur : "Un grand écrivain est justement celui qui nous emmène là où nous n'avons pas envie d'aller". C'est exactement ça que j'ai ressenti. J'ai rarement lu un livre qui parle aussi bien de la frustration sexuelle, de la solitude, du désir et du roman. Pour moi, c'est un grand livre.