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J'ai lu toute La recherche, mais pas Les plaisirs et les jours d'où viennent ces nouvelles.
L'écriture est aussi raffinée que l'univers mondain qui est décrit, l'étude de moeurs est fine (on est présent à ces dîners où chacun s'observe et calcule son rang)l'étude psychologique est parfois incisive, toujours intelligente et précise . On pense à La Bruyère, à La Rochefoucauld, au Grand siècle, à Saint-Simon bien sûr!
La 4° nouvelle( La fin de la jalousie justement) fait penser à ce qu'écrira Proust évoquant l'attente de Swann lorsqu'Odette est partie seule et qu'il consulte l'annuaire des chemins de fer..........
C'est mordant, prenant: un scalpel tenu par une main gantée de soie.
(Exemple: "Sa coiffure était invariable comme ses principes" pour ne pas choisir plus long)
C'est superbe et passionnant. Un vrai plaisir de lecture. Tout simplement.
11 commentaire19 sur 19 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 janvier 2011
Si vous connaissez Proust, vous adorerez sans doute.
Si vous n'avez jamais eu le courage de le lire, voici une façon d'entrer dans son monde. Si vous n'avez le courage que pour une seule nouvelle, lisez la dernière (la fin de la jalousie).
On a l'impression de pénétrer une psychanalyse évidente et universelle... cruel, merveilleux, et terrible !
Et quelle style ! Quelle langue !
Bref, n'hésitez pas, essayez...
0Commentaire9 sur 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
500 PREMIERS RÉVISEURSle 28 décembre 2012
4 nouvelles (extraites des Plaisirs et des jours et de l'Indifférent) d'un Marcel Proust âgé de 25 ans.
Comme un tasse en porcelaine fine d'où émane des vapeurs changeantes, ces nouvelles laissent un parfum délicat et complexe.
Elles évoquent la fausseté du monde snob des salons où l'ame se pervertit.
0Commentaire2 sur 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Il est des auteurs, des oeuvres que les années vous incitent vraiment à rencontrer, découvrir. La crainte de la déception amoureuse vous immobilise cependant. Le temps passe, l'invitation de pressante devient urgente. Vous résistez. Et puis un jour, timidement, vous avancez votre premier pas. Marcel Proust me fut révélé par René Girard dans Mensonge romantique et vérité romanesque comme l'un des maîtres penseurs du désir triangulaire, du désir mimétique. Stefan Zweig en brossa un portrait tellement ému que la passion partagée sublimait les pages de sa biographie (Hommes et destins). Puis l'hommage rendu par Marcel Proust à Léon Daudet dans les Souvenirs littéraires qu'il trouvait "prodigieux", dont le magnifique portrait tiré par Daudet de Proust, finit par m'engager dans la lecture d'un ouvrage de ce génie de la littérature française.

"La fin de la jalousie" est un recueil de nouvelles extraites de "Les Plaisirs et les Jours", qui est centré sur la vanité du sentiment mimétique, ici développé dans un monde surfait, prisonnier du snobisme, que l'auteur connaissait remarquablement bien. "La fin de la jalousie", dernière nouvelle de ce livre, expose avec clarté, finesse, honnêteté la naissance d'un amour qui se veut vrai mais qui dans ses bases est faux car reposant sur le désir d'aimer ce que le modèle à qui le héros veut ressembler / se mesurer aime. Aimer uniquement un être par ce que l'autre l'aime conduit nécessairement dans une impasse de souffrance, de vide, que, le pardon étant refusé, ne peut sanctionner que la mort.

Evoquant Honoré, un jeune homme de la bonne société, satisfait de lui-même ["Il était arrivé sur les boulevards. Des gens passaient, à qui il donnait sa sympathie, certain de la réciprocité. Il se sentait leur glorieux point de mire; il ouvrit son paletot pour qu'on vît la blancheur de son habit, qui le seyait, et l'oeillet rouge sombre de sa boutonnière. Tel il s'offrait à l'admiration des passants, à la tendresse dont il était avec eux en voluptueux commerce." -p.68], faussement épris de sa maîtresse tenant salon littéraire, Mme Françoise Seaune, qu'il trompe, priant à l'église que Dieu lui vienne en aide dans son complot de séparation :

"Plus il imaginait en Françoise une autre femme qu'il n'aimerait pas, mais dont il goûterait savamment tous les charmes spirituels, plus le partage lui paraissait noble et facile. Les mots d'amitié tolérante et douce, de belle charité à faire aux plus dignes avec ce qu'on possède de meilleur, venaient affluer mollement à ses lèvres détendues." (p.78).

Cherchant à courtiser une femme plus élevée dans la société, Honoré se confie à M de Buivres. Ce dernier l'informe de l'impossibilité d'y parvenir mais en revanche,

"Excepté Mme Saune à qui vous avez dû être présenté, puisque vous étiez du dîner. Si vous en avez envie, c'est très facile (...) il y avait ce soir quelqu'un qui se l'est fortement payée, je crois que c'est incontestable, c'est ce petit François de Gouvres. Il dit qu'elle a un tempérament ! Mais il paraît qu'elle n'est pas bien faite. (...)" - p.79-80

Ayant cru avoir conquis seul l'objet de tous les désirs, voici Honoré croyant cette rumeur qui le ravale au rang de l'amant ordinaire, et démythifie la beauté de sa maîtresse. François de Gouvres, le rival devient le modèle à imiter. La femme qui était abandonnée dans le coeur et l'esprit de son amant devient subitement l'objet exacerbé d'une convoitise irraisonnable. Tromperies, mensonges, délires, ne sont pas les conséquences du désir mimétique, mais bien son essence. Dostoïevski l'avait bien démontré également dans L'Eternel Mari. Plus le désir est bas, plus il veut se parer des atours du noble sentiment, moins au temps, il résiste à la vérité. Tout part en pourriture.

La fin de cette nouvelle est sans appel.

Marcel Proust est un génie.
55 commentaires4 sur 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 septembre 2010
un très bon livre de Marcel Proust, à lire absolument pour qui veut aller au plus profond de la nature humaine
0Commentaire2 sur 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

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