L'auteur fait la constatation suivante : ce n'est pas le croyant en tant que tel qui fait fausse route mais celui qui se dit croyant mais ne fait pas la volonté de Dieu. La foi seule ne sauve pas, surtout si elle est coupée de la charité fraternelle. La vrai foi agit dans la charité sinon, selon Saint Paul lui même, elle ne vaut rien. Elle exige même bien plus du croyant car elle lui est donnée par grâce et non à cause d'un quelconque mérite de sa part, pour qu'il puisse aider ses frères et soeurs à connaître Dieu à leur tour, à découvrir quelle est la véritable liberté. La foi ne lui est pas donnée pour qu'il la garde pour lui égoïstement en laissant les autres esclaves des ténèbres.
A contrario, des non croyants peuvent être plus humbles et charitables que nombre de chrétiens et sans le savoir, accomplir dans leur vie la volonté de Dieu parce qu'ils restent ouverts à la motion de l'Esprit Saint qui agit en eux et les appelle au bien, notamment par le baptême d'où l'importance de ce sacrement. On le constate aujourd'hui, combien de chrétiens sont divisés, à commencer par les diverses confessions, ou combien se créent un Christ à la mesure de leur vie dissolue. Que Dieu soit descendu jusqu'à nous, se soit incarné pour nous sauver ne signifie pas qu'il faille lui demander d'approuver nos péchés. A Marie Madeleine Jésus a bien dit "Je ne te condamne pas, va et ne pèche plus". Beaucoup de chrétiens aujourd'hui ne retiennent que la première partie de cette exhortation.
Nous oublions souvent que le message du Christ est un appel à la conversion, que son message à sa propre époque déplaisait à beaucoup de monde. Son message est exigeant, subversif, car il nous demande d'aller contre notre nature pécheresse, nature blessée par le péché. Mais c'est bien pour cette raison que Dieu s'est incarné et est venu pour les pécheurs et non les biens portant ou ceux qui s'estiment justes. Et ce n'est qu'ainsi que nous pouvons accomplir ce pour quoi nous avons été créés, et donc être heureux et libres.
Aussi, beaucoup de chrétiens ne veulent plus suivre Jésus mais demandent à ce que ce soit Jésus (ou son Eglise) qui suive et approuve leur vie de péché, en s'adaptant au monde d'aujourd'hui. Comme si il y a 2000 ans, Jésus avait dit à Marie Madeleine : "Je ne te condamne pas, et j'invite même tout le monde à agir comme toi car finalement c'est ainsi qu'on agit de nos jours."
Oubliant que de génération en génération l'homme s'enfonce de plus en plus dans le péché, ce qui explique toutes les dérives du monde moderne que jamais l'Eglise, fidèle à l'enseignement du Christ n'approuvera, même si les pécheurs lui mettent la pression. Dieu ne peut se renier, il reste fidèle à son Eglise et à sa parole et donc, monde moderne ou pas, cette parole demeure et c'est aux hommes de bonne volonté, en toute humilité, à l'accepter et à se remettre constamment en question par un examen de conscience : ma vie est-elle en accord avec ma foi, avec ce que Dieu attend de moi ? Est-ce que j'ai besoin d'un Sauveur, ou jugé-je que je peux très bien me sauver moi-même en devenant mon propre dieu ?
Ce que dit l'auteur est très clair. Satan (et les autres anges déchus) est profondément croyant, il connait Dieu vu qu'il a été créé par Lui et l'a vu face à face avant sa chute, mais il refuse l'humilité et le dessein de Dieu. Combien de chrétiens aujourd'hui se disent croyants, voire pratiquant, mais agissent comme les démons en se rebellant et se séparant de l'Eglise et donc du Christ, de Dieu, qui a créé l'Eglise sur Pierre afin que cette Eglise serve au salut des hommes et soit un phare dans les ténèbres de nos vies. Je suis convaincu que plus que l'athéisme, toutes ces divisions sont grandement responsables de bien des maux et malheurs dans notre monde actuel.
Comment pouvons nous arriver à discerner le bien du mal, être des témoins convaincus et convaincants, redonner l'espérance au monde, si nous nous séparons de Dieu, sachant combien notre nature est blessée ?