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La grâce des brigands Broché – 22 août 2013

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Extrait

Les calmes après-midi du bord de mer

Maria Cristina Väätonen, la vilaine soeur, adorait habiter à Santa Monica.
La première raison de cette inclination, celle qu'elle n'avouerait sans doute pas ou alors seulement sous forme de boutade, en riant très fort et très brièvement, c'est qu'elle avait la possibilité à tout moment de déguster des cocktails de crevettes et des glaces à la pastèque sur le front de mer.
Elle pouvait s'asseoir dans un restaurant pour touristes aisés où le serveur l'interpellait par son prénom et ajoutait toujours des cacahuètes pilées à ses crevettes - il ne disait pas cacahuètes, il disait, Je vous ai mis des arachides, Maria Cristina, et il roulait les r suavement, peut-être pour faire croire qu'il n'était pas du coin. Et elle pouvait s'installer sur la terrasse du restaurant à une table qu'aucun client de passage n'aurait eu le droit d'occuper. La terrasse surplombait la baie du haut de ses pilotis, et on y sirotait des sangrias avec lenteur en contemplant le soleil qui disparaissait au fond du Pacifique dans une apothéose fuchsia. Puis Maria Cristina pouvait décider de prendre sa décapotable verte et rouler le plus vite possible sur l'autoroute, remonter la nuit Mulholland Drive au volant de sa voiture et sentir le vent frais qui vient des jardins des multimillionnaires, les jardins qu'on arrose à minuit pour que les orchidées et les roses au nom latin se sentent à leur aise, elle pouvait goûter sur son visage l'humidité des bambouseraies qu'on fait pousser en plein désert, et ensuite rentrer chez elle à l'heure qui lui plaisait, garer sa voiture en mordant sur le trottoir près du petit chemin qui descend vers la plage, claquer la porte de son appartement, jeter les clés par terre, se défaire de ses vêtements en les laissant simplement tomber sur le sol, mettre très fort la musique et allumer toutes les lumières comme si elle avait une minicentrale électrique pour son usage personnel dans le sous-sol.
Elle pouvait faire tout cela mais ne le faisait quasiment jamais.
La possibilité seule l'enchantait et lui suffisait.
Maria Cristina Väätonen aurait probablement aimé être une femme scandaleuse.
Malgré ce désir, elle ne faisait que goûter plaisamment sa vie d'écrivain et la modeste notoriété que son succès accompagnait. C'était l'autre raison pour laquelle elle appréciait d'habiter à Santa Monica : une communauté d'écrivains dépressifs et/ou cacochymes y vivait, arpentant les pontons comme de vieux squales à la recherche d'éperlans. Ils avaient tous tenté de devenir scénaristes ou présentateurs d'émissions culturelles, ils avaient réussi ou échoué, là n'était pas la question, et ils fumaient des cigarillos en regardant la mer et en imaginant s'exiler à Tanger, Paris ou Kyoto. L'un de ces vieux écrivains était l'homme le plus important de la vie de Maria Cristina.
Maria Cristina avait trente ans (ou trente et un ou trente-deux) et se trouvait encore dans l'insouciant plaisir d'écrire, acceptant la chose avec une forme d'humilité et le scepticisme prudent qu'on accorde aux choses magiques qui vous favorisent mystérieusement.

Revue de presse

La grâce des brigands réussit la prouesse d'être aussi diablement romanesque que diablement poétique. L'écriture de Véronique Ovaldé, sans afféterie et sans facilité, suit le rythme presque organique du récit, avec ses échappées et ses alanguissements. Il s'agit du neuvième roman de l'auteur, après Ce que je sais de Vera Candida et Et mon coeur transparent, plusieurs fois primé. (Marion Cocquet - Le Point du 11 juillet 2013)

On retrouve dans La Grâce des brigands (L'Olivier), son dixième roman, le ton gracieux et singulier qui fait la force de l'auteur. Sous ses allures de fable, l'histoire de Maria Cristina en dit long sur le chemin des femmes vers la libre détermination. (Le Figaro du 22 août 2013)

La Grâce des brigands est un hymne au mensonge, un chant dédié à l'imposture sous toutes ses formes, celles de l'amour familial, du désir sexuel et surtout de la création littéraire. Comment écrire son histoire, demande Véronique Ovaldé, confronter les versions, éviter l'artifice ? Comme les poupées russes qui se déboîtent les unes après les autres, elle «ouvre des digressions, des parenthèses, des souvenirs». Son écriture est baroque et palpitante pour mieux secouer la fiction, faire chavirer la phrase et entrer dans un monde où David Lynch croiserait les frères Grimm. (Christine Ferniot - Télérama du 28 août 2013)

Une pétroleuse, cette Maria Cristina Ce serait trop simple pour un personnage qui s'inscrit dans la sphère romanesque que cette auteur a su créer au fil de ces sept précédents romans. Car Véronique Ovaldé n'aime rien tant que chahuter le lecteur, pas à la façon d'un milk-shake dans le blender mais de manière plus chaloupée comme le mouvement d'une danse sud-américaine...
On a bien compris que l'héroïne n'était pas en quête du prince charmant mais de son émancipation, d'où ce côté têtu et obstiné très affirmé.La Grâce des brigands s'appuie sur une ambiance mais aussi sur une construction audacieuse sous forme de mise en abyme. Un mystérieux narrateur raconte la vie de Marie Cristina après sa disparition. «J'ai décidé de faire avec l'approximation... ; je me permets de remplir les blancs, je me permets de compléter...», écrit-il. Roman sur la libre détermination, ce livre est aussi une réflexion sur l'écriture, emmenée par une imagination qui ne se laisse jamais entraver. (Françoise Dargent - Le Figaro du 29 août 2013)

C'est l'une des voix les plus singulières des lettres françaises...
L'occasion est belle pour Véronique Ovaldé de creuser certains sillons déjà rencontrés dans son oeuvre -les cicatrices de l'enfance, la conquête de la liberté, l'étrange mécanique du couple. Mais aussi d'évoquer, pour la première fois, la question de l'écriture, ce formidable moyen d'évasion pour "s'émanciper des familles asphyxiantes". (Julien Bisson - Lire, septembre 2013)

Véronique Ovaldé s'impose, livre après livre, comme l'une de nos meilleures tisseuses de songes. Tour à tour, elle revêt les habits de la fée et de la sorcière. Ses livres sont des contes modernes, des fables contemporaines où le loufoque côtoie la tragédie. Son nouveau roman, sans doute le plus fort, explore les méandres de la culpabilité et du don...
Alternant humour et gravité, Véronique Ovaldé nous offre ici une splendide variation sur le thème des perdants magnifiques. (François Busnel - L'Express, septembre 2013)

Quel regard peut porter un enfant sur une mère qui l'élève «comme on élève les animaux de trait, à la badine ou la schlague» ? De quelle manière cela pèse-t-il ensuite sur une vie ? Une femme a-t-elle réellement «autant besoin d'un homme qu'un poisson rouge d'un sac à main» ? Le roman de Véronique Ovaldé frémit de toutes ces questions, qu'elle a le bon goût de ne jamais surligner. Car tout ça est raconté comme à la veillée, presque sur le ton de l'improvisation, dans un style élastique et bigarré, tandis que la narration glisse adroitement d'une époque à l'autre, un peu comme chez García Marquez. A l'arrivée, «la Grâce des brigands» a bien le charme, à la fois inquiétant et entêtant, d'un rêve américain. (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 19 septembre 2013)

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En savoir plus sur l'auteur

De livre en livre, Véronique Ovaldé s'impose comme une des figures incontournables de la jeune scène littéraire française. Après des succès critiques et publics avec des romans comme Toutes choses scintillant et Les hommes en général me plaisent beaucoup, elle a définitivement séduit un plus large public avec Et mon cœur transparent, prix France Culture-Télérama 2008.

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Format: Broché
Maria Christina Väätonen, qui s'est auto-attribué le titre de vilaine sœur, a quitté son grand Nord et sa famille étouffante dès seize ans pour s'installer à Santa Monica . Quand le roman commence, le 12 juin 1989, elle reçoit un coup de fil de sa mère qui va la faire revenir sur son passé et sur la manière dont, dans les années 70, elle est devenue une très jeune écrivaine à succès.
Quel bonheur que ce livre ! Un je ne sais quoi m'avait toujours retenue dans mon appréciation des précédents romans de Véronique Ovaldé mais ici toutes les restrictions ont été balayées !
Le premier chapitre qui explique l'inclination de l’héroïne pour ce quartier de Los Angeles où elle habite est une pure merveille ! Nous sommes avec elle en train de siroter des sangrias, de sentir le vent frais qui vient des jardins... et ce sera comme cela tout le long du texte car Ovaldé a un don visuel certain. Cet éloge sensuel fonctionne d'ailleurs en contrepoint de la liste sèche et pleine de rigueur de "La vulgarité selon Marguerite Richaumont", la mère de l'héroïne. Les titres des chapitres , "L'encombrant désespoir des fillettes", " Mettre le bras entier dans un trou d'alligator", le style, plein de cette Grâce des brigands vantée dans le texte, font de ce roman d'émancipation féminine une pure merveille, jamais pesante, où les épreuves sont racontées avec justesse, sans auto-apitoiement et avec toujours une pointe d'humour. Une écrivaine qui a atteint une aisance dans l'écriture que nombre de ses confrères lui envieront !

Un grand coup de cœur, constellé de marque-pages, et qui file d'un seul coup d'un seul sur l'étagère des indispensables !
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Format: Broché
Nous sommes totalement dans une très belle création littéraire, le style et l'écriture en étant agréables à lire décrivent des interrogations psychologiques, des doutes, des craintes mais aussi des espoirs avec une rare pertinence. Que les situations soient possibles ou non n'est pas la question. Le personnage "principal" Maria Cristina cristallise une pléiade de personnages, en commençant par ses parents, que Véronique Ovaldé nous livre sans concession mais aussi avec beaucoup de pudeur. Tout le titre évidemment se comprend à la fin du roman, même si cette "triste" fin est pleine d'espoir.
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Par HJ; Lenina TOP 1000 COMMENTATEURS le 12 octobre 2013
Format: Broché
Un peu déçue par ce nouveau roman de Véronique Ovaldé dont j'apprécie la fantaisie et l'univers décalé. On retrouve bien sûr ce qui la rend unique, son art de brosser des portraits d'êtres irrésistibles mais profondément humains, leurs aventures dont l'invraisemblance est bien dosée. Elle revient sur les thèmes qui lui sont chers, l'enfance brisée, le machisme ordinaire, la culpabilité des victimes ...
Mais ici je suis restée sur ma faim! Il y'a comme des temps morts dans son récit, comme l'évocation par l'héroïne des destins des voyageurs du bus où elle est assise ou la liste à la Prévert des images de liberté, qui sont autant de détours gratuits qui cassent le rythme! Véronique Ovaldé a trop de talent pour se laisser aller à la facilité d'une écriture débridée!
Cependant, la grâce et le charme de son écriture m'ont une fois de plus offert un agréable moment de lecture!
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Format: Poche
C’est tout naturellement que j’ai choisi « La grâce des brigands »qui n’est pas mon premier roman de Véronique Ovaldé, auteur que j’affectionne tout particulièrement et que j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer début novembre à la Foire du Livre de Brive. Ce roman n’est pas celui que je préfère de l’auteur, j’y ai trouvé quelques longueurs, surtout dans le fait que lorsque un personnage nouveau apparaît et hop l’auteur nous raconte sa vie, ou presque. C’est ce qui ma agacé dans le roman parce que j’aurais voulu rester plus avec Maria Cristina.

Cette dernière, tout comme la plupart des personnages féminins dans les romans de l’auteur, est attachante. L’auteur mêle le tragique et le quotidien d’une vie, de plusieurs vies. J’aime cette écriture particulière qu’à Véronique Ovaldé pour raconter des vies, elle a un style inégalable pour dire le tragique et le drame.

Dans ce livre nous suivons des personnages sur plusieurs années, voyageons du Grand Nord à Los Angeles, croisons différents protagonistes tous très différents de par leur vie.

Bref une très bonne lecture malgré comme je l’ai déjà dis quelques longueurs.
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Format: Broché Achat vérifié
Maria Cristina Vaatonen a 16 ans et cherche à quitter sa famille.Elle n'entrevoit pas d'avenir possible dans cet endroit, au milieu de nulle part,en Alaska, et surtout dans cette famille où son père est certes gentil mais alcoolique et mélancolique et sa mère habitée par des délires mystiques, qui considère que tout est péché et que le monde extérieur est dangereux. Afin d'échapper à cet enfer maternel et aux délires paranoiaques de sa mère, son père qui travaille dans une imprimerie l'aide à obtenir une bourse d'études pour aller étudier à Los Angeles ,prétextant que sa fille va y étudier et analyser des textes bibliques très anciens.
Arrivée à Los Angeles,dans les années 1970, elle n'arrive pas à se faire à cette nouvelle vie. Sa liberté l'encombre car elle n'en connaît pas les codes ni les avantages. Heureusement,elle croise Joanne , avec qui elle va partager un appartement, qui va lui apporter une autre vision déculpabilisante de la vie.
Maria Cristina rencontre le succès avec son premier livre grâce à sa rencontre avec un écrivain célèbre Rafael Calramunt. Mais cet homme est pervers, prend de gros pourcentages sur son premier livre et reste des semaines sans l'appeler, ce qui l'angoisse , puis il réapparaît sans plus d'explication.
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