L'expression "art contemporain" désigne, non pas l'ensemble de l'art de notre époque, mais ce qui résulte d'une dérive de l'art officiel.
Des dessins qu'on pourrait croire réalisés par des enfants de cinq ans, des assemblages de boîtes de conserves, des articles ménagers rouillés, des tableaux monochromes de type peinture en bâtiments et bien d'autres absurdités de ce genre, trouvent preneurs à plusieurs millions d'euros. Le musée d'art contemporain du Centre Pompidou organise une exposition sur le vide, tout simplement en n'exposant rien ; enfin, sommet du ridicule, le château de Versailles expose des articles de plage qui pendouillent au plafond des salles les plus prestigieuses de la culture française.
Comment les hommes les plus riches de la planète et les plus grands décideurs de ce monde en sont-ils arrivés arrivés à soutenir un tel délire ?
C'est précisément à cette question que Jean-Louis Harouel donne une réponse complète dans son remarquable livre "La Grande Falsification".
Dans un style clair, n'utilisant que des phrases et des mots simples, mais avec une logique particulièrement rigoureuse, l'auteur reprend tout le développement de l'art contemporain. De l'apparition de la photographie qui a détrôné la peinture dans son rôle premier, à la déification de l'artiste avant-gardiste, en passant par l'absurdité du discours occultiste, l'art classique n'a cessé de se dégrader en suivant la plus forte pente ; tout cela est expliqué et soutenu par une multitude d'anecdotes historiques qui surprendront le lecteur.
Enfin, pour expliquer l'institutionnalisation du système, l'auteur évoque, preuves historiques à l'appui, le rôle du gouvernement américain au milieu du XX° siècle.
En résumé, celui qui veut comprendre la déchéance de l'art et son soutien par les grands de ce monde, trouvera dans ce livre une réponse "grand public" qui résume un immense travail.