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La guerre des boutons Poche – 24 janvier 2008


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Cela fait des générations que les enfants de deux villages voisins, ceux de Longueverne et de Velrans, se font la guerre. Une histoire de tradition sans doute, pour une guerre qui, bien qu'enfantine, n'en reste pas moins d'un grand sérieux. Moins sanglante que celle des adultes bien sûr, mais tout aussi dangereuse pour l'amour-propre de ceux qui, prisonniers, se retrouvent à la merci de leurs ennemis ! En effet, le butin de guerre des deux armées est constitué des boutons et lacets, attributs indispensables sans lesquels les malheureux tombés aux mains de l'ennemi se voient obligés de s'enfuir tout nus, et même parfois copieusement fessés !

De batailles perdues en revanches, cette guerre épique et truculente rythme la vie des enfants de ces deux villages, menée par des personnages hauts en couleur comme Lebrac, Petit Gibus, Grand Gibus, La Crique ou Camus. On ne peut s'empêcher de rire à certaines des ruses inventées par ces jeunes stratèges mais aussi de s'apitoyer sur le sort des pauvres victimes. Certaines des expressions sont crues comme l'a voulu l'auteur et comme il le précise :

J'ai voulu faire un livre sain, qui fût à la fois gaulois, épique et rabelaisien ; un livre où coulât la sève, la vie, l'enthousiasme... Aussi n'ai-je point craint l'expression crue, à condition qu'elle fût savoureuse, ni le geste leste, pourvu qu'il fût épique.
Un classique de la littérature pour enfants pour tous ceux qui ne craindront pas de s'écarter d'une certaine pudeur verbale. --Xavier Marciniak --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait

Livre I

La Guerre

1

La déclaration de guerre

Quant à la guerre... il est plaisant à considérer par combien de vaines occasions elle est agitée et par combien légères occasions éteinte : toute l'Asie se perdit et se consomma en guerre pour le maquerelage de Paris.
Montaigne (Essais, livre II, ch. 12).

- Attends-moi, Grangibus ! héla Boulot, ses livres et ses cahiers sous le bras.
- Grouille-toi, alors, j'ai pas le temps de cotainer, moi !
- Y a du neuf ?
- Ça se pourrait !
- Quoi ?
- Viens toujours !
Et Boulot ayant rejoint les deux Gibus, ses camarades de classe, tous trois continuèrent à marcher côte à côte dans la direction de la maison commune. C'était un matin d'octobre. Un ciel tourmenté de gros nuages gris limitait l'horizon aux collines prochaines et rendait la campagne mélancolique. Les pruniers étaient nus, les pommiers étaient jaunes, les feuilles de noyer tombaient en une sorte de vol plané, large et lent d'abord, qui s'accentuait d'un seul coup comme un plongeon d'épervier, dès que l'angle de chute devenait moins obtus. L'air était humide et tiède. Des ondes de vent couraient par intervalles. Le ronflement monotone des batteuses donnait sa note sourde qui se prolongeait de temps à autre, quand la gerbe était dévorée, en une plainte lugubre comme un sanglot désespéré d'agonie ou un vagissement douloureux. L'été venait de finir et l'automne naissait.
Il pouvait être huit heures du matin. Le soleil rôdait triste derrière les nues, et de l'angoisse, une angoisse imprécise et vague, pesait sur le village et sur la campagne.
Les travaux des champs étaient achevés et, un à un ou par petits groupes, depuis deux ou trois semaines, on voyait revenir à l'école les petits bergers à la peau tannée, bronzée de soleil, aux cheveux drus coupés ras à la tondeuse (la même qui servait pour les boeufs), aux pantalons de droguet ou de mouliné rapiécés, surchargés de pattins aux genoux et au fond, mais propres, aux blouses de grisette neuves, raides, qui, en déteignant, leur faisaient, les premiers jours, les mains noires comme des pattes de crapauds, disaient-ils.
Ce jour-là, ils traînaient le long des chemins et leurs pas semblaient alourdis de toute la mélancolie du temps, de la saison et du paysage.
Quelques-uns cependant, les grands, étaient déjà dans la cour de l'école et discutaient avec animation. Le père Simon, le maître, sa calotte en arrière et ses lunettes sur le front, dominant les yeux, était installé devant la porte qui donnait sur la rue. Il surveillait l'entrée, gourmandait les traînards, et, au fur et à mesure de leur arrivée, les petits garçons, soulevant leur casquette, passaient devant lui, traversaient le couloir et se répandaient dans la cour. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .


Détails sur le produit

  • Poche: 364 pages
  • Editeur : Folio Junior (24 janvier 2008)
  • Collection : Folio Junior
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070617106
  • ISBN-13: 978-2070617104
  • Dimensions du produit: 17,8 x 1,6 x 12,4 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (24 commentaires client)
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Peter Guizmo TOP 500 COMMENTATEURS le 8 avril 2011
Format: Poche
Bien sûr, un grand classique de la littérature française... que je connaissais comme tout le monde, mais que je n'avais jamais lu... Passé le leger trouble du langage des campagnes de l'époque sur les quelques première pages, il ne reste plus qu'à se régaler de cette histoire pleine de fraîcheur, de ruse, de bravoure.... mais aussi de pauvreté et de violence... Car cette guerre, même si elle n'est que de boutons (ou de clocher), reste âpre et sans merci.... Au delà de la peinture rurale des années 1900, on se prend d'amitié pour cette bande de gamins. Un petit plaisir de lecture.... Comme dirait Tigibus dans le film ( mais jamais dans le livre) Si j'avais su, j'aurais lu avant.....
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13 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile  Par Brichard Claude le 16 avril 2002
Format: Poche
Le roman n'a pas pris une ride.
Le film d'Yves Robert ne parvient jamais à retranscrire toute la nostalgie, toute la puissance émotionnelle, tout le comique jouissif du livre.
De grâce ne vous contentez pas du film, lisez le livre.
Quel bonheur de se retrouver plongé dans notre enfance !
Personnellement je le relis tous les ans et chaque fois j'y découvre de nouvelles choses.
Merci Mr Pergaud.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Ouhman COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 100 COMMENTATEURS le 29 août 2012
Format: Poche
Comme on est loin ici de la nostalgie molle des oeuvres cinématographiques que ce livre a inspirées ! Écrit par un homme qui, selon ses amis, préférait les animaux aux enfants, il s'agit d'un roman désabusé sur la nature humaine, les enfants cumulant la brutalité de notre espèce avec la sournoiserie propre aux faibles. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que ce récit à vieilli : il a même gagné un intérêt historique avec les années, les paysans de 1912 étant à peu près aussi éloignés du citadin d'aujourd'hui, qu'eux-mêmes l'étaient des Gaulois. La société de consommation, les gadgets des années 2000, nos caprices, ont dû apparaître bien vains aux rudes survivants de cette époque.

Selon une intellectuelle d'alors, Louis Pergaud avait écrit son livre avec un manche de pioche plutôt qu'une plume. On comprend que le style très libre de ce jeune écrivain ait désarçonné le public d'avant-guerre, l'instituteur campagnard ayant su exploiter ses lettres pour les mettre au service de son histoire, non pour gagner la faveur des salons. La préface du livre, à lire de préférence en premier - une fois n'est pas coutume - est édifiante, à la fois dans le fond et dans la forme. La voici dans son intégralité, pour ceux que cela intéresse :

"Tel qui s’esjouit à lire Rabelais, ce grand et vrai génie français, accueillera, je crois, avec plaisir, ce livre qui, malgré son titre, ne s’adresse ni aux petits enfants, ni aux jeunes pucelles.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Eminian TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 31 août 2010
Format: Poche
J'avais le bouquin sous le coude depuis plusieurs mois, acheté trois sous dans une brocante, en repoussant la lecture toujours à demain car La guerre des boutons est tellement connue que tout le monde s'imagine l'avoir déjà lue ' ce qui n'est certainement pas la réalité, je suis prêt à le parier.
L'auteur Louis Pergaud né dans le Doubs (1882-1915) est instituteur comme son père avant de devenir romancier et exceller dans le domaine animalier. Il périra durant la Grande Guerre, sans que son corps soit jamais retrouvé.
Son roman le plus célèbre, La guerre des boutons dont le sous-titre est Roman de ma douzième année date de 1912. Les gamins de deux petits villages voisins, Longeverne et Velrans, regroupés en bandes, s'affrontent depuis plusieurs générations suite à un différent cadastral quasi oublié depuis mais qui perdure dans les esprits. A la sortie de l'école, les gosses filent dans la campagne et s'affrontent verbalement, à coups de cailloux tirés de leurs lance-pierres, d'épées en bois ou de coups de poings si le combat rapproché s'impose. Petit à petit cette guerre va s'intensifier, les leaders organisent leurs troupes comme à l'armée chacun petits et grands ayant son rôle bien déterminé et le but des combats devient plus dur, désormais quand on fait un prisonnier on lui coupe les boutons de ses vêtements, on récupère ses lacets ou passants de ceinture et on le malmène férocement avant de le renvoyer vers ses copains qui jurent de le venger.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Un client le 15 février 2002
Format: Broché
voila, ce livre est tout simplement le recueillement d'une société anarchique et catégorique dans laquelle Pergaud illustre les petites choses de la vie pouvant prendre une ampleur considérable dans une société .ces problèmes d 'exagération sont toujours d'actualité .Ce livre est ludique et parfois même hyperbolique, c'est tout simplement et par cela que j'ai trouvé ce livre atraignant. Les héros longevernes démontre bien un savoir faire totalement possible mais malsaint.Pendant que j'écris ce bref passage, j'écoute une chanson qui me fait oublier tout les mauvais passages de ce superbe livre à la fois imposant et questionnaire.
En un mot je dirai que ce livre est facinant.
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