D'abord deux petites rectifications :
- Le synopsis se trompe: la drogue vient en fait d'outre-mer (atlantique), est ramenée en France via Le Havre par son petit-fils (Marc Porel) pour une destination inconnue (cinq personnes en tout viennent essayer de la récupérer et circulent à bord de véhicules immatriculés 75... et ils sont en contact avec un certain Hans qui se trouve... en Suisse).
- Contrairement aux indications du détail du produit l'image est bel et bien en Couleurs, avec les beaux paysages de baie de Seine... plutôt biens verts, donc.
La musique signée Serge Gainsbourg est efficace, mais il y a quand même un ou deux passages où il en a un peu trop fait...
Ce film nous offre un très bon Gabin, qui a été plus ou moins critiqué comme quoi il jouait son propre rôle... propriétaire terrien un rien obstiné, avare de paroles, bourru mais finalement un coeur en or, et surtout Juste (est-ce qu'il était vraiment comme ça Jean Moncorgé... ?).
L'atmosphère entre le patriarche, ses filles et surtout ses gendres est vraiment palpable... sur ses terres il est presque Dieu... du très bon boulot donc.
Le début du film : au cours d'une partie de chasse avec son oncle Auguste Maroilleur (Gabin), Bien-Phu (André Weber), rescapé de "l'indo", découvre de la "horse" (héroïne) cachée dans leur abri de chasse, qui est fermé à clef et n'a pas été forcé...
Les ennuis commencent en fait quand le patriarche détruit la "came" et décide de ne pas s'en remettre aux "autorités compétentes" alors même que toute sa famille est directement menacée.
Le film est toutefois déconseillé aux âmes sensibles: homicides, viol (même s'il a été procédé à une ellipse...), massacre d'animaux et là je ne parle pas de la "gentillette" chasse aux canards du début du film...