L'honnêteté-cette qualité morale-impose au chroniqueur De ne donner son avis qu'après avoir lu le texte.
D'abord, tout le monde n'est pas Sainte Beuve, le Sainte Bave cher à Hugo, ensuite l'honnêteté, dans le petit monde de la République des Lettres et des Médias du XXI ème siècle, est un mot fossile (on cite même des auteurs inexistants) et, enfin, pourquoi se plier à cette règle ? Le Commandement ne trouve t-il pas son accomplissement dans sa transgression ? Les Règles ne sont-elles pas faites pour être transgressées ? Ne devons nous-pas nous placer au-dessus des lois, agir en Surhomme dégagée des contingences moralisantes fétidoïdes et plier le Monde à Notre désir et à Sa Volonté ? Evidemment oui.....
Bon...Ce livre de Marguerite Duras, chef d'oeuvre sur l'incommunicabilité des Etres confrontés à l'inanité de leur contenu existentiel, impose au lecteur une vision à la Beckett. Le silence sourd d'entre les lignes comme autant de rûs asséchés par temps d'extrême chaleur. On voit la terrible vanité des espérances et le piège de l'impossible amour.
La Mort rôde dans ce huis-clos où ces personnages se cognent les uns aux autres comme des mouches enfermées dans un bocal. Rien ne résout rien. Un terrible chef d'oeuvre....
En fait, je préfère les aventures de Gaston Lagaffe....