Grand amateur des productions de Taniguchi, toujours pleines de délicatesse et de sensibilité et aux dessins si soignés, je suis resté ici un peu plus sur la réserve. Sans doute en raison de la moindre longueur du récit, mais probablement aussi en raison du thème.
En effet, alors que la première moitié du recueil entraîne ma pleine adhésion et que j'y retrouve les thèmes chers à l'auteur et auxquels je reste sensible, la dernière partie (disons peut-être plutôt le dernier tiers) me touche moins, même si le message est beau en soi.
En revanche, mes deux garçons disent que cet album est, à l'inverse, probablement leur préféré de Taniguchi. Et je pense que vous avez là l'explication.
J'en déduis, en effet (mais aussi parce que nous avons eu cet album par l'intermédiaire d'un abonnement scolaire de mon second fils, en primaire), que cette création s'adresse davantage à un public jeune. Je retiens d'ailleurs l'idée d'Isabellects (voir commentaire) : très bonne suggestion pour un cadeau à un enfant.
Et, quoi qu'il en soit, tout de même un bon quatre étoiles. Cela reste, de mon point de vue, une oeuvre de qualité.
Pour en revenir à mon titre, un intéressant entretien avec l'auteur, en fin d'ouvrage, révèle que les lieux, paysages et pratiquement moindres détails du dessin font partie de l'univers de l'enfance de Taniguchi, qui s'est ainsi inspiré de son passé pour élaborer une histoire où seul le fantastique vient s'ajouter, pour amener une intrigue particulière, susceptible d'apporter un intérêt pour le lecteur et ainsi contribuer à le faire rêver.