Ce roman est la suite de «Vipère au poing». Le narrateur, Jean, a grandi, et poursuit ses études loin de la Belle Angerie. Autant «Vipère» n'était qu'un long cri de haine, autant «La mort du petit cheval» permet d'entrevoir de l'espoir. Jean découvre en effet peu à peu un monde dont la haine est exclue, et dans lequel l'amour et les liens amicaux et familiaux peuvent exister. Quelle découverte! La libération de Jean, car c'en est une, sa découverte des sentiments, son éloignement progressif de Folcoche et de ses frères sont admirablement rendus par l'auteur, dont l'écriture est magnifique, très affûtée. Un très beau roman, très fort.