Dans ces mémoires, le Général ne nous conte pas seulement ses démélés avec les élites du temps qui, une fois passée la menace insurrectionnelle en Algérie, entendirent bien reprendre le pouvoir et envoyer "le vieux" à Colombey.
C'est une analyse lucide des forces et faiblesses de la France et du peuple français. Il expose sa politique économique et comment la politique doit commander à l'économie et non l'inverse (comme aujourd'hui!).
Sa vision des réformes à faire dans l'Education nationale est lumineuse.
Et surtout, il avait parfaitement compris qu'il avait réussi à transformer la France à marche forcée contre la volonté des "élites" et qu'il fallait lui donner le temps de respirer, d'actualiser les institutions, d'en finir avec le paternalisme d'une bourgeoisie française traditionnellement peu entreprenante: la contre-révolution de 1968, qui va voir l'alliance des gauchistes, de l'extrême-droite, des vieilles badernes de la SFIO habillement relookée par "l'arsouille" (surnom que donnait le général à Mitterrand), avec la complicité de Pompidou, ne lui permettra pas de pousser ces réformes. On connaît la suite!