La Passion suspendue et plus d'un million d'autres livres sont disponibles pour le Kindle d'Amazon. En savoir plus
EUR 17,00
  • Tous les prix incluent la TVA.
Il ne reste plus que 2 exemplaire(s) en stock (d'autres exemplaires sont en cours d'acheminement).
Expédié et vendu par Amazon.
Emballage cadeau disponible.
Quantité :1
La passion suspendue : En... a été ajouté à votre Panier
Amazon rachète votre
article EUR 5,26 en chèque-cadeau.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

La passion suspendue : Entretiens avec Léopoldina Pallotta della Torre Broché – 3 janvier 2013


Voir les 2 formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon Neuf à partir de Occasion à partir de
Format Kindle
"Veuillez réessayer"
Broché
"Veuillez réessayer"
EUR 17,00
EUR 15,00 EUR 11,48

A court d'idées pour Noël ?

A court d'idées pour Noël ?
Découvrez dès aujourd'hui toutes nos Idées Cadeaux Livres. Vous trouverez sur nos étagères des milliers de livres disponibles pour combler ceux que vous aimez.

Offres spéciales et liens associés


Produits fréquemment achetés ensemble

La passion suspendue : Entretiens avec Léopoldina Pallotta della Torre + Ecrire
Prix pour les deux : EUR 21,50

Acheter les articles sélectionnés ensemble

Les clients ayant acheté cet article ont également acheté


Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l'introduction

J'ai rencontré pour la première fois Marguerite Duras en 1987, peu après la sortie de la traduction italienne des Yeux bleus, cheveux noirs.
Obtenir cette interview pour La Stampa ne fut pas très facile.
Dès le départ, pour la convaincre, il a été nécessaire de l'appeler à plusieurs reprises et de parlementer. Elle semblait en proie à une indifférence lasse et, prétextant une grippe et se plaignant d'une surcharge de travail (je sus, plus tard, qu'il s'agissait du scénario de L'Amant), elle ne cessait de se dérober. Puis un après-midi, je lui parlai de mon amitié pour Inge Feltrinelli. Elle fut un moment désarçonnée. «Qu'elle m'appelle tout de suite», répliqua-t-elle. J'appelai Inge et la priai de joindre Duras. Une demi-heure plus tard, inexplicablement, j'obtenais mon rendez-vous.
Je me présentai rue Saint-Benoît avec un peu d'avance. Le palier du troisième était exigu et mal éclairé. Je sonnai, mais je dus attendre quelques minutes, avant qu'une voix masculine, derrière la porte (je pensai aussitôt à Yann Andréa, l'homme avec qui l'écrivain vivait depuis neuf ans), ne m'incite à aller prendre un café en bas de l'immeuble, dans le bistrot, et de ne pas remonter avant une demi-heure. Du fond de l'appartement, j'entendis la voix de Marguerite : elle prétendait qu'elle avait oublié ce rendez-vous pour notre entretien.
À l'heure dite, je la trouvai de dos, petite, très petite, assise comme toujours, dans sa chambre poussiéreuse, encombrée de papiers et d'objets, les coudes appuyés à son bureau.
Sans se soucier du tout de ce que je lui disais, elle me fixa en silence. Puis elle se mit à parler, adoptant avec la plus grande attention - en modulant les tonalités, les pauses - ce timbre extraordinaire qu'elle sait avoir. De temps à autre elle s'arrêtait, agacée, pour préciser ce que j'avais noté sur mon cahier. Et dès que le téléphone sonnait, elle retenait ma main pour l'immobiliser dans la sienne, pour m'empêcher de transcrire même une seule de ses paroles.
Pendant tout le temps (trois heures, peut-être plus) que je restai chez elle, elle ne cessa de sortir d'un tiroir de gros bonbons à la menthe et ne se décida à m'en offrir un qu'à la fin.
Elle accepta même, en dernier lieu, de se laisser photographier. Vêtue de son habituel «uniforme M. D.» - jupe évasée et courte, pull à col roulé, gilet noir, chaussures à semelles compensées -, elle se tourna, lentement, pour poser. Comme pour défier l'objectif, veillant à ce que ses yeux bleus soient cadrés, ainsi que les bagues précieuses dont ses doigts sont chargés.
Je lui demandai en m'en allant si je pouvais revenir. «Fais comme tu veux, dit-elle. Mais je n'ai pas beaucoup de temps.»
Je me penchai pour lui dire au revoir et elle m'embrassa.
Dès mon retour à Paris après l'été, je l'appelai. J'avais rapporté d'Italie, lui expliquai-je, un bon morceau de parmesan pour elle. Il était midi et Marguerite venait de se lever. «Bien, répondit-elle. Justement je n'avais rien à manger chez moi.»
Elle me proposa de passer dans quelques minutes. Mais cette fois non plus, ce n'est pas elle qui vint m'ouvrir. Quant au timide et diligent Yann, il se contenta de prendre dans mes mains mon lourd paquet et me referma la porte au nez aussi vite.
Je compris que je ne devais pas insister et je laissai passer quelques jours.
De longs après-midi de bavardages et de conversations suivirent, dans cette intimité complice qui, avec le temps (inévitablement, peut-être), s'établit entre deux femmes.

Revue de presse

Des entretiens, l'auteur de l'Amant en a beaucoup donné dans sa vie. Ceux qu'elle accorde en 1987 à la journaliste italienne n'ont pas pour seule vertu d'être oubliés en Italie et inédits en français. Ils concentrent et permettent de mieux saisir en treize chapitres, par chronologie et par thèmes, une vie à l'oeuvre. Il est question de sa mère, de ses frères, de l'amant, de l'Indochine, du Parti communiste, de Mai 68, de ses films et du cinéma, du journalisme qu'elle pratique et de l'affaire Christine Villemin, des livres qu'elle aime, en particulier la Princesse de Clèves...
Ces entretiens ne sont pas remarquables parce que Duras a raison ou tort, mais parce ce que tout ce qu'elle dit oblige à réagir, à penser. La vérité de sa parole n'est pas dans sa justice, mais dans le naturel si délicat de sa sauvagerie. (Philippe Lançon - Libération du 3 janvier 2013)

Ces entretiens, qui parurent à l'époque en Italie, ne furent jamais réédités depuis et demeurèrent curieusement ignorés des éditeurs français. Marguerite s'y confie pourtant avec une sorte d'abandon tranquille, comme si elle avait pressenti que ses mots ne tomberaient jamais dans des oreilles françaises...
Mais c'est surtout sur son enfance, sur sa famille et sur sa vie d'écriture que la grande romancière, avec cette lucidité exemplaire, cette intelligence impitoyable et cette puissance émotionnelle phénoménale dont ses livres sont chargés jusqu'à la gueule, se livre comme jamais. (Didier Jacob - Le Nouvel Observateur du 20 décembre 2012)

Découverte d'un entretien inédit de Duras. De sa jeunesse toxique en Indochine à son crépuscule glorieux, en passant par les affres de la passion, le plus puissant moteur d'écriture...
La Passion suspendue se délivre comme le récit exhaustif d'une vie, troué d'énoncés éblouissants sur l'écriture et le rôle de la littérature, qui est de «représenter l'interdit», qui «doit être scandaleuse», et Duras ne se prive pas pour balayer d'un revers de main tout ce qui ne participe pas, à ses yeux, de cet absolu. Tout le monde, et c'est l'un des charmes querelleurs du texte, en prend pour son grade. Pour la grande prêtresse des lettres françaises, les écrivains du Nouveau Roman sont «trop intellos», Yourcenar est devenue «illisible», pas mieux pour Lacan, ni le pauvre Sollers, «trop limité». Quant à Sartre, il «est la raison du si regrettable retard culturel et politique de la France». Quand Duras fait sa langue de vipère, fini l'angoisse de la page blanche. (Emily Barnett - Les Inrocks, janvier 2013)

Où l'on retrouve le fameux ton durassien, traitant de sa jeunesse, de l'écriture, du cinéma, de théâtre, de Mai 68, de l'affaire Christine Villemin... On s'amuse de sa vanité d'"enfant terrible de la littérature", on s'offusque, on applaudit. (Marianne Payot - L'Express, janvier 2013)

A la fin des années 1980, l'Italienne Leopoldina Pallotta della Torre s'entretient longuement avec l'auteur de " L'Amant ". Le livre paraît aujourd'hui en français...
Peu à peu, Marguerite Duras abandonne sa méfiance, et une complicité s'établit entre les deux femmes, au fil d'une quinzaine d'après-midi échelonnés sur plusieurs mois...
L'écrivain se montre souvent autoritaire, mais il suffit d'une évocation pour que sa jeunesse se réveille, que son sourire s'épanouisse. Au reste, la journaliste passe outre ses mouvements d'humeur. Elle la relance encore et encore. " Je l'ai poussée délicatement ", raconte Leopoldina Pallotta della Torre. Grâce à cette insistance, elle parvient à lui arracher non seulement des confessions sur son enfance, sa famille, mais aussi des réflexions sur la littérature, qui doit, forcément, dit-elle, être " scandaleuse ". Marguerite Duras relit les transcriptions réorganisées par thèmes. Elle ne modifiera quasiment rien au livre avant impression. " Elle était probablement surprise par elle-même. " C'est que, à la différence des journalistes s'attachant à un aspect précis de sa biographie ou de son oeuvre, Leopoldina Pallotta della Torre propose une synthèse balayant l'une et l'autre. (Macha Séry - Le Monde du 31 janvier 2013)

Avec Marguerite Duras, au moins on ne s'ennuyait pas. Elle disait parfois - souvent, prétendent ses détracteurs - des choses extravagantes ou absurdes, mais il y avait aussi dans ses propos des réflexions et des observations profondes, originales ou de bon sens, qui savaient piquer l'attention de ses auditeurs ou de ses lecteurs. Et puis sa singulière, sa durassienne manière de s'exprimer. Patrick Rambaud en a été l'irrésistible pasticheur. Il y avait le parler Duras comme il y avait le parler Malraux. Comment le retrouver quand il s'agit de remettre en français des entretiens publiés en langue italienne ? C'est ce à quoi s'est employé, avec succès, René de Ceccatty, traducteur de La Passion suspendue, suite de conversations échelonnées de 1987 à 1989 entre l'écrivain français et la journaliste italienne Leopoldina Pallotta della Torre. "Je l'écoutais, écrit-elle dans son introduction, se souvenir, réfléchir, se laisser aller, abandonner peu à peu sa méfiance naturelle : égocentrique, vaniteuse, obstinée, volubile. Et tout de même capable, à certains moments, de douceurs et d'élans, de timidités, de rires retenus ou éclatants." (Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 24 février 2013)

Sans fard, et pourtant, Duras, à son habitude, ne fait, ne dit, ne livre que ce qu'elle veut...
Face à Leopoldina Pallotta della Torre, elle évoque selon son bon vouloir ses thèmes fondateurs, l'enfance, sa famille, mais aussi bien sûr l'écriture et la littérature (étant rarement tendre avec ses pairs). Le livre passionne quand elle aborde la question de l'inspiration biographique de son oeuvre, évoquant la manière dont l'autobiographie s'intègre à la fiction, non dans sa réalité mais par le truchement de souvenirs, forcément subjectifs. (Sabine Audrerie - La Croix du 20 mars 2013)


Vendez cet article - Prix de rachat jusqu'à EUR 5,26
Vendez La passion suspendue : Entretiens avec Léopoldina Pallotta della Torre contre un chèque-cadeau d'une valeur pouvant aller jusqu'à EUR 5,26, que vous pourrez ensuite utiliser sur tout le site Amazon.fr. Les valeurs de rachat peuvent varier (voir les critères d'éligibilité des produits). En savoir plus sur notre programme de reprise Amazon Rachète.

Détails sur le produit

  • Broché: 187 pages
  • Editeur : Seuil (3 janvier 2013)
  • Collection : ROMAN FR.HC
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2021096394
  • ISBN-13: 978-2021096392
  • Dimensions du produit: 18,5 x 1,6 x 13 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (11 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 92.449 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
  • Table des matières complète
  •  Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?

Commentaires en ligne

4.2 étoiles sur 5

Commentaires client les plus utiles

1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Inga sur 18 octobre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Faut-il être un(e) inconditionnel(le) de Marguerite DURAS pour apprécier "La passion suspendue" ?

Pour ma part, j'avais hâte de lire ce livre pour mieux comprendre qui était Marguerite DURAS. Quelle déception !

Le début du livre nous apporte, effectivement, des éléments de vie, qui peuvent apporter une meilleure compréhension de l'impacte qu'ils ont eu sur certains de ses ouvrages.

Mais alors après... L'on part beaucoup plus, dans des discussions "d'ordre littéraire", faisant, très fréquemment, (pour ne pas dire constamment) la comparaison avec Marguerite Yourcenar.

Mon avis ne remet pas en cause l'oeuvre littéraire de Marguerite DURAS, mais je suis déçue par ce livre.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par silvestri sur 4 février 2013
Format: Broché Achat vérifié
Je suis une inconditionnelle de la femme et de l,auteure,j,attendais la parution de ce livre qui nous éclaire en plus avec impatience,merci
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par TUSQUES sur 19 mars 2014
Format: Broché Achat vérifié
J'ai tout aimé dans ce livre que je recommande aux fans de Marguerite Duras. J'ai commencé ce livre et je ne l'ai plus lâché.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Format: Broché Achat vérifié
belle illustration du personnage de marguerite duras...bien que connu bien souvent tu...vous pourrez vous faire une idée plus personnelle de la personne,certe talentueuse mais aussi au grand égo...bonne lecture
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Format: Broché Achat vérifié
Pour qui désire s'immiscer plus loin dans l'univers de Duras, cet entretien complice offre de nombreuses clés à la genèse des œuvres. Il est très bien mené et l'on en apprend autant sur la femme que sur l'écrivain. Je le recommande vivement à ceux qui souhaiteraient entrer dans un univers qu'ils ne connaissent pas encore
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Format: Broché Achat vérifié
J'ai lu avec beaucoup d'intéret les interviews de Marguerite Duras qui la font revivre avec beaucoup de réalisme et permettent de découvrir sans doute des aspects plus intimes de son caractère, mais cette forme de narration par interviews a pour mon goûr un style un peu trop journalistique. Je n'ai toutefois pas regretté de l'avoir lu.
Remarque sur ce commentaire Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
Merci pour votre commentaire. Si ce commentaire est inapproprié, dites-le nous.
Désolé, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer

Rechercher des articles similaires par rubrique


Commentaires

Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?