Dagognet propose rien moins qu'une nouvelle philosophie de la médecine: penser la peau, ou plutôt le derme, comme l'organe le plus important; quantitativement (ce qui est facile à démontrer) et qualitativement (ce qui l'est moisn). Il faut en finir avec les mythologies chrétiennes et platoniciennes du "sac de peau". La peau est en fait l'interface entre le vivant et son milieu. Voici donc une variante du "matérialisme rationnel" cher à Bachelard, dont Dagognet fut d'ailleurs l'élève. On apprend au passage une foule de choses, de la tannerie à l'acné juvénile, en passant par l'industrie du pachemin, les herpès et le Sida. Les rapports entre la peau et le psychisme sont traités un peu trop rapidement.