C'est tout à fait par hasard qu'un ami barcelonais m'a conseillé ce livre. Il m'a dit, connaissant ma sensibilité, ma répulsion envers la violence 'gratuite':"Ce n'est pas un livre pour toi !"
Évidemment, je savais qu'il le disait pour que je lise ce livre "La perfection du tir" de Mathias Énard...
J'ai beaucoup souffert, c'est vrai. Mais qui ne souffre pas en lisant Dostoïesky, Camus, Céline ou Djian, autre adepte de Dosto?
J'ai découvert un écrivain et, oh, miracle ! quelqu'un qui mieux que quiconque sait manier le point-virgule, chose assez rare chez les nouveaux romanciers.
D'autre part, j'ai trouvé dans "La perfection du tir", malgré la violence intrinsèque du thème et de l'écriture, une sensibilité et un respect du lecteur, ce qui n'est pas toujours le cas dernièrement.
Quant à la fin, dites-moi ce que vous en pensez...