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La peste à Breslau: Une enquête d'Eberhard Mock de la brigade des Moeurs [Broché]

Marek Krajewski , Margot Carlier , Maryla Laurent
2.5 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
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Descriptions du produit

Extrait

Breslau, jeudi 15 mai 1913, deux heures et quart

L'homme grimpait l'escalier métallique qui entourait la machinerie du château d'eau de l'Am Weidendammestrasse. Les roues de transmission tournaient avec un martèlement régulier, les ponts roulants grinçaient, les pompes et leurs mécanismes sifflaient. L'homme avait le souffle court. La progression circulaire et uniforme qu'il infligeait à son corps depuis qu'il avait mis le pied sur la première des marches en colimaçon lui donnait une vague nausée. Il serrait les doigts sur le grillage qui devait prévenir toute chute, suivie d'une mort certaine dans l'antre du monstre de fer qui exhalait de la vapeur et propulsait de l'eau pure dans les conduites de la ville. Le regard du visiteur glissait sur les noms de firmes inscrits en relief sur les machines luisantes d'huile. Pieffke, Woolf, Ruffer, Zoelly..., lisaient ses yeux fatigués.
L'homme finit par atteindre le faîte où se trouvait une petite tourelle en forme de maisonnette. Il fit alors une halte et respira lourdement. Le gardien de nuit, en uniforme et shako semblables à ceux des policiers, lui jeta un oeil indifférent avant de regarder ailleurs. Il ne réagit pas plus quand l'homme essoufflé ouvrit la fenêtre pour aller sur le toit pentu. Les semelles de ses chaussures de montagne dérapèrent dangereusement sur la tôle en cuivre. Un instant, il sembla perdre l'équilibre. Il agita les bras et l'un d'eux heurta l'encadrement de la fenêtre. Il s'y retint nerveusement, déploya le gros cordage enroulé sur son épaule pour l'attacher au chambranle par un noeud marin auquel il s'était exercé depuis une semaine. Il fit alors une pause et resta immobile un moment. Il était vêtu d'une veste bavaroise en grosse toile et d'un pantalon de facture similaire retenu par des chaussettes en laine qui lui remontaient jusqu'aux genoux. Il portait aussi un bonnet dont les deux rabats latéraux étaient fixés par un bouton au sommet de sa tête. De sa bouche desséchée par l'effort, il happait goulûment la brise nocturne.
Il admira le panorama de la ville. L'Oder serpentait devant lui, sombre et silencieuse, avec, ici ou là, le reflet scintillant d'une lumière. Sur la droite, l'Am Weidendammestrasse était toujours aussi festive avec ses jardins, ses pavillons en verre, ses petits théâtres de marionnettes et ses pistes pour vélocipédistes. La nuit était avancée, et cependant les lampadaires restaient allumés tandis que s'élevaient des airs de valses populaires.
L'homme enfila des gants en cuir fin avant de se tourner vers la maisonnette qui surmontait le château d'eau. Il recula doucement jusqu'au bord du toit. L'échelle de corde se déroulait, ses traverses claquaient sur les plaques en cuivre. À un mètre du bord de la toiture, l'homme s'arrêta. Une main serrée sur un échelon, il projeta de l'autre bras le reste du cordage dans le vide. Il écouta un moment. Aucun bruit de chute sur les pavés, sept étages plus bas, ne lui parvint. L'échelle était peut-être trop courte. Le son tant espéré avait peut-être été étouffé par les claquements des bouts de bois contre le mur du bâtiment ou par le tintement des vitres heurtées. L'homme frissonna de peur. «C'est voué à l'échec», songea-t-il en s'agenouillant à quelques centimètres de la gouttière. Il sentit sur lui le regard du gardien, aussi agrippa-t-il la traverse avec une force telle qu'il aurait pu en extraire la sève. Il se laissa glisser tout entier hors du toit. Le noeud qu'il avait dans la gorge l'empêchait de respirer. Il agitait les jambes à la recherche de l'échelle. Il colla très fort sa joue contre la gouttière. Le poids de son corps faillit lui arracher les avant-bras au niveau des coudes. Sa chaussure gauche trouva une aspérité du mur, la droite se posa sur une traverse. Il enroula le cordage autour de sa cuisse et de son mollet avec la tendresse qu'on témoigne d'ordinaire à une maîtresse. Il osa enfin se décoller. Ses mains descendirent de plusieurs échelons. Il se replia et se balança sous l'avant-toit. Il regarda en bas, à tort. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

Marek Krajewski est né en 1966 en Pologne. Maître de conférences à l'université de Wroclaw, il vit désormais de sa plume depuis 2007. La peste à Breslau est son deuxième roman à paraître dans la Série Noire, après Les fantômes de Breslau (2008).

Présentation de l'éditeur

Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Moeurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau...

Quatrième de couverture

Breslau, en Pologne, dans les années 1920. Dans un appartement bourgeois, deux prostituées sont retrouvées mortes, les dents de devant arrachées. On confie l'affaire à Eberhard Mock, sergent-chef à la brigade des Mœurs, pour qu'il mette la main sur l'auteur de cette effroyable mise en scène. Grâce à ses penchants prononcés pour la chair et l'alcool, aucun bordel, aucun cabaret, aucun proxénète ne lui sont inconnus. Touché par cette horreur, il s'acharne et fait jouer toutes ses relations pour mener l'enquête. Rien ne lui fait peur... Ni le respect de la hiérarchie, ni les interrogatoires musclés rondement menés en terrain hostile... Cependant, quand il s'avère que ce sont ses empreintes que l'on retrouve sur l'arme du crime, il ne s'agit plus pour Mock d'une simple investigation. Manipulation et corruption se mêlent au sang versé. Et s'il doit faire la lumière sur cette affaire, ce n'est plus seulement pour rétablir l'honneur des deux jeunes disparues, mais aussi pour sauver sa peau…

Biographie de l'auteur

Marek Krajewski est né en 1966 en Pologne. Maître de conférences à l'université de Wroclaw, où il enseignait le latin, il vit désormais de sa plume depuis 2007. La peste à Breslau est son deuxième roman à paraître dans la Série Noire, après Les fantômes de Breslau (2008).
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