Quelle est la source du mal ? Est-il quelque chose d''inné ? Est-il "naturel" ? Des questions qui nous tourmentent depuis l'aube de l'Humanité ou presque. Ce livre y répond, en analysant la genèse du mal sous son aspect macrosocial. Des études de cas comme celles de Robert Hare (Without Conscience), de Harvey Cleckley (The Mask of Sanity) et de Martha Stout (The Sociopath Next Door) montrent que la psychopathie, qui se caractérise par l'absence de conscience et d'empathie, donc par une immense facilité à commettre le mal, peut être d'origine génétique. Cette déviance affecterait 6% de la population mondiale.
Au contraire de ces ouvrages, qui se concentrent sur des cas individuels, Ponérologie Politique analyse le phénomène psychopathique à l'échelle de la société : comment des individus atteints de cette déviance arrivent à se regrouper pour former des associations ou infiltrer des mouvements déjà existants, et à les contaminer, les corrompre de l'intérieur.
De tels individus, n'ayant aucune conscience, sont prêts à commettre les pires actes pour obtenir ce qu'ils veulent. Et ce qu'il veulent le plus, c'est le pouvoir sur autrui. Ainsi donc, il est normal pour eux de viser les plus hautes sphères de la société et de les atteindre facilement, n'ayant aucun frein moral qui les retient dans leur désir d'ascension et de contrôle.
Quiconque regarde l'état du monde (et contemple l'Histoire) ne peut que rester perplexe devant les massacres commis, les guerres, et cette propension de la société à sombrer dans le chaos, malgré toute la volonté de faire le bien professée par les élites. Se pourrait-il que, justement, leur volonté ne soit PAS de faire le bien et d'améliorer la société ? Se pourrait-il que le bien-être de l'humanité ne sot PAS l'objectif de ceux qui nous gouvernent (et que nous avons élus pour améliorer les choses) ?
Ponérologie Politique lève tout doute qui persisterait encore sur le sujet. S'il n'y avait qu'un livre à lire en ces temps d'incertitude et de crise sociale, morale et financière, ce serait celui-là.