Ce livre est bien plus que cela. C'est un objet d'art qui mériterait presque d'être exposé dans son salon, sous verre si l'on avait pas si souvent envie de la feuilleter, de le parcourir du regard, de lire quelques lignes ou de contempler l'une des magnifiques photographies d'Henriette Grindat. Le format est généreux ; l'écriture à la mesure de l'esprit de ses auteur, ample. Les poèmes sont limpides comme l'eau de la fontaine de vaucluse jaillissant de sa source au printemps, fraiche et dynamique. Les photographies, en noir et blanc, sont lumineuses et sobres, loin de tout classicisme sur la Provence sans pour autant sombrer dans la recherche conceptuelle. Le postface de René Char est très intéressant, on découvre dans cet ouvrage une belle amitié (à compléter par les
Correspondance : 1946-1959) et une autre facette du Camus de "Combat".