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4,5 sur 5 étoiles
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le 13 août 2012
Une oeuvre très émouvante et remarquablement bien écrite. Tout au long du récit, on vibre comme si on était réellement aux côtés de l'auteur durant les différentes étapes de sa vie qu'il raconte avec sincérité, émotion, parfois aussi avec humour. C'est aussi l'occasion d'une belle réflexion sur l'amour maternel, sur le courage et la persévérance.
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le 12 juin 2002
Critique
La Promesse de l’aube, selon l’auteur lui-même, n’est pas vraiment une «autobiographie»: il s’agit plutôt, écrit par un homme qui a dépassé la quarantaine, d’un hommage à sa mère disparue vingt ans auparavant, et de l’accomplissement d’une très ancienne promesse. «Promesse», c’est d’abord lui, le petit Romain Kacew, qui l’avait été pour sa mère, à qui il devait assurer une complète revanche sur l’injustice de la vie. Et c’est avec une émotion sourde, mais aussi un humour parfois cruel que Gary décrit tout ce que cet amour exclusif, cette confiance sans bornes ont pu avoir d’étouffant. Les scènes les plus pathétiques, mais aussi les plus comiques, sont ainsi celles où le jeune garçon est successivement initié, sans succès, à tous les arts, avant de se rabattre sur la littérature, son dernier espoir; celles aussi où sa mère, étrangère, pauvre, déjà vieillie, brave les quolibets en lui promettant publiquement un sort de diplomate ou de héros militaire. Mais ce n’est pas sans drôlerie non plus que Gary désamorce à l’avance les réactions du lecteur moderne: il n’a jamais rêvé d’inceste, il n’est pas devenu homosexuel; la seule «faute» de sa mère, c’est de l’avoir condamné à la solitude en lui faisant vivre un amour absolu. Mais cet amour l’a aussi «condamné» à un destin exceptionnel: l’écrivain, le diplomate, sont nés de cette promesse, faite autrefois, de justifier le sacrifice de sa mère en démontrant l’«honorabilité» du monde. Par sa mort précoce, celle-ci a enlevé tout leur sens aux luttes futures de son fils; pourtant, à travers ce chant funèbre, à travers ce portrait pudique et douloureux, on comprend mieux l’humanisme qui fonde, malgré son amertume, l’œuvre de Gary: c’est encore une façon de remplir la «promesse», de rester fidèle à la confiance naïve de sa mère, de même qu’il lui mentait autrefois pour ne pas ternir une image glorieuse de la France, pays où l’injustice ne devait pas exister.
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le 19 février 2007
Mon livre préféré (ex-aequo avec La Découverte du Ciel, de Harry Mulisch), et d'après moi le plus beau livre d'amour jamais écrit. Une caricature de mère juive, racontée par son fils... Un fils qui n'en veut pas à sa mère de l'étouffer de cet amour, et qui n'est, à chaque acte d'amour de sa mère, qu'attendri et plus aimant. Un livre écrit avec la simplicité de l'enfant qui veut réussir à combler sa mère de fierté. Et l'un des rares livres où Romain Gary n'est pas encore cynique. Une pièce à part, dans sa bibliographie.
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le 22 juin 2014
Je voudrais écrire ce commentaire en réponse aux commentaires vides et inutiles publiés par les collégiens suite à la sélection de ce livre au programme de 3e. Un livre peut-être trop profond et personnel, noué de réflexions importantes sur la vie et l'amour, qui serait surement plus judicieux de faire lire à des classes de lycéens. Car quand on voit des commentaires tels que "ennuyant", "relation bizarre entre la mère et son fil", "style trop lourd et pas compréhensible", on se dit que la maturité attendra.
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La promesse de l'aube/Romain Gary
Romain Gary, né à Vilnius (Lithuanie) en 1914 de père inconnu, a été élevé par sa mère , une mère juive possessive et castratrice. C'est de cet amour exclusif et de ses conséquences qu'il est question dans cette autobiographie qui résonne comme un hymne et un dernier cri à l'amour d'une mère ; car cet immense amour maternel connaissait en retour une véritable vénération de la part du fils, un amour fou en vérité. Ce magnifique récit retrace notamment l'épique traversée de l'Europe que cette mère indomptable, aventureuse et inconsciente parfois, mais pauvre, va entamer avec son fils en bas âge pour fuir la Russie et gagner la France, le pays inconnu mais rêvé et aimé.. L'obsession de cette mère : que son fils fasse des études, devienne ambassadeur et écrivain français !! Rien que cela.
Etonnamment, Romain survivra à cette tutelle absolue et deviendra ce que sa mère avait voulu.
Ils arrivèrent en France en à Nice, en 1928. Et le jeune Romain se mit aux études aussitôt.
Puis il fit la guerre dans l'aviation, rejoignit De Gaulle et la France Libre, fut décoré Commandeur de la Légion d'Honneur, puis devint diplomate et écrivain. Prix Goncourt en 1956 avec « Les Racines du Ciel », puis une seconde fois, ce qui est unique , en 1975 avec « La vie devant soi » sous le pseudonyme d'Emile Ajar.
Dans un style magnifique, lyrique et vibrant, Romain Gary nous mène dans cette folle aventure que fut cette jeunesse tumultueuse puis studieuse.
Son amour de la France à l'instar de sa mère est sans borne : « Dans toute mon existence, je n'ai entendu que deux êtres parler de la France avec le même accent : ma mère et le général De Gaulle. »
Une très belle histoire vraie et émouvante d'un enfant qui idolâtra toute sa vie durant sa mère contre vents et marées.
A lire absolument.
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le 8 juin 2010
"Maman, je t'aime. Mon fils, je t'aime" pourrait être le résumé de ce livre.
Comment peut on si bien écrire, avec autant d'humour, de légèreté?
L'espoir d'une mère pour qui la "réussite" de son fils passe par tous les sacrifices.
Le destin d'un garçon qui n'en demandait pas tant.
Une période tourmentée et qui pourtant, sous sa plume, ne semble pas si tragique.
Un très bon moment à passer : je vous le recommande
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 25 septembre 2014
Cette fameuse formule de Kipling aurait pu être inventée par cette maman excentrique, insupportable et hors norme pour ce fils dévoué, lié irrémédiablement à sa mère et à ses rêves de grandeur pour lui. J'ai beaucoup aimé la vie incroyable menée par ce tandem de l'Est de l'Europe à la Riviera Niçoise ; l' amour indéfectible, le désir de faire plaisir l'un à l'autre, de ne pas se décevoir mutuellement et l'énergie commune déployée pour atteindre les objectifs fixés. Comme l'a fait remarquer un commentateur, cet amour fusionnel, et en apparence castrateur, n'a pas empêché l'auteur d'aimer les femmes. C'est très bien écrit sur un ton parfois léger et comique. Certaines situations sont vraiment très drôles, d'autres embarrassantes ou pathétiques. Mais toujours l'auteur rebondit, se ressaisit, dédramatise et continue tranquillement son récit. Cet optimisme indéfectible jure avec sa fin de vie dans la réalité.
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L'auto-fiction est à la mode. Nombreux sont ceux qui pensent que leur vie a été intéressante et peut servir à l'édification d'autrui. Résultat, on trouve de tout dans ce genre littéraire, et les ouvrages médiocres viennent obscurcir les étagères des libraires, occultant les oeuvres majeures comme celle-ci. La Promesse de l'aube est une mise en situation de l'enfance et de la jeunesse de celui qui ne s'appelait pas encore Romain Gary. Où est le vrai, où est le faux ? Peu importe, le plaisir réside dans la glissade à rebrousse-temps, subtile et convaincante, qui fait résonner en soi les souvenirs. Sont-ils liés à aux mots, à ce style inimitable et d'une infinie richesse qui est le propre de cet écrivain génial ? Certainement. Pour le lecteur du XXIème siècle, ce livre parle d'un temps révolu, et peut-être même de valeurs oubliées. On peut y retrouver des morceaux de soi-même, on peut aussi se sentir totalement dépaysé, il n'en reste pas moins que ce texte à la fois drôle et nostalgique a une force d'évocation peu commune et saura enthousiasmer le lecteur le moins convaincu.
Alors oui : il faut relire (ou lire) Romain Gary.
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le 31 mai 2015
Un roman national, autobiographique et d'apprentissage, pas écrit avec les pieds. Relatant son enfance entre la Pologne et Nice, sa participation plus ou moins héroïque à la deuxième guerre mondiale, Romain Gary déroule le fil conducteur de sa relation fusionnelle avec une mère sur-aimante, étouffante, vouant un culte aveugle à une France mythifiée et fantasmée, traçant le chemin de cet enfant unique afin qu'il s'en serve pour devenir un homme..., cette France et qui se fracassera si vite contre l'Allemagne. Fort bien écrit, drôle, caustique, c'est une vie à travers le même souffle de la tragédie de l'Histoire et l'amour maternelle, avec un final déchirant. Un chef d'œuvre.
22 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 décembre 2010
Estomaqué, voila mon sentiment une fois que j'ai terminée de lire ce roman. Rien de plus authentique qu'un rapport fils mere indestructible. La guerre, la pauvreté, surmontées par l'amour d'une mere vis à vis de son fils. Mais peut on encore parler d'amour? ne s'agit il pas d'une chose développée surrealiste qui par dela la mort pousse un homme vers les projets fantastiques de sa mère. Cet héritage incroyable, cette culture de l'exelence meme dans les situations difficiles, c'est ce que raconte finalement ce roman de romain Gary. 5 ans après, ce livre restera mon meilleure souvenir de lecture.
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