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le 3 juin 2012
Recueil d'articles portant sur des thèmes assez différents, ce livre présente néanmoins le mérite de livrer à chaque fois des analyses qui sortent du clivage droite/gauche (ou conservative/liberal pour nos amis américains).

J'ai personnellement été frappé par la pertinence des thèses que Lasch développe au sujet des espaces de sociabilité (ch. "La conversation et les arts de la cité") et au sujet de la religion (ch. "L'âme humaine sous le règne de la laicïté").

Lasch évoque ainsi l'importance des "lieux intermédiaires" (bars, snacks, cafés...) pour la formation de la vie civique et comment leur remplacement par des centres commerciaux conçus pour éviter la conversation (musique de fonds, absence de lieu de halte...) emporte des conséquences mortifères pour la société américaine.

Dans son chapitre sur la religion, Lasch fait justement remarquer que le doute existentiel n'est pas apparu au siècle des Lumières, mais qu'il a toujours existé même au sein de la chrétienté médiévale.

Il remet en cause l'analyse largement répandue selon laquelle le sentiment religieux serait une source d'"assurance intellectuelle et émotionnelle" et met en lumière le fait que ce sentiment incite les croyants à lutter contre leur orgueil et leurs présomptions.

A lire par tout un chacun pour réfléchir sur soi-même et sur sa place dans la société!
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Dans cet essai de 1995, C. Lasch analyse en profondeur l'élite et le peuple étasunien. Il est stupéfiant de se rendre compte à quel point ce qui est dit des élites d'outre-atlantique peut également être dit à propos de nos chers dirigeants ; dogmatisme, mépris de classe, conformisme idéologique, tout est là.

Après une première partie historique (l'origine du "nomadisme", le mouvement ouvrier étasunien, etc.), Lasch s'intéresse au communautarisme, au populisme, à la politique raciale à New York ; on a également (selon moi) la partie la plus intéressante de l'essai, qui concerne les "lieux de rencontres intermédiaires" que sont les cafés, les bars ou les snacks de quartier, qui permettent un brassage social et une formation civique, et qui ont bien sûr disparu pour faire place au "Mall", ces gigantesques centres commerciaux abrutissant de publicité et de "musique", et dans lesquels les gens ne font bien sûr que passer pour consommer, sans s'arrêter...

Un essai à lire ! A compléter par : La culture du narcissisme, ainsi que par tous les ouvrages de Dany-Robert Dufour ou de Jean-Claude Michéa, entre autres.

Bonne lecture !
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le 23 août 2013
Si la gauche française, élus et éditorialistes confondus, vous met souvent mal à l'aise sans que vous sachiez très bien pourquoi et sans que vous ayez le sentiment d'être un fieffé réactionnaire, ce livre est pour vous. Il n'est pas facile et demande un effort supplémentaire au lecteur français, parce qu'il faut transposer à notre pays des concepts américains (Par exemple, opposition entre les côtes ouest et est d'un côté et le centre des Etats-Unis de l'autre = paris/province en France). Le travail en vaut la peine parce que c'est tout simplement passionnant. Sans prétendre résumer les subtilités de Christopher Lasch, schématiquement, voilà le fond de sa pensée : il existe désormais dans les pays développés une classe d'élite (autoproclamée) qui a posé des dogmes : ouverture sur le monde, tolérance, métissage, primat de la culture, méritocratie. Des valeurs apparemment inattaquables, sauf à être identitaires, réac, FN, etc. Lasch essaye de démontrer (et à mon avis il y parvient), que ces dogmes sont des leurres. Et il attaque plutôt par la gauche. La méritocratie et l'ascenseur social ? Formidable, sauf que les mettre sur un piédestal revient à nier la richesse des cultures ouvrières, pourtant patente chez les mineurs, les dockers, les ébénistes, les joailliers, etc., en posant qu'il faut absolument que tous les éléments doués rejoignent la classe des travailleurs intellectuels... Le métissage ? Génial, sauf qu'il consiste souvent à avoir une bonne philippine et un ami intellectuel palestinien, ce qui revient, dans les deux cas, à ne rien métisser du tout. L'intellectuel palestinien a les mêmes référents culturels que vous, et vous ne savez en fait rien de la vie intérieure de la bonne. Se dessine ainsi au fil des pages l'image glaçante d'un "citoyen du monde" très à l'aise dans une zone duty-free ou parmi la foule si pittoresque de Bombay, mais plein de mépris pour la classe moyenne de son propre pays. Ou comment se comporter en parfait imbécile avec la conviction d'être l'avant-garde éclairée d'un monde plus ouvert, plus juste, plus tolérant...
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le 6 mai 2014
Lasch est un auteur central pour comprendre le fonctionnement de notre société. La lecture de cet ouvrage nous fait d'abord comprendre qu'il a inspiré de nombreux auteurs (dont le préfacier, Jean-Claude Michéa) et journalistes (je pense à Eric Zemmour qui reprend certaines de ces analyses).

Lasch explique pourquoi ces "élites" (qui ne se limitent pas aux dirigeants politiques) semblent déconnectées de la réalité et mépriser le citoyen ordinaire.
Bien que son analyse se concentre sur l'histoire américaine et que le vocabulaire employé est celui de la philosophie politique américaine - attention aux sens des mots "libéral", "communautaristes", "populistes"... - des parallèles se tissent facilement avec la situation européenne et française.

Lasch aborde différents thèmes afin d'illustrer sa thèse centrale (résumée dans le titre): le rôle des médias, l'idéologie des universités (le "gauchisme"), le creusement des inégalités, le rapport à la religion, les théories de la démocratie ...

Léger bémol: la dernière partie du livre est plus orientée sur la spiritualité du monde moderne, avec une approche psychanalysante. Pour les novices - dont je fais partie - en psychanalyse, certains passages sont flous, ou en tout cas beaucoup moins percutants que les chapitres précédents.
De plus, si son analyse critique des phénomènes contemporains est très souvent remarquable, les solutions qu'il propose paraissent parfois relativement irréalisable ou trop marquée idéologiquement.
A noter également que Lasch ne conclut pas vraiment son ouvrage, se contentant de terminer par un dernier chapitre sur la religion.

Un essai que je recommande chaudement toutefois; à lire en gardant à l'esprit - pour éviter toute confusion - l'idée que Lasch est un auteur américain, avec une culture politique américaine.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 9 septembre 2015
"Dans une société où tout s'achète et tout se vend, il n'y a plus de place pour la démocratie, car même les représentants du peuple ont un prix..."

Ce dernier ouvrage écrit par Christopher Lasch, avant sa disparition en 1994, n'a pas pris une ride; il est même devenu d'une brûlante actualité, faisant de son auteur l'un des penseurs essentiels de notre temps. Dans sa présentation du livre, Jean Claude Michéa résume de manière parfaite la pensée du sociologue américain :

Extraits : "Il fut un temps où ce qui était supposé menacer l'ordre social et les traditions civilisatrices de la culture occidentale, c'était la révolte des masses. De nos jours, cependant, il semble bien que la principale menace provienne non des masses, mais de ceux qui sont au sommet de la hierarchie.

Profondément enracinés dans l'économie planétaire et ses technologies sophistiquées, culturellement libérales, c'est à dire "modernes", "ouvertes", voire "de gauche",les nouvelles élites du capitalisme avancé - celles qui contrôlent le flux international de l'argent et de l'information - manifestent en effet, à mesure que leur pouvoir s'accroit et se mondialise, un mépris grandissant pour les valeurs et les vertus qui fondaient autrefois l'idéal démocratique. Enclavés dans leurs multiples réseaux au sein desquels elles nomadisent perpétuellement, elles vivent leur enfermement dans le monde humainement rétréci de l'économie comme une noble aventure cosmopolite, alors que chaque jour devient plus manifeste leur incapacité dramatique à comprendre ceux qui ne leur ressemblent pas : en premier lieu les gens ordinaires de leur propre pays.

Dans ce livre testament, Christopher Lasch a tenu à placer sa critiques des nouvelles élites du capitalisme avancé sous le signe du "populisme", c'est à dire conformément au sens historique du mot, d'un combat radical pour la liberté et l'égalité mené au nom des vertus populaires. On sait à quel point, depuis quelques années, les médias officielles travaillent méthodiquement à effacer le sens originel du mot, à seul fin de pouvoir dénoncer comme "fasciste" ou "moralisateur", tout les efforts des simples gens pour maintenir une civilité démocratique minimale et s'opposer à l'emprise croissante des "experts" sur l'organisation de leur vie . Autant dire que beaucoup, parmi ceux que le système a préposés à la défense médiatique de ses nuisances, s'empresseront de faire courir le bruit que ce livre est réactionnaire. Il n'est cependant pas interdit d'espérer que le lecteur intelligent puisse encore se faire une opinion par lui-même."

La pensée de Christopher Lasch se situe en fait dans la droite ligne de celle d'un George Orwell dont elle reprend beaucoup des attributs de sa "common decency".
2525 commentaires|4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 30 janvier 2014
Ouvrage clair et indispensable pour comprendre les idées et les idéologies, à l'oeuvre dans le monde actuel. L'auteur explqiue très bien comment et pourquoi les "élites" se sont "émancipées" du peuple.
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le 17 mai 2014
Livre éclairant entre le fossé béant entre les élites qui mènent le monde et le peuple.
Livre pessimiste et inquiétant sur un société fragmentée, en déliquescence où les élites tirent leur épingle du jeu.
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le 11 octobre 2013
Juste parfait ... Ça fait 2 fois que je le lis et j'en fais mon livre - type pour la pensée politique
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le 5 mars 2013
Comment tirer toute la couverture vers soi, en dix leçons. Bienvenu dans ce monde que Jiddu Krishnamurti (philosophe et sage indien) qualifiait, à la fin de sa vie en 1986, de répugnant. A lire pour sa culture personnelle.
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le 3 décembre 2013
Les déchaînements grotesques des adeptes de la discrimination raciale auxquels nous assistons atterrés sont prédigérés dans le livre de Christopher Lasch: il s'agit avant tout de masquer les inégalités de classe sociale et d'enterrer la lutte des classes. D'ailleurs rien de plus raciste que la discrimination dite positive; le modèle du populisme que figure le grand Martin Luther King aurait eu la nausée devant ces hypocrisies qui visent à empêcher les minorités de sortir de leur condition en leur faisant miroiter le salut par l'accès à des fonctions soi-disant nobles parce qu'occupées par les dominants. Les faux bons sentiments sont un fond de commerce inauguré aux EUA, nos propagandistes de la gauche caviar néo-conservatrice ne sont que de pâles copies de certains groupes New-Yorkais.
Un livre que doivent lire tous les vrais républicains: un régal tellement la situation actuelle est la caricature des précieuses ridicules en révolte contre le peuple. Le pire racisme est l'indifférence: nos médias et nos politicards y excellent!
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