| ||||||||||||||||||
Paru en 1957, La Reine des pommes, Grand Prix de littérature policière, est une farce féroce qui inaugure la série de romans où interviennent Fossoyeur Jones et Ed Cercueil Johnson. Ces deux célèbres inspecteurs noirs sont chargés de faire respecter la loi dans le ghetto de Harlem, à New York. Dans ce premier volet, Chester Himes décrit cet univers impitoyable et loufoque à travers le regard d'un amoureux crédule qui parvient à esquiver les pires dangers et à triompher avec humour dans un monde où règnent escroqueries et faux-semblants. --Claude Mesplède
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
LA QUALITE RESTE,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La reine des pommes (Poche)
J'ai lu "La reine des pommes" au début des années 70 dans une réedition de la Série Noire (Carré Noir, je crois). Peu de temps avant, ce roman de Chester Himes avait fait l'objet d'une adapation BD dans Hara-Kiri. C'est dire si Himes était considéré comme un des maîtres du Polar (pas américain, pas français, pas indien, pas ethnico-ethnologique ou historique), du Polar tout court.Je viens de le relire. Himes est toujours un des maitres du Polar. On est moins surpris par le "pittoresque" de Harlem. Ce monde de misère d'entassement et d'injustice nous est désormais bien connu. Déshabillé de cet emballage (qui faisait un des intérêts du bouquin à l'époque), "La reine des pommes" est un polar violent, sanglant, agressif où tout le monde court après l'agent, le sexe et la fortune vite et mal gagnée. Cette histoire d'escrocs /alchimistes du dollar ("comment fabriquer des billets de 100 dollars avec des billets de 10) fonctionne sans problème. Le couple Jackson/Imabelle fait merveille. Pas de temps mort, pas d'explications, que de l'action.Avec en prime, les légendaires "hard boiled cops" Ed Cercueil et Fossoyeur Jones. Himes était un grand, la preuve en est. Et pour ceux que ça intéresse, il y a le DVD "Rage in Harlem", adaptation réussie avec Forrest Wittaker et la bombe Robin Givens. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un corbillard noir lancé à vive allure dans le marché de Harlem...,
Par Nastasia Buergo (c'est fini) "découragée par ... (désormais sur www.babelio.com/monprofil.php?id_user=46049) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La reine des pommes (Poche)
Laissez-moi d'abord vous parler des personnages de ce roman qui sont tellement attachants qu'on a peine à les voir malmenés. Jackson, un rondouillard un brin trop crédule, bonne pâte, mais un peu trop maladroit pour se frotter aux caïds de Harlem. Son frère (jumeau dans l'histoire mais tellement différent de caractère qu'il ne peut être que faux jumeau), Goldy, qui passe ses journées déguisé en mère de charité à vendre des billets pour le ciel, indic à ses heures perdues, plutôt malin et déluré, Imabelle, beaucoup trop belle et maligne pour être simplement la poule de Jackson, deux inspecteurs, aimables comme des fils de fer barbelés, versions noires de L'inspecteur Harry, canardeurs patibulaires et mal embouchés, pasteur à mourir de rire, croque-mort radin, voyous toujours prêts à trancher des gorges, maquerelles travesties, bref, les ingrédients pour un bon petit cocktail explosif. Chester Himes nous fait vivre le Harlem des années 1950 à fond de train dans un style parfois proche du burlesque mais toujours suffisamment fort et juste pour nous faire sentir tant la violence que la misère et la condition noire de ce New-York là. Vous ne vous ennuierez pas une seconde, la description très cinématographique et la construction temporelle de la seconde partie peut faire penser et/ou avoir inspiré des films plus récents comme Jackie Brown de Quentin Tarantino. Bien sûr, il faut un peu aimer ce genre d'intrigues, mais ce n'est pas une littérature spécifiquement dévolue aux inconditionnels du roman noir ou policier (peut-être même que les aficionados du polar trouveront à redire avec tel bouquin plus ceci, tel auteur plus cela, mais il demeure un bon roman, haletant et très agréable à lire).
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Micmac dans Harlem,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : La reine des pommes (Poche)
Jackson, compagnon d'Imabelle, se trouve impliqué malgré lui dans un trafic de fausse monnaie. Slim, le mari d'Imabelle, Jodie et Hank sont à l'origine de ces agissements, leur but étant de s'enrichir, et pour ce faire, de plumer Jackson. Mais lors de l'opération qui doit changer les coupures de dix dollars en billets de cent, le réchaud explose et la fortune de Jackson part en fumée, à cause de la négligence de Hank. Un bref instant après, un officier de police fait irruption et menace de tirer sur le premier qui bouge... Dans ce roman à l'intrigue rocambolesque, Chester Himes fait évoluer ses personnages dans un Harlem complice du « bizness » délictueux et criminel qui se trame dans le moindre recoin, impasse des bonnes moeurs, univers des desperados irréductible aux lois des blancs. Le style de Himes, imprégné d'humour grinçant et de réalisme, traduit avec virtuosité les péripéties auxquelles demeurent confrontés assaillants malfrats, victimes et défenseurs de l'ordre et parvient à leur donner la forme d'un imbroglio ponctué de loin en loin par la voix du blues qui au dénouement éclaire le lecteur et rend justice en faveur de l'aimable naïveté - « Tu cours, négro, tu les agites, / Mais la police, elle va bien plus vite ! »... « Si les coups durs, c'était du fric, / Y a longtemps que je s'rais millionnaire. »
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|