1948. Raoul Walsh, réalisateur aux multiples genres, grand dans certains westerns tels que
La Charge fantastique avec Errol Flynn (vie romancée de colonel Custer),
La Piste des géants avec John Wayne,
Les Implacables avec Clark Gable, critique dans "La Rivière d'Argent" l'un des mythes fondateurs de la nation américaine - dont le genre western aime à exalter l'essence ; celui de l'expansion sans limite. Mythe fondateur que celui de la conquête de territoires vierges par les valeureux pionniers, les limites sont cependant bien réelles dès lors que cette conquête se réalise sans foi ni loi, avec ou non l'assentiment de la communauté qui est aisément manipulable.
Cette même critique se retrouvera chez Budd Boetticher dans son très bon western
Le Traître du Texas avec Robert Ryan en 1952.
Synopsis : "Renvoyé malgré lui pour avoir volontairement brûlé 1 million de dollars que les Sudistes s'apprêtaient à récupérer, un capitaine des Confédérés se rend dans le Nevada et se lance dans les affaires. En dépit de toute morale, et débarrassé du la moindre mansuétude, il fait rapidement fortune en diversifiant ses activités dans la banque, les mines d'argent et les machines à sou. Mais sera-t-il prêt à payer le prix pour conquérir le coeur de celle qu'il aime ?"
Ici à nouveau, comme dans les bons westerns, le rôle féminin a du sens et est bien interprété par Ann Sheridan, qui, comme Errol Flynn, sont des habitués de Raoul Walsh.